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Solidité, souplesse, dérangement : la posture au cœur de la supervision
Rene David Hadjadj propose une vision exigeante et incarnée de la posture du superviseur. Pour lui, celle-ci repose sur un subtil dosage entre solidité intérieure, capacité d’adaptation et courage d’oser poser une parole dérangeante. Il décrit la posture comme colonne vertébrale de l’accompagnement, celle qui structure la relation et permet un cadre clair, propice à la transformation.
Le dérangement, une question de posture éthique et intuitive
Le dérangement n’est pas une provocation gratuite. Il est une clé de lecture, un moment d’intuition. Poser une question qui fait effraction dans un récit bien rôdé, c’est offrir au client une opportunité de voir autrement. Mais cela exige du superviseur qu’il sache contenir l’émotion qui surgit, accueillir l’inattendu, et nommer ce qui se passe. Le dérangement devient alors un levier de croissance.
L’inconfort comme moteur de transformation
Superviser, c’est accepter que le mouvement naisse de l’inconfort. Une posture ajustée permet de naviguer dans l’inconnu du client sans fuir les tensions. Parfois, c’est le silence qui dérange. Parfois, une phrase. Une remarque impertinente. Le superviseur est invité à jongler entre retenue et impact, dans une dentelle relationnelle à la fois fine et puissante.
Entre implication et neutralité : un positionnement lucide
René-David rejette l’idée d’une neutralité absolue. L’implication est nécessaire, mais elle se vit dans la clarté éthique. Le superviseur est traversé par ses émotions, ses intuitions, ses jugements. Il en fait un matériau de travail, sans se mettre au centre. Il s’agit moins d’effacer son cadre que d’en être conscient pour mieux rejoindre celui du client.
Supervision : un espace identitaire et réflexif
La supervision n’est pas qu’un espace de soutien ou de régulation, elle est un lieu de transformation identitaire. Elle interroge les croyances du coach sur sa pratique, son rôle, sa valeur. Elle éclaire ses angles morts, parfois ses fragilités. Pour cela, le superviseur doit lui-même être supervisé, dans une logique de cohérence, d’éthique et de croissance continue.
Transmettre la posture : entre pratique, exigence et finesse
Chez IDSUP, l’apprentissage de la supervision repose sur l’expérience. La formation privilégie la mise en situation, le feedback entre pairs, et la diversité des pratiques. C’est par la répétition, l’entraînement et l’affinage que se construit une posture ajustée. Martine et René-David insistent sur la nécessité d’un processus pédagogique exigeant, mêlant cadre théorique et pratique de terrain.
Choix musicaux :
En ouverture de l'épisode : Emerald Rush de Jon HopKins
En clôture : Paper aéroplane de Angus et Julia Stone
Date d'enregistrement :
L'enregistrement s'est déroulé à Paris le mercredi 19 mars 2025.
Pour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :
Pour plus d'informations sur Rene David Hadjadj, vous pouvez :
Cette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via :
© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025
By VolleSolidité, souplesse, dérangement : la posture au cœur de la supervision
Rene David Hadjadj propose une vision exigeante et incarnée de la posture du superviseur. Pour lui, celle-ci repose sur un subtil dosage entre solidité intérieure, capacité d’adaptation et courage d’oser poser une parole dérangeante. Il décrit la posture comme colonne vertébrale de l’accompagnement, celle qui structure la relation et permet un cadre clair, propice à la transformation.
Le dérangement, une question de posture éthique et intuitive
Le dérangement n’est pas une provocation gratuite. Il est une clé de lecture, un moment d’intuition. Poser une question qui fait effraction dans un récit bien rôdé, c’est offrir au client une opportunité de voir autrement. Mais cela exige du superviseur qu’il sache contenir l’émotion qui surgit, accueillir l’inattendu, et nommer ce qui se passe. Le dérangement devient alors un levier de croissance.
L’inconfort comme moteur de transformation
Superviser, c’est accepter que le mouvement naisse de l’inconfort. Une posture ajustée permet de naviguer dans l’inconnu du client sans fuir les tensions. Parfois, c’est le silence qui dérange. Parfois, une phrase. Une remarque impertinente. Le superviseur est invité à jongler entre retenue et impact, dans une dentelle relationnelle à la fois fine et puissante.
Entre implication et neutralité : un positionnement lucide
René-David rejette l’idée d’une neutralité absolue. L’implication est nécessaire, mais elle se vit dans la clarté éthique. Le superviseur est traversé par ses émotions, ses intuitions, ses jugements. Il en fait un matériau de travail, sans se mettre au centre. Il s’agit moins d’effacer son cadre que d’en être conscient pour mieux rejoindre celui du client.
Supervision : un espace identitaire et réflexif
La supervision n’est pas qu’un espace de soutien ou de régulation, elle est un lieu de transformation identitaire. Elle interroge les croyances du coach sur sa pratique, son rôle, sa valeur. Elle éclaire ses angles morts, parfois ses fragilités. Pour cela, le superviseur doit lui-même être supervisé, dans une logique de cohérence, d’éthique et de croissance continue.
Transmettre la posture : entre pratique, exigence et finesse
Chez IDSUP, l’apprentissage de la supervision repose sur l’expérience. La formation privilégie la mise en situation, le feedback entre pairs, et la diversité des pratiques. C’est par la répétition, l’entraînement et l’affinage que se construit une posture ajustée. Martine et René-David insistent sur la nécessité d’un processus pédagogique exigeant, mêlant cadre théorique et pratique de terrain.
Choix musicaux :
En ouverture de l'épisode : Emerald Rush de Jon HopKins
En clôture : Paper aéroplane de Angus et Julia Stone
Date d'enregistrement :
L'enregistrement s'est déroulé à Paris le mercredi 19 mars 2025.
Pour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :
Pour plus d'informations sur Rene David Hadjadj, vous pouvez :
Cette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via :
© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025