[Dans l'impasse] Pendant tout l'été, notre chroniqueur sonore Pascal Messaoudi s'en va à la rencontre de celles et ceux qui vivent dans une impasse. Des Chartreux à l'Estaque, de Bonneveine à la Madrague, le voilà en quête de la vie qui se cache dans les venelles de Marseille.
La voie a beau être sans issue, Marie-Jo continue de l'appeler "la traverse". Peut-être parce que quand elle y a débarqué, voilà 75 ans, son immeuble donnait sur une ferme et qu'"on voyait la chaîne de l'Étoile". Désormais, sa vue est barrée par une grande copropriété, et on devine, en filigrane des propos de Marie-Jo, que l'impasse Bonnardel, dans le 4ᵉ arrondissement, est comme séparée en deux.
Mais, côté pair, "on s'entend tous très bien, c'est un peu un petit village". Loin du brouhaha de la circulation, la verdure environnante et le bruit des cigales font du lieu un "îlot de tranquillité en ville", comme le décrit Gaël, le petit-fils du doyen de "la traverse". Et comme a pu le constater Pascal Messaoudi, qui y a posé son micro pour ce cinquième épisode de sa chronique sonore.
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