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Plus de 300 millions d’africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable.
Pourtant, si le paysage reste aride vu du ciel, le sous sol, lui regorge d’eau. Dix-sept grands fleuves irriguent le continent auxquels s’ajoutent une centaine de grands lacs, sans oublier de considérables nappes phréatiques.
Ce sont ces grandes réserves souterraines qui viennent d’être mises à jour par des hydrogéologues du British Geological Survey et de l’University College de Londres dans la revue Environmental Research Letters.
L’évaluation des scientifiques s’appuie sur une compilation de cartes et de mesures hydrographiques et géologiques. Si, selon les chercheurs eux-mêmes, les résultats de cette étude comportent une marge d’erreur importante, il n’en reste pas moins que le réservoir d’eau souterraine équivaut à plus de 100 fois le volume d’eau de pluie annuelle et 20 fois la réserve en eau douce des lacs africains.
La répartition des ces réserves est assez inégale. Et ce n’est étrangement pas dans les pays les plus arides que ces eaux sont le moins présentes. La plus grande partie de ces ressources dort sous la Libye, l’Algérie, le Soudan, l’Egypte et le Tchad. A l’inverse, la région des Grands Lacs, au climat tropical, est plutôt pauvres en aquifères.
Des réserves en quantité ne signifient toutefois pas que la résolution de la sécheresse est à portée de main. Ce n’est pas demain encore que l’on va pouvoir irriguer des surfaces nouvelles ou apporter de l’eau potable dans chaque village.
Quand les réserves sont quelques mètres sous le sol, elles sont faciles à capter. Les ingénieurs peuvent aisément leur fixer un débit limité et les rendre accessibles aux populations. Mais elles sont souvent plus soumises aux pollutions liées à l’activité humaine.
Plus en profondeur, les aquifères sont plus protégées des atteintes à leur intégrité. Mais il faut mobiliser des infrastructures lourdes et couteuses pour parvenir à les mettre à disposition. Il faut aussi veiller à ce qu’ils ne soient pas souillés par des éléments chimiques toxiques tels que l’arsenic ou le fluor.
Enfin, si les nappes fossiles restent importantes, elles ne sont que très difficilement renouvelables. Et une extraction pour une exploitation commerciale à haut débit reste limitée, à moins d’épuiser prématurément ces ressources, comme l’a fait la Libye dans les années 90, avec un projet qui est en train d’assécher la plus importante nappe phréatique du continent
Si les chercheurs britanniques appellent à la prudence face à la lecture de leur étude, ils estiment toutefois qu’il y a assez d’eau pour développer, dans les zones rurales, des petits puits nécessaires aux cultures. L’installation de pompes à faible débit y serait suffisante, en principe, pour amorcer la lutte contre le changement climatique et ses effets dévastateurs.
By Eau – Fréquence TerrePlus de 300 millions d’africains n’ont toujours pas accès à l’eau potable.
Pourtant, si le paysage reste aride vu du ciel, le sous sol, lui regorge d’eau. Dix-sept grands fleuves irriguent le continent auxquels s’ajoutent une centaine de grands lacs, sans oublier de considérables nappes phréatiques.
Ce sont ces grandes réserves souterraines qui viennent d’être mises à jour par des hydrogéologues du British Geological Survey et de l’University College de Londres dans la revue Environmental Research Letters.
L’évaluation des scientifiques s’appuie sur une compilation de cartes et de mesures hydrographiques et géologiques. Si, selon les chercheurs eux-mêmes, les résultats de cette étude comportent une marge d’erreur importante, il n’en reste pas moins que le réservoir d’eau souterraine équivaut à plus de 100 fois le volume d’eau de pluie annuelle et 20 fois la réserve en eau douce des lacs africains.
La répartition des ces réserves est assez inégale. Et ce n’est étrangement pas dans les pays les plus arides que ces eaux sont le moins présentes. La plus grande partie de ces ressources dort sous la Libye, l’Algérie, le Soudan, l’Egypte et le Tchad. A l’inverse, la région des Grands Lacs, au climat tropical, est plutôt pauvres en aquifères.
Des réserves en quantité ne signifient toutefois pas que la résolution de la sécheresse est à portée de main. Ce n’est pas demain encore que l’on va pouvoir irriguer des surfaces nouvelles ou apporter de l’eau potable dans chaque village.
Quand les réserves sont quelques mètres sous le sol, elles sont faciles à capter. Les ingénieurs peuvent aisément leur fixer un débit limité et les rendre accessibles aux populations. Mais elles sont souvent plus soumises aux pollutions liées à l’activité humaine.
Plus en profondeur, les aquifères sont plus protégées des atteintes à leur intégrité. Mais il faut mobiliser des infrastructures lourdes et couteuses pour parvenir à les mettre à disposition. Il faut aussi veiller à ce qu’ils ne soient pas souillés par des éléments chimiques toxiques tels que l’arsenic ou le fluor.
Enfin, si les nappes fossiles restent importantes, elles ne sont que très difficilement renouvelables. Et une extraction pour une exploitation commerciale à haut débit reste limitée, à moins d’épuiser prématurément ces ressources, comme l’a fait la Libye dans les années 90, avec un projet qui est en train d’assécher la plus importante nappe phréatique du continent
Si les chercheurs britanniques appellent à la prudence face à la lecture de leur étude, ils estiment toutefois qu’il y a assez d’eau pour développer, dans les zones rurales, des petits puits nécessaires aux cultures. L’installation de pompes à faible débit y serait suffisante, en principe, pour amorcer la lutte contre le changement climatique et ses effets dévastateurs.

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