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Or


Il y a un mois, des personnes soupçonnées d’avoir réalisé une action contre l’entreprise Lafarge, en Seine-Maritime, ont été arrêtées par la police anti-terroriste. Des moyens disproportionnés et inquiétants, soulèvent le coordinateur du média normand Grand-Format.
Des portes défoncées au petit matin, des personnes plaquées au sol, à qui l’on tire les cheveux, des téléphones et des ordinateurs fouillés, un isolement pendant trois jours et des interrogatoires…
À lire les conditions de détention de ces personnes interpellées lundi 8 avril, par la police anti-terroriste, en Normandie, on se dit qu’elles sont de dangereux criminels, posant un sérieux problème de sécurité. Et pourtant, ces 17 personnes sont des citoyens soupçonnés d’avoir mené une action contre une usine Lafarge, au mois de décembre dernier.
Ce jour-là, une centaine de militants ont envahi une usine du cimentier, à côté de Rouen. Ils ont provoqué des dégâts, des sacs de ciments éventrés, des machines à l’arrêt… Mais rien par rapport aux impacts provoqués par la bétonisation du monde, qui contribue à la dégradation de notre maison commune et au réchauffement climatique.
Ces actions de militants pour le climat, l’État ne les voit pas d’un bon œil. C’est pourquoi c’est la police anti-terroriste qui est intervenue ce jour-là, chez ces citoyens. Cette police qui traque les vrais terroristes et empêche des attentats…
Il y a quelque chose d’incompréhensible à cette mobilisation de moyens extraordinaires, pendant plusieurs semaines pour traquer des écologistes qui se mobilisent pour que la planète demeure habitable dans les décennies qui viennent.
Christine, une militante d’Alençon, a été l’une des interpellées. Celle qui est engagée pour défendre le droit des femmes a dit au policier qui lui faisait face qu’elle aimerait qu’il y ait autant de moyens financiers pour défendre les femmes victimes de violences de leurs compagnons, dont une meure tous les trois jours en France.
Quels intérêts défend l’État en s’attaquant à ces citoyens ? Des intérêts privés, de quelques-uns ? Ou l’intérêt général ? À chacun de se faire son idée.
https://grand-format.net/
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Alain Charlier,Béatrice Ducellier,Thierry Grenet,P. Vincent de Labarthe,Anne-Cécile Suzanne,Marc Tesniere,Lecointre VianneyIl y a un mois, des personnes soupçonnées d’avoir réalisé une action contre l’entreprise Lafarge, en Seine-Maritime, ont été arrêtées par la police anti-terroriste. Des moyens disproportionnés et inquiétants, soulèvent le coordinateur du média normand Grand-Format.
Des portes défoncées au petit matin, des personnes plaquées au sol, à qui l’on tire les cheveux, des téléphones et des ordinateurs fouillés, un isolement pendant trois jours et des interrogatoires…
À lire les conditions de détention de ces personnes interpellées lundi 8 avril, par la police anti-terroriste, en Normandie, on se dit qu’elles sont de dangereux criminels, posant un sérieux problème de sécurité. Et pourtant, ces 17 personnes sont des citoyens soupçonnés d’avoir mené une action contre une usine Lafarge, au mois de décembre dernier.
Ce jour-là, une centaine de militants ont envahi une usine du cimentier, à côté de Rouen. Ils ont provoqué des dégâts, des sacs de ciments éventrés, des machines à l’arrêt… Mais rien par rapport aux impacts provoqués par la bétonisation du monde, qui contribue à la dégradation de notre maison commune et au réchauffement climatique.
Ces actions de militants pour le climat, l’État ne les voit pas d’un bon œil. C’est pourquoi c’est la police anti-terroriste qui est intervenue ce jour-là, chez ces citoyens. Cette police qui traque les vrais terroristes et empêche des attentats…
Il y a quelque chose d’incompréhensible à cette mobilisation de moyens extraordinaires, pendant plusieurs semaines pour traquer des écologistes qui se mobilisent pour que la planète demeure habitable dans les décennies qui viennent.
Christine, une militante d’Alençon, a été l’une des interpellées. Celle qui est engagée pour défendre le droit des femmes a dit au policier qui lui faisait face qu’elle aimerait qu’il y ait autant de moyens financiers pour défendre les femmes victimes de violences de leurs compagnons, dont une meure tous les trois jours en France.
Quels intérêts défend l’État en s’attaquant à ces citoyens ? Des intérêts privés, de quelques-uns ? Ou l’intérêt général ? À chacun de se faire son idée.
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