En 588-587 av. J.-C, la ville de Jérusalem est assiégée par les armées de Nebucadnetsar, le puissant roi de Babylone, et prise au bout de 18 mois (1-2). Sédécias, roi de Juda, cherche à s’enfuir, mais il est rattrapé (4-5), jugé (5b) puis supplicié (6-7). Jérusalem est détruite : palais royal, maisons, murailles (8) ; mais le temple n’est pas mentionné ici. Quant à la population de la ville, elle est déportée ; seul le « petit peuple » est laissé sur place pour cultiver et entretenir le pays. Dans ce contexte, on peut dire que Jérémie bénéficie d’un régime de faveur : libéré et placé en « résidence surveillée » sous le contrôle de Guedalia, il peut vivre à nouveau au milieu de son peuple (11-14). Dans cette situation désastreuse, Ébed-Mélec, un Éthiopien (donc un étranger), le seul qui ait manifesté une attitude positive à l’égard de Jérémie, est protégé par le Seigneur pour les services qu’il a rendus au prophète (15-18). Tous ces faits peuvent s’interpréter en une seule phrase : « J’avais annoncé aux habitants de cette ville non pas du bonheur, mais du malheur » (16, BFC). (...)