Le service militaire est rétabli par Emmanuel Macron, ce jeudi 27 octobre, sur la base du volontariat. Cette décision, considérée nécessaire face aux menaces potentielles, fait débat, suite au discours du chef d’État-Major des Armées Fabien Mandon, annonçant que la France devra se préparer à « perdre ses enfants ».Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards, décrie la logique de guerre que l’on instille dans les esprits : « Quand vous regardez dans les sondages d’opinion le rapport des jeunes à l’armée : ils n’ont pas envie d’aller faire la guerre. Et j’ai bien peur que ce service militaire ne soit adressé à des gens sans horizon, peut-être dans des situations de précarité, qui se disent qu’ils vont faire ce service militaire, pour la sécurité de l’emploi et un salaire. Et peut-être servir de chair à canon à un moment, puisque la perspective c’est la confrontation avec une autre puissance, en plus une puissance nucléaire comme la Russie ou la Chine ».Pour Louis Morin, journaliste politique : « On ne peut pas dire que les jeunes volontaires d’aujourd’hui serviront de chair à canon. C’est l’occasion pour un certain nombre de jeunes, qui sont parfois un peu perdus, de trouver un sens à leur vie. Ou parfois d’être formés, gratuitement. Le service militaire a aussi été pendant des années l’opportunité pour un certain nombre de jeunes de s’élever, de sortir de leur condition, de trouver un socle de valeurs. Tout le monde n’a pas eu la chance de recevoir une éducation parentale à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre. Et le service militaire porte ce sens ».
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