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Le 29 septembre 2026, le Maroc confie pour la première fois de son histoire la direction de son gouvernement à une femme, Fatima Ezzahra El Mansouri — ancienne maire de Marrakech.
Dans cet épisode, Fouad regarde ce moment avec retenue : ni soutien ni critique, mais ce que cette première dit du pays et ce qu'elle exige. Une trajectoire née à Marrakech, un symbole que des chiffres viennent tempérer (plus de députées, mais un taux d'activité des femmes qui résiste), un regard depuis l'autre rive (la France n'a connu que deux cheffes de gouvernement), et les défis qui l'attendent — coalition, défiance, participation en recul, chantiers de fond. Elle sera jugée sur ses actes, comme tout responsable. Et une pensée, surtout, pour les jeunes Marocaines : ce jour ne leur promet rien, il leur montre seulement que c'est possible.
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Un soir dans le désert d'Agafay : 400 invités, une table dressée sous les étoiles, tout semble couler de source. Ce qu'ils ne sauront jamais, c'est qu'il a fallu six mois de travail et une centaine de décisions invisibles.
Dans cet épisode, Fouad fait passer dans la lumière les « soldats de l'ombre » du MICE. Ce qu'est un DMC (l'agence de l'agence, dont la réussite se mesure à son effacement), le gros du travail qui se joue avant que tout commence, le poids bien réel d'un secteur invisible, deux missions dont il est fier (le Real Madrid à la Coupe du monde des clubs, une délégation aux Assemblées FMI-Banque mondiale), et l'art de garder le sourire le jour J quand tout vacille. Un hommage aux artisans cachés de l'événementiel — et à Meriame, son épouse à la tête d'Unitour, et à Paula, sa mère et fondatrice. Quand on l'exerce par amour du travail bien fait, l'ombre a sa propre lumière.
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Il y a des dimanches en moto qui ne ressemblent à aucun autre. Le 20 septembre, à Marrakech, une trentaine de riders ont pris leur place dans une chaîne mondiale : le One Ride, le grand rendez-vous Royal Enfield où, le même jour, partout sur la planète, on sort sa machine et on roule ensemble.
Dans cet épisode, Fouad raconte cette journée — le café et les casques à la concession, le départ et la formation qui se met en place, la montée vers Asni et Moulay Brahim, le plateau du Kik où le souffle se suspend, puis le lac de Lalla Takerkoust et la table d'après. Un roulage propre et sûr, tout le contraire du chaos urbain, et cette évidence qui revient : la moto, au fond, c'est l'excuse — ce qu'on vient vraiment chercher, ce sont les gens.
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Un carrefour de Marrakech, un matin comme les autres : une mobylette grille le feu, remonte à contresens, s'engouffre sur un trottoir où marchent des enfants — et personne ne s'étonne.
C'est là le problème : on a fini par trouver normal l'inacceptable. Dans cet épisode, un coup de gueule assumé, mais lucide, de Fouad — lui-même motard. Les chiffres accablants (un record de morts sur les routes, les deux-roues et les piétons en première ligne, Marrakech tristement en tête), la mobylette reine du désordre et le casque qui sauve, la responsabilité partagée du piéton et de l'automobiliste, la médina livrée aux moteurs, puis des solutions concrètes et connues : rendre la médina aux piétons, contrôler, aménager, éduquer.
Rien de tout cela n'est une fatalité. Une ville se mérite — elle ne sera sauvée ni par les seules autorités, ni par les seuls citoyens, mais par les deux.
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Après une semaine à Rabat — ville propre, verte, fluide, sûre — Fouad rentre à Marrakech et fait ce que fait tout voyageur : il compare. Non pour dénigrer la ville qu'il aime et a choisie, mais parce que l'écart mérite mieux qu'un soupir.
Dans cet épisode, en essayiste et non en procureur : Rabat pensée comme un projet (statut de capitale, investissements, UNESCO), la propreté comme discipline invisible, la voirie qui fait respirer la ville, le vert comme luxe nécessaire, et la sécurité née d'une bonne gouvernance.
Avec cette conviction : l'excellence urbaine n'est pas un fantasme mais un choix tenu dans le temps — et une belle ville n'est pas que l'affaire des autorités, c'est aussi la somme de milliers de gestes quotidiens. Il aime Marrakech, et c'est parce qu'il l'aime qu'il la veut à la hauteur.
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Un touriste français passe la frontière marocaine en quelques minutes, sans formulaire ni frais. Au même moment, un jeune Marocain patiente des semaines pour un visa Schengen — dossier, assurance, 90 euros non remboursables même en cas de refus. Deux voyageurs, deux mondes.
Dans cet épisode, Fouad pose franchement la question de la réciprocité des visas, puis la retourne sans démagogie : l'ouverture assumée du Maroc, l'asymétrie que vit un Marocain, le visa comme rapport de force diplomatique, le poids financier des deux côtés, et la dignité au bout du guichet.
Sa réponse tient en trois mots : réciprocité intelligente et ciblée — ni fermeture, ni statu quo, mais l'ouverture comme levier de négociation. La frontière est un miroir ; le Maroc y a choisi de renvoyer un sourire, il est en droit qu'on le lui rende.
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À quelques jours du troisième anniversaire du séisme d'Al Haouz, Fouad ne parvient pas à écrire sur autre chose. Le soir du 8 septembre 2023, à 23h11, la terre a tremblé près de Marrakech ; en quelques secondes, des villages du Haut Atlas se sont effondrés.
Dans cet épisode, entre mémoire et espérance : ce que l'État a mis en place (le programme de reconstruction, les aides), mais aussi le terrain plus lent que les chiffres, et ces blessures qui ne figurent dans aucun tableau de bord. L'immense élan de solidarité des Marocains, d'ici et de l'autre rive ; la twiza, cette entraide immémoriale des montagnes. Et le devoir de ne pas oublier quand les caméras sont reparties. Se souvenir, ce n'est pas ressasser la douleur : c'est honorer ceux qui ne sont plus et tenir parole envers ceux qui restent.
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Dans chaque quartier du Maroc, il y a « moul l'hanout », l'épicier du coin — et derrière son comptoir, un petit carnet aux pages cornées qui contient l'un des plus beaux secrets de notre solidarité.
Dans cet épisode, Fouad raconte cet homme qui est bien plus qu'un commerçant : vigie, confident, filet de sécurité du quartier. L'art de vendre à l'unité, qui vend « de la dignité en petites portions ». Le carnet de crédit, « l'kredi » — une confiance sans contrat, sur la seule foi de la parole. Et le plus beau : ces bienfaiteurs anonymes qui viennent effacer des dettes en secret, sans laisser leur nom. Ce carnet est un miroir tendu à l'âme du Maroc — une solidarité qui n'est pas une politique, mais un réflexe. Un monde qui vacille, et qu'il faut préserver.À prolonger en lecture sur fouadhousni.ma. Si l'épisode vous parle, abonnez-vous et partagez-le.
En écho au coup de gueule de Fouzi Zemrani sur l'incivisme, Fouad ajoute sa pierre, depuis ses propres routes et ses convictions.
La route comme miroir le plus cru — un contrat de confiance qui, brisé, devient danger de mort ; l'incivisme des écrans, où l'anonymat abolit toute retenue ; le gaspillage de l'eau quand elle vient à manquer.
Puis cette idée forte : le civisme est le capital de confiance d'une société. Et une relecture, en citoyen et sans prêche, de ce que notre propre héritage — Coran et tradition prophétique — dit du respect de l'autre, un jour de Mawlid. Car aimer un pays, ce n'est pas seulement agiter son drapeau : c'est respecter sa rue, son eau, son voisin. On n'aime pas vraiment ce qu'on abîme.
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Il y a des sorties qu'on décide seul, et d'autres qui se décident à trente.
Ce samedi-là, une trentaine de Royal Enfield sur la route de Safi, aucune identique à sa voisine, pour une boucle de 450 km jusqu'à l'océan.
Dans cet épisode, Fouad raconte cette échappée d'une journée : la variété des machines sur le même parking, l'autoroute comme mal nécessaire, le moment où le paysage bascule après Chichaoua, la traversée du pays de l'arganier et de son arrière-pays digne, l'air qui change à l'approche de l'Atlantique, l'alizé, et l'arrivée à Moulay Bouzerktoune face à une mer qui ne ressemble à aucune autre.
Puis le retour par les petites routes, quand la lumière transforme la poussière en or. On part pour rouler, on revient avec des histoires.
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