L'écologie se vit pour la plupart d'entre nous d'abord comme
une remise en question de nos habitudes de vie. Et puis certains en font le
combat de toute une vie, comme Maxime.
Il y a quelque chose de fascinant à voir l'énergie déployée
dans chacun de ses projets, dans lesquels co-existent la cause pour laquelle il
se bat, et ce qu'elle cause comme déprises chez lui.
🌱Fermes d'Avenir était là pour contribuer à la mise
en lumière d'une autre agriculture, d'une de celles qui contribueraient à moins
détruire les insectes, les animaux sauvages et les emplois. Il y réalise durant
son développement à quel point l'équilibre vie pro-perso peut-être
déséquilibrée chez les agriculteurs, et que la réussite de son expérimentation
passe par un changement de système.
Une question d'équilibre, d'énergie sur laquelle il tâtonne encore aujourd'hui,
où il me parle en vrac de combats à mener, de sa pratique méditative ou du
bonheur que lui apportent les fêtes entre amis.
🏛Il me parle aussi de son activisme politique pour
créer des lois écologiques et faire campagne pour Nicolas Hulot aux
présidentielles, où il apprend notamment à gérer les critiques d'une écologie
"puriste", et où il se convainc qu'il faut "faire avec plutôt
que contre".
⚖Puis vient la Bascule, mouvement citoyen et politique
portée par des étudiants venus d'ici et là, qui lui enseigne à donner plus
d'importance au chemin, et pas seulement la destination : d'un tempérament
avant tout fonceur, il prend conscience que ce que vit le groupe a autant
d'importance que ce qu'il accomplit.
S'il en dit beaucoup dans son livre "En avant," et
notamment de son nouveau projet, Communitrees (qui cherche à créer des
pépinières participatives et locales pour contribuer au plus grand projet de
reboisement jamais imaginé en France, rien que ça), cette interview m'a donc
permis de creuser un versant plus introspectif, me questionnant mon propre
rapport au militantisme, et à mon écologie personnelle.