jâavais pas entendu parler de LĂ©onie depuis le lycĂ©e. Et elle mâa contactĂ©e pour me raconter ses grossesses en chuchotant depuis la Turquie oĂč elle vit, pour pas rĂ©veiller ses bĂ©bĂ©s. son tĂ©moignage est super doux bien que ce quâelle raconte ça swingue un peu, entre ce quâelle imaginait, ce quâelle a vĂ©cu, et ses jumeaux de trois ans et demi dont elle a rĂȘvĂ© et qui sont arrivĂ©s aprĂšs⊠longtemps et bcp dâaventures et de rĂ©vĂ©lations.
Merci à elle pour la confiance ! et big up au lycée Jean Mermoz, desamianté depuis notre départ
MĂ©lanie gosse est psychanalyste, elle rĂ©dige une thĂšse dans laquelle elle propose une rĂ©flexion sur la maniĂšre dont les familles mineures (queer, homoparentales, monoparentales) remettent en perspective la mĂ©thodologie de la psychanalyse. Dans ce travail de recherche, dont le titre provisoire est "Confronter Oedipe ou dĂ©faire la famille, pour des familles mineures et des analystes minoritaires", elle se penche sur la capacitĂ© de ces familles "dĂ©viantes" (dans le sens pas dans la norme) Ă remettre la psychanalyse en question.Â
â> Pour celleux que ça chauffe d'aller plus loin : en psychanalyse, il y a deux principes :Â
1/ c'est l'analysant (le patient) qui décide quel genre de transfert il va faire sur son analyste (le-a psy)
2/ la base de travail des analysants c'est Oedipe : gnagna Oedipe, gnagnagna le complexe d'Oedipe.Â
Sauf que si, comme MĂ©lanie Gosse, vous admettez qu'un-e analysant n'est pas (forcĂ©ment) (que) rĂ©gi par un schĂ©ma oedipien, alors vous acceptez d'accompagner son dĂ©sir (la raison pour laquelle iel est dans le fauteuil), sa question (ce qui le-a turlupine et l'a menĂ© jusqu'Ă dans le fauteuil) et son transfert (ce qu'iel doit dĂ©passer en prenant le-a psy comme tĂ©moin) en partant de lâinconnu, du « x », et câest ce X qui crĂ©e des analystes minoritaires, qui ont voix au chapitre dans sa thĂšse, quâelle leur consacre.Â
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