Dans de nombreux pays où leur foi les conduit devant les tribunaux, les chrétiens persécutés s’identifient volontiers à l’apôtre Paul. Si le plaidoyer de ce dernier fait sensation devant l’autorité romaine, sa vénération pour le Christ mort et ressuscité, elle, continue à faire scandale. Festus interrompt le discours de l’apôtre par ses mots : « Tu es fou, Paul ! » (24). L’homme de Tarse, dont la grande érudition est reconnue par son interlocuteur, ne saurait accepter une telle conclusion. Non, il n’est pas dénué de raison : « Tout ce que je dis est vrai et sensé » (25, BS). (...)