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Cette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?
Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 9 janvier 2026. Je suis Fred Bauma, directeur exécutif d’Ebuteli.
L’année 2025 s’est terminée sur un sentiment contrarié. Alors que la grandiloquente cérémonie de signature des accords de paix entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis d’Amérique à Washington faisait naître les espoirs d’une fin de guerre, la réalité du terrain est rapidement venue rappeler la profondeur de l’enlisement violent du conflit. Les lignes de front ont brutalement contredit les promesses diplomatiques.
Uvira, capitale de refuge de la province du Sud-Kivu et importante frontière commerciale avec le Burundi, tombait entre les mains des rebelles. L’armée congolaise, une nouvelle fois, a été forcée de reculer. De même que les Wazalendo, qui faisaient la loi dans la cité. Et le Burundi, fragile plus que jamais, a fini par retirer une partie de ses troupes déployées en RDC. La guerre semblait alors s'approcher de la province du Tanganyika dans l’ex-Katanga. Un point de non-retour qu’il conviendrait d’éviter.
Les réactions verbales n’ont pas tardé. Et elles ont été aussi fortes les unes que les autres. Les USA, par la bouche du représentant permanent aux Nations Unies et du secrétaire d’État, ont condamné le Rwanda et enjoint le M23 de se retirer d’Uvira. L’Union européenne, la Belgique, la France, l’Angleterre ont aussi critiqué cette attaque. Et évidemment, pour le gouvernement congolais, il s’agit d’un énième acte d’agression rwandaise. Sous pression, l’AFC/M23 a annoncé se retirer d’Uvira, tout en demandant le déploiement d’une force neutre. Un mois plus tard, selon plusieurs sources, la ville d’Uvira est toujours sous le contrôle de la rébellion, et les actions de la communauté internationale se font toujours attendre.
La chute d’Uvira a confirmé plusieurs failles que la progression du M23 n’a cessé de révéler. D’une part, elle cristallise l’incapacité persistante du gouvernement congolais à résoudre cette crise militairement. D’autre part, elle montre aussi les limites des processus de paix en cours, ainsi que des mécanismes de suivi qui en découlent.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Ebuteli et le Groupe d'étude sur le CongoCette semaine, le président Tshisekedi a effectué deux visites à Luanda où il a eu des entretiens avec son homologue angolais. Une nouvelle initiative de paix est-elle en gestation sous l'égide de l'Angola ?
Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo. Nous sommes le vendredi 9 janvier 2026. Je suis Fred Bauma, directeur exécutif d’Ebuteli.
L’année 2025 s’est terminée sur un sentiment contrarié. Alors que la grandiloquente cérémonie de signature des accords de paix entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis d’Amérique à Washington faisait naître les espoirs d’une fin de guerre, la réalité du terrain est rapidement venue rappeler la profondeur de l’enlisement violent du conflit. Les lignes de front ont brutalement contredit les promesses diplomatiques.
Uvira, capitale de refuge de la province du Sud-Kivu et importante frontière commerciale avec le Burundi, tombait entre les mains des rebelles. L’armée congolaise, une nouvelle fois, a été forcée de reculer. De même que les Wazalendo, qui faisaient la loi dans la cité. Et le Burundi, fragile plus que jamais, a fini par retirer une partie de ses troupes déployées en RDC. La guerre semblait alors s'approcher de la province du Tanganyika dans l’ex-Katanga. Un point de non-retour qu’il conviendrait d’éviter.
Les réactions verbales n’ont pas tardé. Et elles ont été aussi fortes les unes que les autres. Les USA, par la bouche du représentant permanent aux Nations Unies et du secrétaire d’État, ont condamné le Rwanda et enjoint le M23 de se retirer d’Uvira. L’Union européenne, la Belgique, la France, l’Angleterre ont aussi critiqué cette attaque. Et évidemment, pour le gouvernement congolais, il s’agit d’un énième acte d’agression rwandaise. Sous pression, l’AFC/M23 a annoncé se retirer d’Uvira, tout en demandant le déploiement d’une force neutre. Un mois plus tard, selon plusieurs sources, la ville d’Uvira est toujours sous le contrôle de la rébellion, et les actions de la communauté internationale se font toujours attendre.
La chute d’Uvira a confirmé plusieurs failles que la progression du M23 n’a cessé de révéler. D’une part, elle cristallise l’incapacité persistante du gouvernement congolais à résoudre cette crise militairement. D’autre part, elle montre aussi les limites des processus de paix en cours, ainsi que des mécanismes de suivi qui en découlent.
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