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Or


Francis Méléard codirige Tonton Gégé, une société qui connecte les bouteilles de vin pour recréer le lien entre le vigneron et le consommateur. Il en est à sa dixième entreprise, avec une revente à son actif, et il assume de ne rien connaître au vin au départ. Selon lui, c'est justement ce qui lui permet de voir ce que la filière ne voit plus.
Tout est parti d'un dîner dans le Sud pour une famille américaine. Il va chercher les bouteilles chez un caviste qui lui raconte l'histoire de chaque vin pendant un quart d'heure. Plutôt que de tout retenir, il lui demande de s'enregistrer, découpe les audios, colle des QR codes sur les bouteilles. Le lendemain, la cliente rappelle : son père a passé la soirée à tout scanner.
Dans cet épisode, il raconte ce qu'il a découvert en entrant dans la filière. Des domaines qui mettent un an à démarrer après avoir dit oui. Des bases clients de plusieurs milliers de contacts qui dorment dans un fichier et ne sont jamais relancées. Un audit de 70 maisons de vin et de champagne dont seulement 8 % savent répondre correctement à une intelligence artificielle. Et un business fait à 98 % par les professionnels, où le consommateur final reste un angle mort.
Il parle aussi de ce que les données révèlent : la question la plus posée par ceux qui scannent n'est pas la note du vin ni le prix, mais qui est le vigneron derrière la bouteille. Une coopérative est passée de 40 000 à 1,2 million de bouteilles équipées après un simple test.
Et il livre une vision très directe de l'entrepreneuriat : pourquoi on vend l'idée de monter une boîte comme une montagne, pourquoi l'équipe compte plus que l'idée, pourquoi il ne croit qu'au test sur le terrain, et pourquoi une partie des domaines ne survivra pas à leur propre inertie.
Si tu veux investir dans les vins et les spiritueux, le premier lien en description te permet de candidater pour rejoindre le club Resell Alcool.
Meleard Francis / Tonton Gégé
https://www.linkedin.com/in/fmeleard/
https://tontongg.com/
Hugo
https://www.instagram.com/resellalcool/
https://www.linkedin.com/in/hugo-bomont/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Emmanuel Delmas a passé quinze ans en sommellerie dans les plus grandes maisons parisiennes : Guy Savoy, la Tour d'Argent, le Plaza Athénée chez Alain Ducasse, Lasserre, puis le Fouquet's. Aujourd'hui, il forme des passionnés et des professionnels au vin à travers son Académie.
Dans cet épisode, il raconte les coulisses que le grand public ne voit jamais. Les 16 heures de service par jour chez Guy Savoy pour un salaire misérable. Les 8 500 références de la carte de la Tour d'Argent. Un Château Latour 1918 vendu à un client. Un Yquem 1847 dans un club privé londonien, à l'époque où des financiers se défiaient sur les additions les plus chères. Et la fois où il a demandé qu'on augmente le prix du Petrus sur la carte pour le protéger d'un client qui n'en comprenait pas une goutte.
Il explique aussi pourquoi les grands vins se méritent, pourquoi Petrus déçoit souvent ceux qui le paient très cher, et comment il a recadré une table de clients persuadés d'être des experts en champagne.
Puis on parle de sa reconversion : le blog lancé en 2005 et écrit la nuit après le service, le passage au digital, l'apprentissage de la vente et du copywriting, et la création de son Académie. Il est très direct sur le WSET, sur l'intelligence artificielle en dégustation, sur les vins sans alcool, et sur la filière qui panique face à la baisse de consommation chez les jeunes.
Il termine avec des domaines à moins de 15 € qu'il recommande, et une conviction : le vin est un vrai ascenseur social.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
À 25 ans, Nino est sommelier pour le groupe Jumeirah à Dubaï. Avant ça, il est passé par les plus grandes tables françaises, dont la maison d'Anne-Sophie Pic, avant qu'une ouverture de restaurant ne le fasse basculer aux Émirats.
Dans cet épisode, il raconte sans filtre ce qu'il voit tous les soirs : les additions à 140 000 dirhams, un couple écossais parti d'un chablis à vis pour finir à 25 000 dirhams, les dîners verticaux en DRC à 15 000 € la table, 12 huîtres commandées uniquement pour la photo, et un pourboire de 20 000 € laissé par erreur volontaire.
Mais on va bien plus loin que les anecdotes. On parle de la réalité économique du vin à Dubaï : un côtes-du-rhône acheté 4 € au vigneron qui se retrouve à 100 € sur la carte, à cause d'une triple taxation. De la frustration d'un sommelier formé en France qui n'a plus accès à la profondeur de cave à laquelle il était habitué. De la différence entre un vrai passionné et un buveur d'étiquettes. Et de son avis franc sur Bordeaux, sur la spéculation autour de Rayas ou de Petrus, et sur les vignerons qui n'arrivent plus à vivre de leur récolte.
Si tu veux investir dans les vins et les spiritueux, le premier lien en description te permet de candidater pour rejoindre le club Resell Alcool.
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