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Or


Pour un top chef pareil, elle aurait les cheveux en chignon faussement improvisé, et des jolies boucles d'oreilles avec de grosses perles blanches. Elle donnerait cours à son invitation, et irait s'asseoir sur la chaise les genoux relevés, qu'elle cacherait en dessous d'une chemise blanche beaucoup trop grande pour elle. Et vous savez quoi? si ça se trouve, elle ne porterait carrément pas de culotte. Depuis le temps qu'elle avait envie de ça!
Elle prit les clefs, puis, elle lui tendit la main. Déjà, dans le couloir, ils étaient en train de se jeter l'un sur l'autre, avec une sorte de peur panique, de désir surpuissant, alimenté par le manque, par le temps perdu et l'envie entièrement retrouvée.
"Cherche homme doué en cuisine et doté d'une belle verge, pour rdv culinaires très coquins!" Voilà... c'était la petite annonce qu'elle venait de publier dans le plus grand journal du pays, en ajoutant une adresse mail, spécialement créé pour l'occasion: [email protected] Eh oui, une petite annonce à l'ancienne...
Le jour de ses 18 ans, elle était courageusement entrée dans un sex shop, toute seule comme une grande, pour acheter une fausse verge. Juste l'objet, sans piles, sans rien. Elle avait pris son temps pour regarder tous les modèles, toutes les tailles, car elle voulait quelque chose plutôt dans la moyenne, ni trop grand, ni trop petit. Et depuis cet achat-là, au moins une fois par semaine elle s'offrait une sodomie entièrement faite maison.
Certains jours, elle espérait secrètement que la bouche de l'homme vienne la lécher, comme on lèche une glace qui fond au soleil, et dégouline de partout dans la chaleur torride de l'été. Mais elle ne demandait rien, elle attendait juste. Elle espérait, et l'attente la remplissait. De partout, de chaleur, d'envies.
Malgré sa relative petite taille, Riccardo avait une très belle verge. Une de ces queues qui cachent bien leur jeu avant de vous prendre par surprise! Une verge bien dure, que Rose prit plaisir à sucer en y mettant beaucoup d'entrain. Elle lui bavait dessus abondamment, sa verge glissait bien.
Puis, miracle! Un dimanche soir aux JT, la fin officielle du Covid fût annoncée partout... Et vendredi, jour merveilleux entre tous... les bars, les cafés, les restaurants, les cinémas, les théâtres, toussa-toussa allaient enfin rouvrir et recevoir du monde, comme avant. Sans masque, sans distance sociale, comme dans le bon vieux temps. Les câlins, les baisers à l'ancienne, avec la langue, et les soirées torrides faisaient leur retour triomphant!
Selon sa routine, Serguei vint déposer les draps de lit et les serviettes de bain, pour la trouver là, entièrement nue, absolument splendide dans ce corps laiteux, presque irréel de blancheur et de perfection. Son sexe était entièrement rasé, on pouvait voir ses grandes lèvres un peu plus sombres que le reste.
Elle était redoutable, aussi bien dans la douceur que dans l’ardeur. Sa langue pouvait allumer des feux que ses lèvres étaient les seules à pouvoir éteindre. Il avait appris a se laisser faire, entièrement. Inutile de lutter ou de résister, même si à la fin, il en ressortait épuisé. Vidé, au propre comme au figuré.
Ses expositions photo parlaient d’elles-mêmes. La plus fameuse avait été celle intitulée « Je jouis, donc je suis ». Des portraits bruts, sans artifices. Des photos de visages en train de jouir. Hommes, femmes, plus jeunes, plus âgés, blancs, noirs, seuls, accompagnés... Tous en train de jouir! Les gens ne sont pas très beaux quand ils jouissent. Ils grimacent.
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