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Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui je vous propose un nouveau podcast et pas des moindres : il s’agit en effet d’une interview de Béatrice Lhuillier, facilitatrice graphique reconnue et formatrice à succès. Elle a formé plusieurs centaines de personnes au sketchnoting. Elle en a touché des milliers d’autres en organisant l’année dernière un premier sommet online de la pensée visuelle. Et elle organise cette année l’International Sketchnote Camp. Et oui : elle partage avec vous ses astuces, ses convictions, ses projets et ses conseils pour débloquer votre capacité à gribouiller ! 😀 (Durée d’écoute : 45 min. 53s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 25 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Etienne Appert : https://www.etienneappert.fr/ Olivier Richard : https://www.simpleslide.com/blog/ Le livre Graphic Recording : Le livre Sketchnote Time, de Béatrice ! 🙂 Le site internet Sketchnotes : Facile ! de Béatrice : http://www.sketchnotes-facile.com/ Le lien pour réserver vos place à l’International Sketchnote Camp ! https://www.eventbrite.fr/e/international-sketchnote-camp-2019-isc19fr-tickets-53995589261 🙂 Le lien pour rejoindre le groupe Facebook Passion Sketchnotes : https://www.facebook.com/groups/passionsketchnotes/?ref=bookmarks Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Transcription texte de cette interview de Béatrice Lhuillier : Béatrice Lhuillier : Bonjour à tous ! Les Joyeux Gribouilleurs : Merci d’avoir accepté cette interview Béatrice. Alors, une question simple aujourd’hui pour commencer : Qui es-tu ? Béatrice Lhuillier : Je suis Béatrice Lhuillier, je suis à l’initiative d’un site qui s’appelle Sketchnotes facile. Je suis facilitatrice graphique. J’interviens dans des groupes pour les aider à accoucher de leurs idées en utilisant le visuel. Donc je vais utiliser différentes astuces, différents outils, pour leur permettre de mettre au jour leurs idées sur des projets, etc. Je peux aussi être amenée à utiliser la pensée visuelle dans plein de domaines différents, mais on y reviendra un peu plus tard dans l’interview. Les Joyeux Gribouilleurs : Donc c’est ton métier aujourd’hui, tu te définis comme une facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Tout à fait. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment devient-on facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Je ne sais pas s’il y a un parcours type. De tous les facilitateurs graphiques que je connais, parce qu’il y en a de plus en plus, je crois qu’il n’y a pas un parcours et c’est ce qui est sympa. Il y a des gens qui vont venir du dessin par exemple, qui ont un coup de crayon à la base et qui vont se former à l’animation de groupe, se former au scribing, ce qui est la retranscription en temps réel d’un événement mêlant des éléments visuels et textuels. Donc il y a des gens qui viennent de l’univers du dessin, mais il y a aussi des gens qui à un moment donné se rendent comptent de l’intérêt et du poids de la pensée visuelle pour mieux former, pour mieux communiquer, pour mieux transmettre tout simplement une information, pour mieux travailler, pour mieux mémoriser, et qui vont s’intéresser à ces pratiques là et vont se former soit avec moi, soit avec d’autres. Moi je suis tombée un peu par hasard là-dedans. En constatant de mon côté des problèmes de mémorisation, je me suis rendu compte que la pensée visuelle m’aidait à mieux mémoriser, et que la pensée visuelle avait d’autres atouts, comme je viens de le dire, comme mieux communiquer, mieux former, mieux enseigner, mieux mémoriser, etc. On constate qu’il y a vraiment de tout, c’est ça qui est extraordinaire dans cette communauté-là, il y a des gens qui sont salariés, des gens qui sont freelance, il y a des fonctionnaires, des profs, des mamans, des papas, des managers, des chefs d’entreprises, il y a vraiment tout ce qu’on veut. Ce qu’on constate c’est que ça intéresse tout le monde parce que c’est efficace et parce que c’est fun ! Les Joyeux Gribouilleurs : Et bien en tout cas, tu es bien une preuve vivante qu’on peut se lancer dans la facilitation graphique sans savoir dessiner au départ 🙂 Béatrice Lhuillier : Absolument. J’ai pris mon premier cours de dessin en 2017 et ça faisait plusieurs années que j’œuvrais dans le sketchnoting. En fait ça ne m’a pas empêché de sketchnoter, de ne pas savoir dessiner à la base. Effectivement, on va entraîner son trait quand on cherche à sketchnoter ou à scriber, on va chercher à savoir représenter des objets etc., mais on sait qu’avec des traits très simples on peut représenter des choses parfois très complexes. Après, quand on a le souci du beau, quand on veut représenter très fidèlement un objet, alors c’est intéressant de savoir dessiner. Moi je m’entraîne un peu tous les jours, je sens bien que mon trait s’améliore, mais ça ne m’a pas empêché de sketchnoter pour autant. Il y a vraiment deux écoles là-dessus. Quand on préparait cette interview tu me parlais du livre d’Etienne Appert, lui c’est vrai qu’il vient du dessin, il a un coup de crayon extraordinaire, tu feras peut-être référence à son ouvrage sous cette interview… Les Joyeux Gribouilleurs : Oui, je le mettrai en référence effectivement… Béatrice Lhuillier : Il est illustrateur, dessinateur, etc. On peut aller sur cette voie-là, si ça nous plaît et c’est tant mieux, et c’est mon cas, ça me botte bien d’améliorer ma façon de dessiner. Mais tous les gens que je vois en formation avec moi me disent souvent : « je vous préviens, je ne sais pas dessiner et j’écris comme un médecin ». Je leur dis que ce n’est pas grave. Et à la fin de la journée, force est de constater qu’ils se sont très bien débrouillés à sketchnoter, même si ce ne sont pas des as du dessin. Finalement, avec peu de choses on s’en sort très très bien. Les Joyeux Gribouilleurs : J’ai un peu tendance à dire que le sketchnoting et les petits dessins c’est un peu comme apprendre à écrire finalement. Béatrice Lhuillier : Oui, c’est ça. Les Joyeux Gribouilleurs : C’est une nouvelle langue avec de nouvelles lettres. Et comme quand on est petit, on n’arrive pas bien à faire au début, c’est pas très beau, et finalement au fur et à mesure qu’on pratique, c’est plus facile et on associe le geste du poignet à ce qu’on peut entendre pour en faire des dessins. Et comme pour apprendre à écrire : il ne faut pas s’attendre à savoir le faire en deux heures. Au début c’est normal si on n’est pas très sûr de soi mais ça s’améliore au fur et à mesure. Béatrice Lhuillier : Oui oui c’est ça, et puis il y a des dessins qu’on va faire une fois, deux fois, trois fois, et évidemment la troisième fois il est plus réussi que le premier. Ce que je conseille aux gens qui sont en formation avec moi, c’est d’avoir toujours un petit carnet avec eux. Ainsi quand on tombe sur une icône qui nous plaît bien on la dessine et on va enrichir ainsi son vocabulaire graphique. On sera au fur et à mesure plus à même de représenter un mot ou autre grâce à un dessin qui sera très simple. La plupart du temps on n’a pas besoin de choses extrêmement compliquées. Je pense que c’est une pratique qui est ouverte à tous. D’ailleurs, moi ça fait partie de mon credo. J’ai encore reçu un message ce matin d’une personne qui m’a dit : « Dorénavant, quand je suis en réunion, je suis en capacité de faire des petits dessins pour faire comprendre des concepts. C’est grâce à toi et je t’en remercie ». Quand je reçois des textos comme ça, c’est la fête, ça veut dire que j’ai débloqué quelque chose. Je me vois vraiment comme une débloqueuse. Je sais par expérience que tout le monde en est capable. Mon rôle c’est de débloquer et de permettre à tout un chacun d’accéder à cette partie de soi qui consiste à représenter avec des petits dessins, des petites choses, parfois des éléments très complexes et des notions, des concepts. Mais on y arrive toujours. Et moi je débloque (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Combien de personnes est-ce que tu as débloqué jusqu’à maintenant ? Béatrice Lhuillier : Je dirais plusieurs centaines ça c’est sûr, parce que j’ai fait beaucoup d’ateliers pour faire connaitre mes activités, puis ensuite des ateliers payants. On m’appelle aussi pour faire des formations dans les entreprises et les organisations. Les Joyeux Gribouilleurs : On n’est peut-être pas loin du millier ? Béatrice Lhuillier : Oui, je pense qu’on ne doit pas être loin du millier, avec les formations en ligne, sans doute plus. J’avais organisé l’année dernière le sommet de la pensée visuelle. On a eu 3.200 inscrits, sachant que les personnes se sont inscrites en moyenne à 6 ou 7 conférences, on a eu plus de 20.000 inscriptions. Je me doute bien que tous ne se sont pas mis à utiliser la pensée visuelle. Après j’ai vendu mes formations en ligne plusieurs centaines de fois. C’est compliqué de mettre un chiffre mais à titre personnel avec les formations que j’anime, à peu près un millier, et puis il y a toutes les personnes qui se sont intéressées à ce sujet et où j’ai juste planté une petite graine pour leur donner envie d’aller plus loin (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Il y a aussi celles et ceux qui ont lu ton livre, tu sais combien de personnes ? Béatrice Lhuillier : Si, là il est en rupture, il avait été édité à 3.200 ou 3.500 exemplaires au moins, encore une petite graine (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Bravo pour tout ça en tous cas ! Pour ma part,
By Laurent Létang5
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Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui je vous propose un nouveau podcast et pas des moindres : il s’agit en effet d’une interview de Béatrice Lhuillier, facilitatrice graphique reconnue et formatrice à succès. Elle a formé plusieurs centaines de personnes au sketchnoting. Elle en a touché des milliers d’autres en organisant l’année dernière un premier sommet online de la pensée visuelle. Et elle organise cette année l’International Sketchnote Camp. Et oui : elle partage avec vous ses astuces, ses convictions, ses projets et ses conseils pour débloquer votre capacité à gribouiller ! 😀 (Durée d’écoute : 45 min. 53s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 25 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Etienne Appert : https://www.etienneappert.fr/ Olivier Richard : https://www.simpleslide.com/blog/ Le livre Graphic Recording : Le livre Sketchnote Time, de Béatrice ! 🙂 Le site internet Sketchnotes : Facile ! de Béatrice : http://www.sketchnotes-facile.com/ Le lien pour réserver vos place à l’International Sketchnote Camp ! https://www.eventbrite.fr/e/international-sketchnote-camp-2019-isc19fr-tickets-53995589261 🙂 Le lien pour rejoindre le groupe Facebook Passion Sketchnotes : https://www.facebook.com/groups/passionsketchnotes/?ref=bookmarks Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Transcription texte de cette interview de Béatrice Lhuillier : Béatrice Lhuillier : Bonjour à tous ! Les Joyeux Gribouilleurs : Merci d’avoir accepté cette interview Béatrice. Alors, une question simple aujourd’hui pour commencer : Qui es-tu ? Béatrice Lhuillier : Je suis Béatrice Lhuillier, je suis à l’initiative d’un site qui s’appelle Sketchnotes facile. Je suis facilitatrice graphique. J’interviens dans des groupes pour les aider à accoucher de leurs idées en utilisant le visuel. Donc je vais utiliser différentes astuces, différents outils, pour leur permettre de mettre au jour leurs idées sur des projets, etc. Je peux aussi être amenée à utiliser la pensée visuelle dans plein de domaines différents, mais on y reviendra un peu plus tard dans l’interview. Les Joyeux Gribouilleurs : Donc c’est ton métier aujourd’hui, tu te définis comme une facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Tout à fait. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment devient-on facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Je ne sais pas s’il y a un parcours type. De tous les facilitateurs graphiques que je connais, parce qu’il y en a de plus en plus, je crois qu’il n’y a pas un parcours et c’est ce qui est sympa. Il y a des gens qui vont venir du dessin par exemple, qui ont un coup de crayon à la base et qui vont se former à l’animation de groupe, se former au scribing, ce qui est la retranscription en temps réel d’un événement mêlant des éléments visuels et textuels. Donc il y a des gens qui viennent de l’univers du dessin, mais il y a aussi des gens qui à un moment donné se rendent comptent de l’intérêt et du poids de la pensée visuelle pour mieux former, pour mieux communiquer, pour mieux transmettre tout simplement une information, pour mieux travailler, pour mieux mémoriser, et qui vont s’intéresser à ces pratiques là et vont se former soit avec moi, soit avec d’autres. Moi je suis tombée un peu par hasard là-dedans. En constatant de mon côté des problèmes de mémorisation, je me suis rendu compte que la pensée visuelle m’aidait à mieux mémoriser, et que la pensée visuelle avait d’autres atouts, comme je viens de le dire, comme mieux communiquer, mieux former, mieux enseigner, mieux mémoriser, etc. On constate qu’il y a vraiment de tout, c’est ça qui est extraordinaire dans cette communauté-là, il y a des gens qui sont salariés, des gens qui sont freelance, il y a des fonctionnaires, des profs, des mamans, des papas, des managers, des chefs d’entreprises, il y a vraiment tout ce qu’on veut. Ce qu’on constate c’est que ça intéresse tout le monde parce que c’est efficace et parce que c’est fun ! Les Joyeux Gribouilleurs : Et bien en tout cas, tu es bien une preuve vivante qu’on peut se lancer dans la facilitation graphique sans savoir dessiner au départ 🙂 Béatrice Lhuillier : Absolument. J’ai pris mon premier cours de dessin en 2017 et ça faisait plusieurs années que j’œuvrais dans le sketchnoting. En fait ça ne m’a pas empêché de sketchnoter, de ne pas savoir dessiner à la base. Effectivement, on va entraîner son trait quand on cherche à sketchnoter ou à scriber, on va chercher à savoir représenter des objets etc., mais on sait qu’avec des traits très simples on peut représenter des choses parfois très complexes. Après, quand on a le souci du beau, quand on veut représenter très fidèlement un objet, alors c’est intéressant de savoir dessiner. Moi je m’entraîne un peu tous les jours, je sens bien que mon trait s’améliore, mais ça ne m’a pas empêché de sketchnoter pour autant. Il y a vraiment deux écoles là-dessus. Quand on préparait cette interview tu me parlais du livre d’Etienne Appert, lui c’est vrai qu’il vient du dessin, il a un coup de crayon extraordinaire, tu feras peut-être référence à son ouvrage sous cette interview… Les Joyeux Gribouilleurs : Oui, je le mettrai en référence effectivement… Béatrice Lhuillier : Il est illustrateur, dessinateur, etc. On peut aller sur cette voie-là, si ça nous plaît et c’est tant mieux, et c’est mon cas, ça me botte bien d’améliorer ma façon de dessiner. Mais tous les gens que je vois en formation avec moi me disent souvent : « je vous préviens, je ne sais pas dessiner et j’écris comme un médecin ». Je leur dis que ce n’est pas grave. Et à la fin de la journée, force est de constater qu’ils se sont très bien débrouillés à sketchnoter, même si ce ne sont pas des as du dessin. Finalement, avec peu de choses on s’en sort très très bien. Les Joyeux Gribouilleurs : J’ai un peu tendance à dire que le sketchnoting et les petits dessins c’est un peu comme apprendre à écrire finalement. Béatrice Lhuillier : Oui, c’est ça. Les Joyeux Gribouilleurs : C’est une nouvelle langue avec de nouvelles lettres. Et comme quand on est petit, on n’arrive pas bien à faire au début, c’est pas très beau, et finalement au fur et à mesure qu’on pratique, c’est plus facile et on associe le geste du poignet à ce qu’on peut entendre pour en faire des dessins. Et comme pour apprendre à écrire : il ne faut pas s’attendre à savoir le faire en deux heures. Au début c’est normal si on n’est pas très sûr de soi mais ça s’améliore au fur et à mesure. Béatrice Lhuillier : Oui oui c’est ça, et puis il y a des dessins qu’on va faire une fois, deux fois, trois fois, et évidemment la troisième fois il est plus réussi que le premier. Ce que je conseille aux gens qui sont en formation avec moi, c’est d’avoir toujours un petit carnet avec eux. Ainsi quand on tombe sur une icône qui nous plaît bien on la dessine et on va enrichir ainsi son vocabulaire graphique. On sera au fur et à mesure plus à même de représenter un mot ou autre grâce à un dessin qui sera très simple. La plupart du temps on n’a pas besoin de choses extrêmement compliquées. Je pense que c’est une pratique qui est ouverte à tous. D’ailleurs, moi ça fait partie de mon credo. J’ai encore reçu un message ce matin d’une personne qui m’a dit : « Dorénavant, quand je suis en réunion, je suis en capacité de faire des petits dessins pour faire comprendre des concepts. C’est grâce à toi et je t’en remercie ». Quand je reçois des textos comme ça, c’est la fête, ça veut dire que j’ai débloqué quelque chose. Je me vois vraiment comme une débloqueuse. Je sais par expérience que tout le monde en est capable. Mon rôle c’est de débloquer et de permettre à tout un chacun d’accéder à cette partie de soi qui consiste à représenter avec des petits dessins, des petites choses, parfois des éléments très complexes et des notions, des concepts. Mais on y arrive toujours. Et moi je débloque (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Combien de personnes est-ce que tu as débloqué jusqu’à maintenant ? Béatrice Lhuillier : Je dirais plusieurs centaines ça c’est sûr, parce que j’ai fait beaucoup d’ateliers pour faire connaitre mes activités, puis ensuite des ateliers payants. On m’appelle aussi pour faire des formations dans les entreprises et les organisations. Les Joyeux Gribouilleurs : On n’est peut-être pas loin du millier ? Béatrice Lhuillier : Oui, je pense qu’on ne doit pas être loin du millier, avec les formations en ligne, sans doute plus. J’avais organisé l’année dernière le sommet de la pensée visuelle. On a eu 3.200 inscrits, sachant que les personnes se sont inscrites en moyenne à 6 ou 7 conférences, on a eu plus de 20.000 inscriptions. Je me doute bien que tous ne se sont pas mis à utiliser la pensée visuelle. Après j’ai vendu mes formations en ligne plusieurs centaines de fois. C’est compliqué de mettre un chiffre mais à titre personnel avec les formations que j’anime, à peu près un millier, et puis il y a toutes les personnes qui se sont intéressées à ce sujet et où j’ai juste planté une petite graine pour leur donner envie d’aller plus loin (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Il y a aussi celles et ceux qui ont lu ton livre, tu sais combien de personnes ? Béatrice Lhuillier : Si, là il est en rupture, il avait été édité à 3.200 ou 3.500 exemplaires au moins, encore une petite graine (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Bravo pour tout ça en tous cas ! Pour ma part,