Bonjour mes amis ? Pour un master international de l' ;université de Toulouse, jedonnais une matinée de conférences en anglais. J' ;avais la liste des 20 étudiants, maisdifficile de prononcer leurs noms, alors je demande à chacun d' ;où il vient, et c' ;esttreize pays différents : Brésil, Ghana, Ruanda, France, Pologne, Turquie, Iran,Pakistan, Inde, Népal, Corée, Vietnam, et trois villes de Chine à 2000 km l' ;une del' ;autre. Je fais mes conf, 2x2h avec plein de diapos imagées, et je vois que ça lesintéresse car ils posent plein de questions, et on en discute. Une matinée très vivante,donc, mais fatigante. En début d' ;après-m j’ai une réunion sur le même site, alors je nerentre pas déjeuner chez moi mais je vais à la cafétéria pour pique-niquer en attendantma réunion. Quand je me lève pour aller chercher un café, et je vois débarquer lesétudiants du Master. Ils reviennent du restau-U, me font un sourire et regroupent deschaises dispersée pour s' ;installer dans un coin. Je les observe de loin. Ils se sont misà discuter, très sérieusement, en piquant parfois un fou-rire collectif. La jeunepolonaise prend des notes sur un cahier cartonné. Chacun parle à son tour, et tout lemonde écoute celui ou celle qui parle, le visage tendu vers lui, les yeux souriants. Jesuis « scotché » comme on dit, et je n’arrive plus à lire. Je les regarde, je les écouteavec ravissement. Que font-ils ? Je ne sais pas trop, alors je m’approche discrètement.Il me semble qu’ils préparent un travail collectif, qu' ;il leur a été donné de faire. Ungenre d’exposé scientifique, qu’ils communiqueront par vidéoconférence avec un autregroupe d’étudiants, aux États-Unis je crois. En plus de préparer ce qu’ils vont dire, etcomment le travailler, ils se répartissent aussi les tâches : (à une grande africaine) " ;Toi,tu expliques bien, faudrait que ce soit toi parles en premier" ;, (à un petit chinois, qu' ;al' ;air d' ;un gamin) " ;Toi, t' ;es le roi des ordinateurs, veux-tu prendre la technique ?" ;, et ilscontinuent…