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Voici l'article modifié à la première personne :
Dans ce 160 ème épisode de Digital Feeling, j'ai le plaisir de recevoir Éric Hazan, ancien senior partner en conseil stratégique, investisseur et co-auteur avec Olivier Sibony du livre Faut-il encore décider ? Un ouvrage aussi philosophique que pragmatique, qui interroge notre rapport à la décision à l'ère de l'intelligence artificielle.
De quoi parle ce livre ?Structuré en trois parties : l'histoire de l'IA, l'IA ou moi, qui décide ? et dans quelle société voulons-nous vivre ?
le livre d'Éric Hazan et Olivier Sibony ne traite pas uniquement d'intelligence artificielle. Il place la décision humaine au cœur du sujet, et utilise la puissance de l'IA pour nous forcer à reconsidérer nos propres processus de jugement.
Quand l'algorithme surpasse l'humain
Éric Hazan cite une étude saisissante : en radiologie, un médecin seul pose un bon diagnostic dans 74 % des cas, l'IA dans 90 %… mais lorsqu'on donne l'IA au médecin en assistant, on retombe à 76 %. En d'autres termes, l'humain dégrade les performances de la machine par excès de confiance en son propre jugement. Une leçon d'humilité qui questionne nos réflexes décisionnels.
La cartographie des décisions : conquises, co-décidées, interdites
Éric Hazan propose un cadre concret : certaines décisions peuvent et doivent être déléguées à l'IA (logistique, détection de fraude, certains diagnostics), d'autres doivent rester en co-décision (recrutement, médecine complexe), et d'autres encore appartiennent au domaine interdit, notamment la décision judiciaire, où un être humain doit juger un autre être humain, les yeux dans les yeux.
L'aversion algorithmique : pourquoi on pardonne l'erreur humaine mais pas celle de la machine
Un paradoxe troublant que j'ai souhaité mettre en lumière dans cet épisode : nous tolérons l'erreur humaine parce qu'elle nous semble compréhensible. Mais une seule erreur algorithmique suffit à faire s'effondrer la confiance. Pourtant, si la machine se trompe 20 % moins souvent que nous… ne devrait-on pas la suivre davantage ?
Compass, l'algorithme discriminant des tribunaux américains
J'aborde avec Éric ce cas emblématique : un outil de prédiction de récidive utilisé dans le système judiciaire américain, qui reproduisait les biais racistes contenus dans les données historiques. Paradoxe révélateur : l'algorithme n'a pas créé les discriminations, il les a rendues visibles. Ce qui pose une question essentielle : qui audite ? Selon quels critères ? À quelle fréquence ?
Gouvernance, démocratie et souveraineté numérique
Peut-on faire confiance aux grandes entreprises technologiques américaines qui détiennent les infrastructures de l'IA mondiale ? Mistral est-il à la hauteur de l'enjeu européen ? J'interroge Éric Hazan sur la fracture IA, le retard technologique de l'Europe, et la nécessité d'une gouvernance démocratique, pas seulement réglementaire, où les citoyens participent à la définition des objectifs que l'IA est chargée d'optimiser.
La recommandation actionnable pour les dirigeants
Cartographiez vos 20 décisions les plus importantes. Pour chacune, posez-vous trois questions : est-ce que l'IA pourrait faire mieux ? Qui porte la responsabilité ? Est-ce une décision interdite ? Cet exercice, avant même tout déploiement technologique, transforme déjà la façon dont une organisation pense et pilote ses décisions.
Ma question personnelle à ÉricUne décision qu'il ne confierait jamais à une machine ? Le pardon. Parce qu'il y a des actes qui engagent notre humanité et qui ne se réduisent pas à une optimisation.
Le livreFaut-il encore décider ? — Éric Hazan & Olivier Sibony Disponible sur Amazon, à la Fnac et dans toutes les bonnes librairies indépendantes.
🔗 Retrouvez Éric Hazan sur LinkedIn.
Vous avez aimé cet épisode ?
Partagez-le, laissez un avis et abonnez-vous à Digital Feeling pour ne rater aucune conversation sur l'IA, le numérique et leurs impacts sur notre société.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Elodie ChenolVoici l'article modifié à la première personne :
Dans ce 160 ème épisode de Digital Feeling, j'ai le plaisir de recevoir Éric Hazan, ancien senior partner en conseil stratégique, investisseur et co-auteur avec Olivier Sibony du livre Faut-il encore décider ? Un ouvrage aussi philosophique que pragmatique, qui interroge notre rapport à la décision à l'ère de l'intelligence artificielle.
De quoi parle ce livre ?Structuré en trois parties : l'histoire de l'IA, l'IA ou moi, qui décide ? et dans quelle société voulons-nous vivre ?
le livre d'Éric Hazan et Olivier Sibony ne traite pas uniquement d'intelligence artificielle. Il place la décision humaine au cœur du sujet, et utilise la puissance de l'IA pour nous forcer à reconsidérer nos propres processus de jugement.
Quand l'algorithme surpasse l'humain
Éric Hazan cite une étude saisissante : en radiologie, un médecin seul pose un bon diagnostic dans 74 % des cas, l'IA dans 90 %… mais lorsqu'on donne l'IA au médecin en assistant, on retombe à 76 %. En d'autres termes, l'humain dégrade les performances de la machine par excès de confiance en son propre jugement. Une leçon d'humilité qui questionne nos réflexes décisionnels.
La cartographie des décisions : conquises, co-décidées, interdites
Éric Hazan propose un cadre concret : certaines décisions peuvent et doivent être déléguées à l'IA (logistique, détection de fraude, certains diagnostics), d'autres doivent rester en co-décision (recrutement, médecine complexe), et d'autres encore appartiennent au domaine interdit, notamment la décision judiciaire, où un être humain doit juger un autre être humain, les yeux dans les yeux.
L'aversion algorithmique : pourquoi on pardonne l'erreur humaine mais pas celle de la machine
Un paradoxe troublant que j'ai souhaité mettre en lumière dans cet épisode : nous tolérons l'erreur humaine parce qu'elle nous semble compréhensible. Mais une seule erreur algorithmique suffit à faire s'effondrer la confiance. Pourtant, si la machine se trompe 20 % moins souvent que nous… ne devrait-on pas la suivre davantage ?
Compass, l'algorithme discriminant des tribunaux américains
J'aborde avec Éric ce cas emblématique : un outil de prédiction de récidive utilisé dans le système judiciaire américain, qui reproduisait les biais racistes contenus dans les données historiques. Paradoxe révélateur : l'algorithme n'a pas créé les discriminations, il les a rendues visibles. Ce qui pose une question essentielle : qui audite ? Selon quels critères ? À quelle fréquence ?
Gouvernance, démocratie et souveraineté numérique
Peut-on faire confiance aux grandes entreprises technologiques américaines qui détiennent les infrastructures de l'IA mondiale ? Mistral est-il à la hauteur de l'enjeu européen ? J'interroge Éric Hazan sur la fracture IA, le retard technologique de l'Europe, et la nécessité d'une gouvernance démocratique, pas seulement réglementaire, où les citoyens participent à la définition des objectifs que l'IA est chargée d'optimiser.
La recommandation actionnable pour les dirigeants
Cartographiez vos 20 décisions les plus importantes. Pour chacune, posez-vous trois questions : est-ce que l'IA pourrait faire mieux ? Qui porte la responsabilité ? Est-ce une décision interdite ? Cet exercice, avant même tout déploiement technologique, transforme déjà la façon dont une organisation pense et pilote ses décisions.
Ma question personnelle à ÉricUne décision qu'il ne confierait jamais à une machine ? Le pardon. Parce qu'il y a des actes qui engagent notre humanité et qui ne se réduisent pas à une optimisation.
Le livreFaut-il encore décider ? — Éric Hazan & Olivier Sibony Disponible sur Amazon, à la Fnac et dans toutes les bonnes librairies indépendantes.
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