
Sign up to save your podcasts
Or


Un condensé de l’histoire de la Sonate pour piano.
Née en 1993 à Tbilisi, en Géorgie, Mariam Batsashvili a d’abord étudié avec Natalia Natsvlishvili à l’Ecole centrale de musique de sa ville natale, avant de poursuivre à l’Ecole de musique Liszt de Weimar avec le professeur Grigory Gruzman. En 2011, elle reçoit le premier prix du Concours international Franz Liszt pour jeunes pianistes à Weimar et le prestigieux prix Arturo Benedetti Michelangeli en 2015.
« Sonate, que me veux-tu ? » : à la fameuse question posée par Fontenelle, la pianiste géorgienne répond par le truchement de Haydn (Sonate n° 50), Mozart (Sonate « La Chasse »), Beethoven (« Appassionata ») et Liszt (« Après une lecture de Dante »).
« J’ai pensé qu’il serait intéressant de montrer comment ces quatre compositeurs s’expriment par le biais de la sonate et j’ai choisi l’ordre chronologique pour faire parcourir un voyage à l’auditeur, explique-t-elle. La partition de Haydn est assez inhabituelle : brève, de petites dimensions, elle semble cependant tout englober. C’est comme un petit joyau précieux et unique dans le répertoire ».
Elle partage l’affiche avec la Sonate n° 18 de Mozart (« le premier morceau que j’ai enregistré sans l’avoir au préalable travaillé avec ma professeur, Natalia Natsvlishvili, décédée il y a trois ans »), l’Appassionata (« complètement révolutionnaire dans la manière dont le compositeur utilise toute l’étendue du clavier ») et la virtuose pièce de Liszt placée sous le signe de Dante qui referme la Deuxième Année de Pèlerinage (« Liszt met tout en œuvre pour nous faire sentir la terreur, la tension et l’amour portés par le poème »).
A lire aussi
Un phénomène né avec Franz Liszt, souffrez-vous de lisztomanie ?
Aux commandes d’un Yamaha superbement capté en studio, Mariam Batsashvili reste mesurée dans ses effets, préférant émouvoir par un joli toucher plutôt que surprendre par des outrances. On la sent toutefois moins inhibée dans « Après une lecture de Dante », où la dimension narrative de ce poème pianistique appelle des phrasés plus inventifs, un jeu plus orchestral ; autant d’exigences pleinement assumées par la pianiste géorgienne dans ce deuxième album.
Jérémie Bigorie
« Influences » – Mariam Batsashvili, piano (1 CD Warner)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
Retrouvez l’actualité du Classique
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Le chef d’orchestre François-Xavier Roth ne fera pas son retour à Baden-Baden
Le chef d’orchestre français Raphaël Pichon fera ses débuts à la tête du Philharmonique de Berlin
L’Opéra de Paris va lancer sa propre maîtrise de jeunes chanteurs à partir de 12 ans
Cet article Des « influences » sondées par Mariam Batsashvili est apparu en premier sur Radio Classique.
By Un condensé de l’histoire de la Sonate pour piano.
Née en 1993 à Tbilisi, en Géorgie, Mariam Batsashvili a d’abord étudié avec Natalia Natsvlishvili à l’Ecole centrale de musique de sa ville natale, avant de poursuivre à l’Ecole de musique Liszt de Weimar avec le professeur Grigory Gruzman. En 2011, elle reçoit le premier prix du Concours international Franz Liszt pour jeunes pianistes à Weimar et le prestigieux prix Arturo Benedetti Michelangeli en 2015.
« Sonate, que me veux-tu ? » : à la fameuse question posée par Fontenelle, la pianiste géorgienne répond par le truchement de Haydn (Sonate n° 50), Mozart (Sonate « La Chasse »), Beethoven (« Appassionata ») et Liszt (« Après une lecture de Dante »).
« J’ai pensé qu’il serait intéressant de montrer comment ces quatre compositeurs s’expriment par le biais de la sonate et j’ai choisi l’ordre chronologique pour faire parcourir un voyage à l’auditeur, explique-t-elle. La partition de Haydn est assez inhabituelle : brève, de petites dimensions, elle semble cependant tout englober. C’est comme un petit joyau précieux et unique dans le répertoire ».
Elle partage l’affiche avec la Sonate n° 18 de Mozart (« le premier morceau que j’ai enregistré sans l’avoir au préalable travaillé avec ma professeur, Natalia Natsvlishvili, décédée il y a trois ans »), l’Appassionata (« complètement révolutionnaire dans la manière dont le compositeur utilise toute l’étendue du clavier ») et la virtuose pièce de Liszt placée sous le signe de Dante qui referme la Deuxième Année de Pèlerinage (« Liszt met tout en œuvre pour nous faire sentir la terreur, la tension et l’amour portés par le poème »).
A lire aussi
Un phénomène né avec Franz Liszt, souffrez-vous de lisztomanie ?
Aux commandes d’un Yamaha superbement capté en studio, Mariam Batsashvili reste mesurée dans ses effets, préférant émouvoir par un joli toucher plutôt que surprendre par des outrances. On la sent toutefois moins inhibée dans « Après une lecture de Dante », où la dimension narrative de ce poème pianistique appelle des phrasés plus inventifs, un jeu plus orchestral ; autant d’exigences pleinement assumées par la pianiste géorgienne dans ce deuxième album.
Jérémie Bigorie
« Influences » – Mariam Batsashvili, piano (1 CD Warner)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
Retrouvez l’actualité du Classique
Un événement unique à Londres : Goûtez aux plats préférés de Haendel
Le chef d’orchestre François-Xavier Roth ne fera pas son retour à Baden-Baden
Le chef d’orchestre français Raphaël Pichon fera ses débuts à la tête du Philharmonique de Berlin
L’Opéra de Paris va lancer sa propre maîtrise de jeunes chanteurs à partir de 12 ans
Cet article Des « influences » sondées par Mariam Batsashvili est apparu en premier sur Radio Classique.