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Or
« Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique, y compris des images pornographiques impliquant un ou plusieurs animaux, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. »
Ainsi débute l’article 227-24 du code pénal, en vigueur depuis 1994, qui succède à la loi prônant l’interdiction de certaines oeuvres audiovisuelles aux moins de 18 ans instituée en 1961 par Michel Debré pour “sauvegarder la morale de la jeunesse en péril”. Si aujourd’hui les lois et signalétiques mises en place pour protéger les jeunes gens sont bien connues et acceptées, on peut toutefois se demander si elles couvrent bien tous les potentiels « dangers » auxquels les enfants et adolescents sont confrontés, notamment à travers la musique, ou si elles ne sont pas, au contraire, une excuse bien pratique pour exercer une censure qui ne dit pas son nom.
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« Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique, y compris des images pornographiques impliquant un ou plusieurs animaux, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d'un tel message, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende lorsque ce message est susceptible d'être vu ou perçu par un mineur. »
Ainsi débute l’article 227-24 du code pénal, en vigueur depuis 1994, qui succède à la loi prônant l’interdiction de certaines oeuvres audiovisuelles aux moins de 18 ans instituée en 1961 par Michel Debré pour “sauvegarder la morale de la jeunesse en péril”. Si aujourd’hui les lois et signalétiques mises en place pour protéger les jeunes gens sont bien connues et acceptées, on peut toutefois se demander si elles couvrent bien tous les potentiels « dangers » auxquels les enfants et adolescents sont confrontés, notamment à travers la musique, ou si elles ne sont pas, au contraire, une excuse bien pratique pour exercer une censure qui ne dit pas son nom.