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Christine SOURGINS, historienne de l’art. Auteur de Anatomie de la beauté (Boleine)
Pourquoi des millions de gens vont-ils à Notre-Dame ? Parce que c’est beau. L’un des traits de notre temps est-il de devoir aller chercher la beauté dans le passé ? Depuis un demi-siècle, un travail de déconstruction l’a rendue infréquentable, impensable, comme si elle relevait du dogmatisme et de l’oppression, alors que, paradoxalement, ceux qui la combattent la jugent indéfinissable et, à tout le moins, relative. On se réjouit des progrès de la médecine, de la rapidité des transports ou de l’autosuffisance alimentaire. On pleure l’absence de beauté qui s’étale partout, de l’architecture à l’ameublement et au vêtement. Le caractère le plus stupéfiant de notre époque, c’est la distorsion entre les moyens dont on dispose et les fins auxquelles on aboutit. En 2007, Christine Sourgins reçut le prix de l’humanisme chrétien pour Les mirages de l’art contemporain (La table ronde). Depuis l’incendie de Notre-Dame, elle mène une réflexion sur la beauté qui fera l’objet de cinq livres aux éditions Boleine. Les deux premiers déjà parus s’intitulent Anatomie de la beauté et Géographie de la beauté. Le premier vise à restaurer les « murs porteurs » de la beauté. Le beau, c’est l’infini rendu sensible dans le fini, selon la formule de Friedrich Schiller. L’Église ne peut rester indifférente à cette notion qui amène l’homme et l’âme à s’élever.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Louis DaufresneChristine SOURGINS, historienne de l’art. Auteur de Anatomie de la beauté (Boleine)
Pourquoi des millions de gens vont-ils à Notre-Dame ? Parce que c’est beau. L’un des traits de notre temps est-il de devoir aller chercher la beauté dans le passé ? Depuis un demi-siècle, un travail de déconstruction l’a rendue infréquentable, impensable, comme si elle relevait du dogmatisme et de l’oppression, alors que, paradoxalement, ceux qui la combattent la jugent indéfinissable et, à tout le moins, relative. On se réjouit des progrès de la médecine, de la rapidité des transports ou de l’autosuffisance alimentaire. On pleure l’absence de beauté qui s’étale partout, de l’architecture à l’ameublement et au vêtement. Le caractère le plus stupéfiant de notre époque, c’est la distorsion entre les moyens dont on dispose et les fins auxquelles on aboutit. En 2007, Christine Sourgins reçut le prix de l’humanisme chrétien pour Les mirages de l’art contemporain (La table ronde). Depuis l’incendie de Notre-Dame, elle mène une réflexion sur la beauté qui fera l’objet de cinq livres aux éditions Boleine. Les deux premiers déjà parus s’intitulent Anatomie de la beauté et Géographie de la beauté. Le premier vise à restaurer les « murs porteurs » de la beauté. Le beau, c’est l’infini rendu sensible dans le fini, selon la formule de Friedrich Schiller. L’Église ne peut rester indifférente à cette notion qui amène l’homme et l’âme à s’élever.
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