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Il n'est sorti qu'en octobre dernier et pourtant Dispatch, nommé aux Game Awards dans la catégorie du meilleur premier jeu vidéo, a réussi à marquer les esprits en peu de temps. Pour comprendre ce succès, RFI a discuté avec Nick Herman, le directeur créatif du jeu, et Pierre Shorette, écrivain et co-fondateur du studio AdHoc qui l’a développé.
Dispatch, qu'est-ce que c'est ? Imaginez un comic, une bande dessinée consacrée aux super héros mais dont chaque épisode raconte une histoire interactive à jouer. Vous êtes vous-même un ancien héros sur le déclin qui va devoir diriger un groupe d’anciens méchants en formation pour devenir de véritables héros. Grâce à votre expérience sur le terrain, vous êtes le mieux à même de savoir quel héros affecter à tel ou tel incident, selon leurs compétences et leurs affinités. Ainsi, le nom du jeu prend tout son sens.
« À l'origine, l'idée était d'avoir des acteurs en chair et en os sur un plateau à Hollywood pour créer quelque chose de semblable à ce que vous voyez dans le jeu. Mais c'est différent quand on tourne sur des plateaux physiques. À l'époque, c'était un centre d'appels de super héros, avec tous les éléments clés que cela implique », détaille Nick Herman.
Parmi les héros à affecter, on retrouve Invisigal, invisible quand elle retient sa respiration, mais asthmatique, ce qui lui complique la vie. Phenoméman, lui, est un équivalent de Superman, alien fort et héroïque, mais en dépression depuis sa rupture amoureuse. Le protagoniste, Robert, est un ancien héros vedette dénué de superpouvoirs qui peine à s'imposer à son équipe.
Un ovni dans le monde des jeux vidéos indépendantsToutes ces imperfections et notes d'humour prennent vie grâce au doublage des personnages du jeu. La distribution des rôles y est impressionnante. Robert, notamment, est incarné par Aaron Paul, acteur américain connu pour son rôle dans la série Breaking Bad.
Dispatch est un ovni dans le paysage du jeu vidéo indépendant, surtout à la lumière des récentes discussions sur la nature du « jeu indé », le droit de s’en réclamer et de recevoir un prix à ce titre. « Je pense que les jeux vidéo, tous les jeux vidéo créés, sont un miracle. Il y a tellement de disciplines qui doivent s'entrecroiser. De ce point de vue, le simple fait qu'une chose fonctionne est un miracle. Pour une équipe nouvelle et qui travaille ensemble, voilà comment je définirais les choses. Personne ne vous reconnait en tant qu'équipe tant que vous n'avez pas sorti votre jeu. Sortir un jeu vidéo que les gens trouvent vraiment cool est sans aucun doute difficile à faire », estime Peter Shorette.
L’équipe d'AdHoc Studio est ravie d’avoir été nommée aux Game Awards et le justifie par l’immense travail fourni pour réussir à sortir ce jeu en auto-édition avec une nouvelle équipe. Même s’ils auraient voulu être nommés dans d’autres catégories et qu'ils n’ont finalement pas gagné de prix, ils sont fiers d’avoir mené à bien sept ans de travail sur Dispatch. Pour l'instant, l'équipe réfléchit à la suite, encore surprise du succès du jeu vendu à un million de copies en 10 jours seulement.
À lire aussiPourquoi la France est toujours un grand du jeu vidéo mondial
By RFIIl n'est sorti qu'en octobre dernier et pourtant Dispatch, nommé aux Game Awards dans la catégorie du meilleur premier jeu vidéo, a réussi à marquer les esprits en peu de temps. Pour comprendre ce succès, RFI a discuté avec Nick Herman, le directeur créatif du jeu, et Pierre Shorette, écrivain et co-fondateur du studio AdHoc qui l’a développé.
Dispatch, qu'est-ce que c'est ? Imaginez un comic, une bande dessinée consacrée aux super héros mais dont chaque épisode raconte une histoire interactive à jouer. Vous êtes vous-même un ancien héros sur le déclin qui va devoir diriger un groupe d’anciens méchants en formation pour devenir de véritables héros. Grâce à votre expérience sur le terrain, vous êtes le mieux à même de savoir quel héros affecter à tel ou tel incident, selon leurs compétences et leurs affinités. Ainsi, le nom du jeu prend tout son sens.
« À l'origine, l'idée était d'avoir des acteurs en chair et en os sur un plateau à Hollywood pour créer quelque chose de semblable à ce que vous voyez dans le jeu. Mais c'est différent quand on tourne sur des plateaux physiques. À l'époque, c'était un centre d'appels de super héros, avec tous les éléments clés que cela implique », détaille Nick Herman.
Parmi les héros à affecter, on retrouve Invisigal, invisible quand elle retient sa respiration, mais asthmatique, ce qui lui complique la vie. Phenoméman, lui, est un équivalent de Superman, alien fort et héroïque, mais en dépression depuis sa rupture amoureuse. Le protagoniste, Robert, est un ancien héros vedette dénué de superpouvoirs qui peine à s'imposer à son équipe.
Un ovni dans le monde des jeux vidéos indépendantsToutes ces imperfections et notes d'humour prennent vie grâce au doublage des personnages du jeu. La distribution des rôles y est impressionnante. Robert, notamment, est incarné par Aaron Paul, acteur américain connu pour son rôle dans la série Breaking Bad.
Dispatch est un ovni dans le paysage du jeu vidéo indépendant, surtout à la lumière des récentes discussions sur la nature du « jeu indé », le droit de s’en réclamer et de recevoir un prix à ce titre. « Je pense que les jeux vidéo, tous les jeux vidéo créés, sont un miracle. Il y a tellement de disciplines qui doivent s'entrecroiser. De ce point de vue, le simple fait qu'une chose fonctionne est un miracle. Pour une équipe nouvelle et qui travaille ensemble, voilà comment je définirais les choses. Personne ne vous reconnait en tant qu'équipe tant que vous n'avez pas sorti votre jeu. Sortir un jeu vidéo que les gens trouvent vraiment cool est sans aucun doute difficile à faire », estime Peter Shorette.
L’équipe d'AdHoc Studio est ravie d’avoir été nommée aux Game Awards et le justifie par l’immense travail fourni pour réussir à sortir ce jeu en auto-édition avec une nouvelle équipe. Même s’ils auraient voulu être nommés dans d’autres catégories et qu'ils n’ont finalement pas gagné de prix, ils sont fiers d’avoir mené à bien sept ans de travail sur Dispatch. Pour l'instant, l'équipe réfléchit à la suite, encore surprise du succès du jeu vendu à un million de copies en 10 jours seulement.
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