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Or


Pourquoi Seigneur? Qu’ai-je fait ? Aide-moi. Ne m’abandonne pas!
Il y a des jours où tout semble s’écrouler. Où l’on regarde autour de soi — ou en soi — et on ne reconnaît plus rien.
Le monde devient dur, les repères se brouillent, les relations s’abîment, et l’on finit par murmurer, ou crier: « Pourquoi, Seigneur? Qu’ai-je fait? Aide-moi, Aide-nous. »
Ces mots, peut-être que vous les avez déjà dits, en silence ou à haute voix.
Ce cri, le peuple d’Israël l’a aussi lancé, il y a longtemps, à travers des psaumes comme celui que je lisais cette semaine en préparation à une prédication, le Psaume 80. On y entend une prière bouleversante :
« Dieu des armées, fais-nous revenir ! Fais briller ton visage, et nous serons sauvés. »
C’est une parole adressée à Dieu en plein chaos. Pas une louange sereine, mais un cri à travers les larmes. Un peuple sent que tout ce qui tenait debout s’effondre, et cherche encore la lumière du visage divin, quelque part dans l’obscurité.
Quand la vie devient difficile, notre premier réflexe est souvent de chercher une raison : Qu’ai-je fait? Pourquoi ça m’arrive?
Certains enseignements religieux ont renforcé cette idée : si quelque chose va mal, c’est peut-être parce que Dieu punit.
Le psaume lui-même semble aller dans ce sens :
« Pourquoi as-tu détruis sa clôture, pour que tous les passants la dépouillent ? »
Mais faut-il vraiment croire que Dieu est derrière notre souffrance ? Est-ce que Dieu envoie les malheurs pour corriger ou punir ? Non. Ce n’est pas ce que Jésus nous a montré.
Dans les évangiles, Jésus n’inflige pas la souffrance : il s’en approche, il la porte, il la guérit.
Un jour, on lui rapporte que des Galiléens ont été tués par Pilate, pendant un moment sacré.
Et on lui demande : Est-ce parce qu’ils étaient plus pécheurs que les autres ?
Jésus répond clairement : « Non, je vous le dis. » (Luc, chapitre 13, versets 1 à 5)
Non, la souffrance n’est pas une preuve de culpabilité. Ce n’est pas Dieu qui tire les ficelles pour faire tomber ceux qui l’auraient déçu.
Au contraire, Dieu est du côté de ceux qui souffrent.
« Il ne brisera pas le roseau cassé, et n’éteindra pas la mèche qui faiblit. » (Ésaïe, chapitre 42, verset 3)
Ce verset, que Jésus lui-même incarne, nous dit quelque chose d’essentiel : Dieu ne cherche pas à nous écraser quand on est déjà à terre. Il nous relève. Il reste là, même quand nous n’arrivons plus à le sentir.
Dans Luc, chapitre 12, verste 49, Jésus dit une parole difficile.
« Je suis venu jeter un feu sur la terre. »
Ce n’est pas un feu destructeur. C’est un feu qui purifie, qui éclaire, un feu de réveil spirituel.
Il nous dérange parfois, parce qu’il met en lumière ce qu’on préférait cacher. Il provoque des tensions, parce qu’il nous pousse à choisir la vérité, même quand elle dérange.
Il ne vient pas punir, mais secouer, réveiller, faire grandir.
Nos décisions ont des conséquences, mais ce n’est pas Dieu qui frappe.
Il faut aussi dire une chose honnêtement : parfois, ce que nous vivons, ce que nous subissons, vient de nos choix passés, ou de ceux de nos sociétés.
Nous avons négligé certains liens. Nous avons oublié la justice. Nous avons ignoré la souffrance des autres, jusqu’à ce qu’elle nous atteigne à notre tour.
Dans ces cas-là, Dieu ne nous punit pas. Mais la vie, elle, porte les traces de nos actions.
« Ce que l’on sème, on le récolte. » (Galates, chapitre 6, verser 7)
Ce n’est pas une menace, c’est une vérité. Dieu ne nous juge pas comme un maître impitoyable.
Il nous parle comme un ami fidèle qui nous dit : Tu es libre. Mais sois conscient que cette liberté a du poids.
Un autre passage de l’évangile nous montre Jésus dans une barque, au milieu d’une tempête (Marc, chapitre 4, verset 38). Ses disciples paniquent. Lui, il dort. Ils le réveillent :
« Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? »
Parfois, on a l’impression que Dieu dort aussi pendant nos tempêtes. On lui crie : Pourquoi tu ne fais rien?
Mais ce que ce texte nous dit, c’est que Jésus est dans la barque, lui aussi. Il ne l’a pas quittée.
Dieu ne nous épargne pas toutes les tempêtes, mais il ne saute pas du bateau quand la mer devient dangereuse.
Dans le psaume 80, une image revient plusieurs fois : celle de la vigne.
Le peuple dit à Dieu : Tu avais planté une vigne, tu en avais pris soin, et maintenant elle est détruite.
Mais cette prière devient aussi un miroir : Et nous, qu’avons-nous fait de cette vigne?
Dans nos vies aussi, certaines vignes s’abîment. Nos familles, nos communautés, notre planète. Ce que nous ne protégeons pas finit par se dessécher.
« Dieu des armées, regarde du haut des cieux, reviens, prends soin de cette vigne ! »
Oui, demandons à Dieu d’agir. Mais peut-être qu’il nous répond aussi :
Revenons à la prière du Psaume 80 :
« Fais briller ton visage, et nous serons sauvés. »
Cette prière ne demande pas de solution rapide. Elle demande une présence. Une lumière dans l’obscurité.
Et c’est peut-être ce que nous avons le plus besoin d’entendre : Tu n’es pas seul. Dieu est encore là. Même dans ce que tu traverses. Même si tu n’as pas les mots. Même si tu ne comprends pas.
Si tu vis une période trouble, si tu te poses des questions sans réponse, si tu te demandes ce que tu as bien pu faire pour en arriver là…
Souviens-toi :
Et si tu n’arrives pas à prier, alors que cette simple phrase devienne ta respiration :
Peut-être que tu peux prendre un moment, aujourd’hui, pour te poser et regarder :
Et surtout :
N’oublie pas, Dieu ne s’est pas détourné. Il t’accompagne. Pas pour te punir, mais pour te relever, te guider, t’aimer.
By Mon Credo
Pourquoi Seigneur? Qu’ai-je fait ? Aide-moi. Ne m’abandonne pas!
Il y a des jours où tout semble s’écrouler. Où l’on regarde autour de soi — ou en soi — et on ne reconnaît plus rien.
Le monde devient dur, les repères se brouillent, les relations s’abîment, et l’on finit par murmurer, ou crier: « Pourquoi, Seigneur? Qu’ai-je fait? Aide-moi, Aide-nous. »
Ces mots, peut-être que vous les avez déjà dits, en silence ou à haute voix.
Ce cri, le peuple d’Israël l’a aussi lancé, il y a longtemps, à travers des psaumes comme celui que je lisais cette semaine en préparation à une prédication, le Psaume 80. On y entend une prière bouleversante :
« Dieu des armées, fais-nous revenir ! Fais briller ton visage, et nous serons sauvés. »
C’est une parole adressée à Dieu en plein chaos. Pas une louange sereine, mais un cri à travers les larmes. Un peuple sent que tout ce qui tenait debout s’effondre, et cherche encore la lumière du visage divin, quelque part dans l’obscurité.
Quand la vie devient difficile, notre premier réflexe est souvent de chercher une raison : Qu’ai-je fait? Pourquoi ça m’arrive?
Certains enseignements religieux ont renforcé cette idée : si quelque chose va mal, c’est peut-être parce que Dieu punit.
Le psaume lui-même semble aller dans ce sens :
« Pourquoi as-tu détruis sa clôture, pour que tous les passants la dépouillent ? »
Mais faut-il vraiment croire que Dieu est derrière notre souffrance ? Est-ce que Dieu envoie les malheurs pour corriger ou punir ? Non. Ce n’est pas ce que Jésus nous a montré.
Dans les évangiles, Jésus n’inflige pas la souffrance : il s’en approche, il la porte, il la guérit.
Un jour, on lui rapporte que des Galiléens ont été tués par Pilate, pendant un moment sacré.
Et on lui demande : Est-ce parce qu’ils étaient plus pécheurs que les autres ?
Jésus répond clairement : « Non, je vous le dis. » (Luc, chapitre 13, versets 1 à 5)
Non, la souffrance n’est pas une preuve de culpabilité. Ce n’est pas Dieu qui tire les ficelles pour faire tomber ceux qui l’auraient déçu.
Au contraire, Dieu est du côté de ceux qui souffrent.
« Il ne brisera pas le roseau cassé, et n’éteindra pas la mèche qui faiblit. » (Ésaïe, chapitre 42, verset 3)
Ce verset, que Jésus lui-même incarne, nous dit quelque chose d’essentiel : Dieu ne cherche pas à nous écraser quand on est déjà à terre. Il nous relève. Il reste là, même quand nous n’arrivons plus à le sentir.
Dans Luc, chapitre 12, verste 49, Jésus dit une parole difficile.
« Je suis venu jeter un feu sur la terre. »
Ce n’est pas un feu destructeur. C’est un feu qui purifie, qui éclaire, un feu de réveil spirituel.
Il nous dérange parfois, parce qu’il met en lumière ce qu’on préférait cacher. Il provoque des tensions, parce qu’il nous pousse à choisir la vérité, même quand elle dérange.
Il ne vient pas punir, mais secouer, réveiller, faire grandir.
Nos décisions ont des conséquences, mais ce n’est pas Dieu qui frappe.
Il faut aussi dire une chose honnêtement : parfois, ce que nous vivons, ce que nous subissons, vient de nos choix passés, ou de ceux de nos sociétés.
Nous avons négligé certains liens. Nous avons oublié la justice. Nous avons ignoré la souffrance des autres, jusqu’à ce qu’elle nous atteigne à notre tour.
Dans ces cas-là, Dieu ne nous punit pas. Mais la vie, elle, porte les traces de nos actions.
« Ce que l’on sème, on le récolte. » (Galates, chapitre 6, verser 7)
Ce n’est pas une menace, c’est une vérité. Dieu ne nous juge pas comme un maître impitoyable.
Il nous parle comme un ami fidèle qui nous dit : Tu es libre. Mais sois conscient que cette liberté a du poids.
Un autre passage de l’évangile nous montre Jésus dans une barque, au milieu d’une tempête (Marc, chapitre 4, verset 38). Ses disciples paniquent. Lui, il dort. Ils le réveillent :
« Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? »
Parfois, on a l’impression que Dieu dort aussi pendant nos tempêtes. On lui crie : Pourquoi tu ne fais rien?
Mais ce que ce texte nous dit, c’est que Jésus est dans la barque, lui aussi. Il ne l’a pas quittée.
Dieu ne nous épargne pas toutes les tempêtes, mais il ne saute pas du bateau quand la mer devient dangereuse.
Dans le psaume 80, une image revient plusieurs fois : celle de la vigne.
Le peuple dit à Dieu : Tu avais planté une vigne, tu en avais pris soin, et maintenant elle est détruite.
Mais cette prière devient aussi un miroir : Et nous, qu’avons-nous fait de cette vigne?
Dans nos vies aussi, certaines vignes s’abîment. Nos familles, nos communautés, notre planète. Ce que nous ne protégeons pas finit par se dessécher.
« Dieu des armées, regarde du haut des cieux, reviens, prends soin de cette vigne ! »
Oui, demandons à Dieu d’agir. Mais peut-être qu’il nous répond aussi :
Revenons à la prière du Psaume 80 :
« Fais briller ton visage, et nous serons sauvés. »
Cette prière ne demande pas de solution rapide. Elle demande une présence. Une lumière dans l’obscurité.
Et c’est peut-être ce que nous avons le plus besoin d’entendre : Tu n’es pas seul. Dieu est encore là. Même dans ce que tu traverses. Même si tu n’as pas les mots. Même si tu ne comprends pas.
Si tu vis une période trouble, si tu te poses des questions sans réponse, si tu te demandes ce que tu as bien pu faire pour en arriver là…
Souviens-toi :
Et si tu n’arrives pas à prier, alors que cette simple phrase devienne ta respiration :
Peut-être que tu peux prendre un moment, aujourd’hui, pour te poser et regarder :
Et surtout :
N’oublie pas, Dieu ne s’est pas détourné. Il t’accompagne. Pas pour te punir, mais pour te relever, te guider, t’aimer.