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En mai 1967, Pen Duick III est mis à l’eau à Lorient et entame superbement sa carrière. Ce plan dessiné par Eric Tabarly lui-même et construit par les Chantiers de la Perrière remporte dès l’été venu la Channel Race et la Morgan Cup en Manche ainsi que la Gotland Race en mer Baltique, avant de se présenter sur la ligne de départ de la Rolex Fastnet Race au mois d’août.
Déjà redouté par les concurrents anglo-saxons, majoritaires à l’époque, ce bateau en aluminium à bouchains - reconnaissable à son étrave à guibre et à son gréement de goélette - ne ressemble à rien de connu et fait sensation à Cowes. « Il était surnommé le vilain petit canard français » par les journaux anglais, raconte Gérard Petipas, navigateur à bord et témoin privilégié de ce premier épisode du podcast le Roman du Fastnet.
Ces deux vainqueurs racontent passionnément les difficultés de la navigation d’alors. La sortie du Solent, où les courants imposent d’aller taquiner du bulbe les bancs de sable ; la navigation astronomique pour recaler son estime en mer celtique ; les voiles à recoudre à l’intérieur, travail dont se charge volontiers Guy Tabarly, le père d’Eric ; la stratégie à l’aveugle sur toute la descente depuis le phare… jusqu’à recevoir un appel du sémaphore du cap Lizard, dernière vigie avant l’arrivée à Plymouth : « Vous êtes premiers ! » Gérard Petipas se souvient : « Eric pensait que j’avais mal compris, car on imaginait mal avoir battu des bateaux beaucoup plus grands. C’était quand même une grande satisfaction ! »
Générique : Pass it on
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Pierre-Marie BourguinatEn mai 1967, Pen Duick III est mis à l’eau à Lorient et entame superbement sa carrière. Ce plan dessiné par Eric Tabarly lui-même et construit par les Chantiers de la Perrière remporte dès l’été venu la Channel Race et la Morgan Cup en Manche ainsi que la Gotland Race en mer Baltique, avant de se présenter sur la ligne de départ de la Rolex Fastnet Race au mois d’août.
Déjà redouté par les concurrents anglo-saxons, majoritaires à l’époque, ce bateau en aluminium à bouchains - reconnaissable à son étrave à guibre et à son gréement de goélette - ne ressemble à rien de connu et fait sensation à Cowes. « Il était surnommé le vilain petit canard français » par les journaux anglais, raconte Gérard Petipas, navigateur à bord et témoin privilégié de ce premier épisode du podcast le Roman du Fastnet.
Ces deux vainqueurs racontent passionnément les difficultés de la navigation d’alors. La sortie du Solent, où les courants imposent d’aller taquiner du bulbe les bancs de sable ; la navigation astronomique pour recaler son estime en mer celtique ; les voiles à recoudre à l’intérieur, travail dont se charge volontiers Guy Tabarly, le père d’Eric ; la stratégie à l’aveugle sur toute la descente depuis le phare… jusqu’à recevoir un appel du sémaphore du cap Lizard, dernière vigie avant l’arrivée à Plymouth : « Vous êtes premiers ! » Gérard Petipas se souvient : « Eric pensait que j’avais mal compris, car on imaginait mal avoir battu des bateaux beaucoup plus grands. C’était quand même une grande satisfaction ! »
Générique : Pass it on
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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