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Or


En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »
Comment ça c’est le carême ? Mais ça fait un an qu’il dure le carême ! Aujourd’hui, c’est la cinquante-troisième semaine du carême. Depuis un an, nous avons vécu les confinements, les malades, les images angoissantes des hôpitaux, les morts du Covid, des deuils, les masques, les restrictions de liberté. Et ce n’est pas fini. Si ça, ce n’est pas un carême…
Pour ne rien arranger, l’évangile de ce jour est plutôt du genre difficile à entendre. Et puis quoi encore, il faudrait donc être malheureux comme Lazare sur la Terre ?
Je n’ai pas de solution à proposer. Ni pour le Covid, ni pour ceux qui se seraient bien passés du carême cette année. Ni pour mieux comprendre l’évangile de ce jour. Je peux seulement vous proposer quelques réflexions qui ont été les miennes en méditant cet évangile.
D’abord, Jésus nous parle en parabole. Et donc, cette histoire, « c’est pour de faux », diraient les enfants. Jésus force le trait, pour nous aider à mieux comprendre. Tous les riches n’iront pas brûler en enfer. Heureusement ! Et Jésus ne nous encourage pas à vivre dans le dénuement le plus total comme Lazare. Au contraire ! C’est une question d’état d’esprit.
Il me semble que le Seigneur souhaite que nous ayons un cœur de pauvre. Un coeur qui a besoin de Lui et ne se suffit pas à lui-même.
Juste pour aujourd’hui (ou pour tout le carême si ça vous chante), le Christ nous invite à la gratitude. Cette vertu est étroitement liée à l’esprit de pauvreté.
Aujourd’hui Seigneur, donne-moi un coeur de pauvre, capable de rendre grâce. Donne moi ta joie. Une joie que rien ni personne ne pourra m’enlever.
By Sarah PerrinEn ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche,
vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier
de ce qui tombait de la table du riche ;
mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut,
et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham.
Le riche mourut aussi,
et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ;
levant les yeux,
il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria :
“Père Abraham,
prends pitié de moi
et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau
pour me rafraîchir la langue,
car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham,
rappelle-toi :
tu as reçu le bonheur pendant ta vie,
et Lazare, le malheur pendant la sienne.
Maintenant, lui, il trouve ici la consolation,
et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abîme
a été établi entre vous et nous,
pour que ceux qui voudraient passer vers vous
ne le puissent pas,
et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua :
“Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare
dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères :
qu’il leur porte son témoignage,
de peur qu’eux aussi ne viennent
dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit :
“Ils ont Moïse et les Prophètes :
qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il,
mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver,
ils se convertiront.”
Abraham répondit :
“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes,
quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts :
ils ne seront pas convaincus.” »
Comment ça c’est le carême ? Mais ça fait un an qu’il dure le carême ! Aujourd’hui, c’est la cinquante-troisième semaine du carême. Depuis un an, nous avons vécu les confinements, les malades, les images angoissantes des hôpitaux, les morts du Covid, des deuils, les masques, les restrictions de liberté. Et ce n’est pas fini. Si ça, ce n’est pas un carême…
Pour ne rien arranger, l’évangile de ce jour est plutôt du genre difficile à entendre. Et puis quoi encore, il faudrait donc être malheureux comme Lazare sur la Terre ?
Je n’ai pas de solution à proposer. Ni pour le Covid, ni pour ceux qui se seraient bien passés du carême cette année. Ni pour mieux comprendre l’évangile de ce jour. Je peux seulement vous proposer quelques réflexions qui ont été les miennes en méditant cet évangile.
D’abord, Jésus nous parle en parabole. Et donc, cette histoire, « c’est pour de faux », diraient les enfants. Jésus force le trait, pour nous aider à mieux comprendre. Tous les riches n’iront pas brûler en enfer. Heureusement ! Et Jésus ne nous encourage pas à vivre dans le dénuement le plus total comme Lazare. Au contraire ! C’est une question d’état d’esprit.
Il me semble que le Seigneur souhaite que nous ayons un cœur de pauvre. Un coeur qui a besoin de Lui et ne se suffit pas à lui-même.
Juste pour aujourd’hui (ou pour tout le carême si ça vous chante), le Christ nous invite à la gratitude. Cette vertu est étroitement liée à l’esprit de pauvreté.
Aujourd’hui Seigneur, donne-moi un coeur de pauvre, capable de rendre grâce. Donne moi ta joie. Une joie que rien ni personne ne pourra m’enlever.