Le clin d'oeil de Denis Corpet

Le clin d'oeil de Denis Corpet

By Radio PrésenceSociety & Culture
Download on the App Store

Le clin d'oeil de Denis Corpet episodes

  • Chauffez vos Boutons
    Bonjour mes amis  ? Les insectes n' ;ont pas été créés pour nous ennuyer,mais parfois on se le demande : ces moustiques qui pourrissent nos soiréesd' ;été, ces guêpes qui s' ;invitent à notre table, quelle plaie  ! On redoute lespiqûres qui grattent ou qui font mal. J' ;expliquais l' ;an dernier sur cette radiocomment se débarrasser des boutons d' ;aoûtats qui grattent si fort et silongtemps. Ce qui stoppe définitivement le prurit, c' ;est la chaleur : le sèche-cheveux me semblait un accessoire superflu, car je n' ;ai pas un poil sur lecaillou. Il m' ;est devenu indispensable pour me débarrasser des aoûtats.Avez-vous essayé  ? Ça marche, mais ce n' ;est pas commode, surtout loinde chez soi. Un sèche-cheveux c' ;est encombrant, faut une prise de courant,et ça chauffe bien trop large pour un petit bouton.
    3 min
  • Manifs & Casseurs
    J'étais à Paris le 17 octobre, hébergé à Vanves j'avais une formation près de la Bastille. A l'aller j'avais traversé sans encombre avec mon vélo immense cortège des lycéens qui défilaient pacifiquement, souvent avec leurs profs. Au retour, j'ai dû contourner la Bastille, car ça pétait de partout dans le brouillard irrespirable des bombes lacrymogènes. A Toulouse aussi j'ai croisé des milliers de jeunes défilant dans le calme, les 6 et 24 octobre. Frappé par le contraste entre ce que j'ai vu, et les gros titres des journaux sur les émeutes, j'ai lu quelques articles de fond, et voilà ce que j'ai compris (ce n'est qu'un point de vue, le votre peut différer). D'après ce que j'ai lu et vu, défilaient dans la rue des centaines de milliers de manifestants pacifiques, jeunes et adultes. Les uns très déçus par le lycée et l'université, et mettant en cause l'opacité de Parcoursup. Les autres écrasés par les prix chers, l'essence surtout pour ceux qui dépendent d'une voiture, et réclamant plus de justice fiscale et sociale. Par ailleurs, des petits groupes violents et très mobiles, ni étudiants ni politisés d'après les enquêtes sérieuses, ont profité des manifs pour casser des vitrines et brûler des équipements publics.Ils étaient suivis par des pilleurs opportunistes, ravis de l'aubaine. Nos média ont focalisé sur ces casseurs, pourtant relativement peu nombreux, et ces reportages effrayants, pleins de bruits et de flammes, ont été très regardés. Mais la presse étrangère a critiqué cet angle de vue des média français. Elle a aussi mis en cause la répression musclée de la police contre de très jeunes gens, et, au début, l'absence d'écoute des politiques. Où trouver dans ces évènements l’occasion d'espérer ? Les lycéens et étudiants de la Gen-Z sont inquiets de l'avenir du monde, à juste titre, entre le réchauffement inéluctable et les régimes autoritaires et guerriers. On croyait ces jeunes recroquevillés sur leurs écrans, mais voilà qu' ;ils osent sortir dehors et agir ensemble, avec des panneaux humoristiques ou poétiques, pour dire leur inquiétude et afficherleurs revendications : leur capacité d'agir collectivement dans le monde réel, pour faire jouer la démocratie, me réjouit. Et j'entends Dieu me dire  : Regarde bien Denis, pour voir au-delà de ces dégradations inadmissibles. Écoute cette détresse des jeunes devant un avenir qui leur semble bouché. Écoute aussi la détresse des gilets jaunes, étranglés par le prix de l'essence ; Car comment le gouvernement pourrait-il écouter ces clameurs si moi-même je ne les entends pas. Quand les manifestants sont si nombreux, c'est de l'écoute qu'on attend du gouvernement, pas du mépris et de la répression. Alors, même tardives, les réunions de concertation me réjouissent, et j'espère qu'elles donneront des fruits, même si les réponses ne sont pas évidentes.
    4 min
  • Esprit caniculaire
    On chante à l’église «  Trouver dans nos vies taprésence…  », ou comme dit Saint Ignace«  Trouver Dieu en touteschoses  ». Je cherche avec vous où est Dieu dans ma vie, dans nos viesde tous les jours. Et voici une petite histoire vraie, de l’été.Il commence à faire frisquet le matin, mais cet été c’était la caniculepartout, en particulier dans les gares du sud de la France, bourrées devacanciers. A Toulouse-Matabiau, chacun attendait avec impatiencel’arrivée du train, forcément climatisé : de nos jours ils le sont tous. «  tou-dou-dum Le train de Montpellier entre en gare au quai 3, éloignez vousde la bordure du quai s’il vous plaît  » Aaah, voilà mon train. Je laissedescendre la foule en tenue légère, et je monte les 3 marches de monwagon derrière une énorme valise rouge tomate, précédée d’une énormedame en robe bleu-marine. J’avance dans le couloir en cherchant maplace (pas de bol, juste à coté de l’énorme dame), mais c’est bizarre, ilfait encore plus chaud dans ce train que dehors  ! Bon, ça va s’arranger.En m’asseyant j’interroge le jeune homme derrière moi : «  ben, j’crpoisqu’elle marche pas  », Pffff ! Et chacun de s’éventer au mieux, pourévaporer les grosses gouttes qui doucement coulent-aux fronts luisants.Cinq minutes après, le train repars, toujours aussi chaud. Mais l’adversitédélie les langues, et chacun de se plaindre, de commenter la chaleur del’été, la panne de climatisation, et que «  autrefois, dans tous les trainsc’était comme ça  ».Passe un contrôleur  : on le supplie, il se gratte la tête, fait demi-tour ensortant de sa poche une grosse clef en inox. Puis revient 5 minutes plustard, désolé. «   C’est vraiment une panne, je n’y peux rien. En faitj’aurais-du arrêter le train en gare de Toulouse  ! » (Ah, non, je pense)…et il repart vers l’avant. Mais quelques minutes après, un doux souffled’air vient me caresser le crâne, presque frais. Les fenêtres  ! Lecontrôleur, avec sa clef magique, a ouvert certaines fenêtres (je croyaisque ça n’existait plus), et le vent du dehors s’engouffre dedans. Onsoupire d’aise. Ça fait du bien ce courant d’air, même si c’est tiède. Et lesconversations reprennent entre des gens qui ne s’étaient jamaisrencontrés. Et c’est un train tout bruissant de dialogues et d’échangespersonnels qui entre en gare de Montpellier. Je dis au revoir àGeneviève, mon bonne grosse voisine de train. C’est devenue presqueune amie  : elle descend ici pour garder ses petits-enfants.Alors, ce souffle d’air frais, c’était l’Esprit de Pentecôte  ? Celui qui délieles langues et fait se comprendre les peuples étrangers  ? Je le croisvolontiers, et le remercie du voyage  ! «  Que l’Esprit généreux me soutienne  » car il me faut encore aider Geneviève à descendre samonstrueuse valise  !
    3 min
  • Jugement majoritaire
    Bonjour mes amis  ? L' ;an prochain on vote. On vote pour élire laprésidente ou le président de la République française. C' ;est majeur, etpourtant un tiers des gens vont s' ;abstenir. Quant à moi, même aupremier tour, je ne vais pas voter du tout ce que je veux : je voteraistratégique pour éviter ceux que je crains le plus. Et c' ;est certain qu' ;aufinal l' ;élu.e déplaira à la majorité des français. C' ;est tout de mêmedommage, comme chantent Bigflo & ; Oli  : ?Ah c' ;est dommage, on auraitpu l' ;faire, crois moi  ! Car faudrait pas changer grand-chose pour quechacun puisse voter avec bonheur, exprimer ce qu' ;il a sur le cœur, etqu' ;au final l' ;élu convienne au plus de monde possible. Dit comme ça, çasemble utopique.
    3 min
  • Sylvie-catéchiste
    Bonjour mes amis  ? Je vais souvent seul à la messe. Florence sertailleurs, ou elle se cache dans l' ;assemblée quand j' ;anime les chants aumicro. C' ;est très rare que nos enfants nous accompagnent à la messe : Ilshabitent Paris ou Lyon, ou ont pris leur distance avec l’Église. Dans cetteassemblée de la cathédrale, je repère beaucoup de visages amis  : ceuxde mon age sont, comme moi, seuls ou en couple. Mais Sylvie n' ;estjamais seule. A la messe du dimanche elle est toujours accompagnéepar des jeunes adultes, souriants et affectueux. Ils la dépassent d' ;unetête au moins, car Sylvie est petite. Ils sont attentifs et priants, sans quecela les empêche de parler un peu, discrètement, entre eux ou avec elle :questions brèves, ou remarques bienveillantes sur la liturgie en cours.Car ces jeunes qui entourent Sylvie ne sont pas ses enfants ni ses petits-enfants : ce sont des catéchumènes et des néophytes. Oui, notre égliseest emplie de nouveaux, qui cheminent vers le baptême ou vivent leurspremières années de chrétiens. Quarante baptêmes la nuit de Pâquesl' ;an dernier dans ma paroisse, et deux fois plus de catéchumènes enformation. Et c' ;est la petite Sylvie qui est chargée d' ;accueillir toutes lesfemmes qui frappent à la porte.
    3 min
  • Ange-couz'
    Bonjour mes amis  ? J' ;ai suivi Florence ce WE au mariage d' ;un neveu près deLyon, en traînant un peu les pieds. C' ;est pour la forme que j' ;ai râlé, car le TGVest bien commode, et mes 2 fils sont lyonnais. Hébergés chez l' ;un, véhiculépar l' ;autre, c' ;était bon de les voir, avec leur famille. Et puis, j' ;aime les messesde mariage. C' ;est des liturgies soignées où je repense à mon mariage, je priepour des gens que je vois trop peu, et où je chante de tout mon cœur. C' ;étaitun " ;grand mariage" ; : l' ;église était bondée de gens bien sapés, et j' ;avais sortimon nœud papillon. Ensuite, pendant le cocktail sous le ciel bleu, j' ;ai retrouvéavec plaisir plein de sœurs, de neveux, et de cousins, attentif à ne pas tropmanger avant le dîner. Ces dîners placés me sont un supplice. J' ;exagère unpeu, mais je n' ;aime guère être assis des heures avec des gens que je n' ;ai paschoisis, attendant longuement chaque plat en résistant au verre de vin qu' ;onremplit sous mon nez. Et puis, même quand on tient un bon sujet, parler n' ;estpas facile dans ce joyeux brouhaha qui brouille l' ;écoute, dérangé par desdiscours longs et nombreux, souvent mièvres (ceux des parents) ou méchants(ceux des amis). Mais samedi dernier, j' ;ai ri de bon cœur car les speechesétaient drôles sans être méchants.
    3 min
  • Aiguille des Glaciers
    Bonjour mes amis  ? J' ;aime à vous parler des beautés de la Création  : elleschantent la bonté de Dieu. Et ce dimanche Carine et moi avons escaladé l' ;éperonNord-Ouest de l' ;Aiguille des Glaciers. C' ;est une immense cathédrale de marbre, quipointe en avant de la crête, celle qui joint le petit Vignemale au grand Vignemale. Etc' ;était ça le plus beau : parcourir cette longue arête élégante, une chaînette ornéede clochetons entre l' ;aiguille des Glaciers et Chaussenque.Si belles aussi nos neuf heures d' ;escalade continue, raide mais pas trop dure,au coeur d' ;un cirque de piliers tendus vers le ciel : le grand Vignemale à droite,immense dalle blanche rayée de filons d' ;ophite et couronnée de rouge sombre, lepiton carré plus sombre encore, et tout à gauche le petit Vignemale, qu' ;on a dugrimper encore avant de poser le pied le sentier des vaches. Et puis sous notre piedgauche, une grosse part de meringue flambée  : c' ;est le reste du Glacier de Gaube,qui sans cesse gronde et croule, et la fin prochaine renforce sa beauté.
    4 min
  • Dieu sauve
    Bonjour mes amis  ? En juillet, sept retraitants m'ont été confiés, 4 puis 3 en retraite spirituelle. Pour écouter Dieu, ces femmes et ces hommes encore en activité ont choisi de quitter quelques jours travail, famille, loisirs. Pas facile de renoncer à une semaine de vacances  ! Ils avaient donc un grand désir, sans but précis. C'est des retraites ignatiennes, sans conférencier, pour laisser toute la place à Dieu dans le silence. Les accompagnateurs, dont j'étais, ont expliqué brièvement comment se mettre à l’écoute du Seigneur, à la façon d'Ignace de Loyola. Nous donnions des textes Bibliques pour la prière. Et nous écoutions chaque jour 30 min ce que la prière produisait en chacun, en posant quelques questions, mais sans répondre ni diriger. Je fus très heureux pendant ces retraites, et suis revenu gonflé à bloc pour m'y remettre l'an prochain. Cette manière d'écouter la Parole de Dieu dans le silence de la montagne a donné des fruits chez presque tous, qui recevaient chaque jour ou presque une lumière, une consolation, une indication pour leur vie. Quelle merveille d'en être témoin  !
    3 min
  • Vieillir
    Bonjour mes amis  ? Cet été trop chaud et trop long, avec ses nuitstorrides, j' ;ai l' ;impression que ça m' ;a fait vieillir de vingt ans  : je suis pluslent, j' ;ai mal aux jambes dans l' ;escalier, et j' ;ai bien du mal à meconcentrer devant mon ordinateur. Je ne peux me plaindre devant mescopains retraités car j' ;ai de la chance par rapport à ceux qui ont desérieux ennuis de santé, ou simplement de l' ;arthrose ou de l' ;embonpoint.Alors, au lieu de me plaindre, j' ;ai cherché les raisons de me réjouir. Déjà,vieillir c' ;est devenir sage, et puis c’est ce qu' ;on a trouvé de mieux pour nepas mourir jeune. Enfin c' ;est le lot commun, pourquoi échapperais-je ausort de mes frères et sœurs en humanité : on vieillit, c' ;est inéluctable,autant l' ;accepter.
    3 min
  • Zéro-infos à News-addict
    J'ai vécu sans nouvelles pendant 60 ans. Je ne lisais aucun journal quotidien ni hebdo, pas de télévision, et la radio c'était pour la musique. Je lisais en permanence des tirés-à-part de revues scientifiques en anglais, pour mon boulot, plus les revues que nous envoyaient des ONG charitables. Les infos majeures me parvenaient par les affiches des kiosques, et surtout par les conversations. Ainsi, à la pause café de mon labo j'interrogeais mes collègues : l'un était au PS, très politisé, un autre passionné par le Moyen-orient, et nos étudiants étrangers nous donnait des échos du monde. Je demandais à chacun son opinion, m'intéressant aussi à ce qu'il avait vu au cinéma ou à la télé. Je ne lisait des journaux qu'au moment des élections, ou quand je prenais l'avion. Dans ma famille on me considérait comme un extra-terrestre, car trois de mes proches sont de grands journalistes, dans des médias nationaux. Ils me disaient que c'était mal de me "couper" du monde, mais je n'arrivais pas à consacrer une heure par jour à lire un journal, car j'avais toujours une pile d'articles scientifiques en retard.
    3 min

About Le clin d'oeil de Denis Corpet

From the publisher's feed

Radio Présence - Médias récents