Notre chiffre du jour est 80 millions
C’est le nombre de personnes en situation de handicap recensées
dans l’Union Européenne en 2017.
Rapporté aux 450 millions d’habitants de l’UE recensé en 2020,
sans le Royaume-Uni donc,
cela représente un peu moins d’une personne d’une cinq.
Depuis 2001, le 30 avril est la journée mondiale
des mobilités et de l’accessibilité.
Les personnes à mobilité réduite, abrégés en PMR,
incluent un grand nombre de handicap
mais aussi les femmes enceintes, les personnes de petite taille
ou encore une partie des personnes âgées.
Celles-ci sont de plus en plus nombreuses en Occident,
c’est pourquoi la mobilité et l’accessibilité
font partie des priorités de l’UE depuis une grosse dizaine d’années.
Une question très large puisqu’elle recoupe l’urbanisme,
l’accès aux bâtiments officiels, mais aussi à l’éducation,
aux loisirs, au tourisme, à l’activité physique ou encore à la culture.
L’Union européenne cumule plusieurs facteurs propices
à augmenter la proportion de personnes à mobilité réduite :
une natalité faible, une espérance de vie élevée,
un solde migratoire faible et un accès aux soins important.
Le handicap en particulier est générateur de pauvreté, donc d’inégalité.
Or, la charte des droits fondamentaux de l’UE,
adoptée en 2000, établit dès son 1er article
que “la dignité humaine est inviolable”,
qu’elle doit “être respectée et protégée”.
La lutte contre les discriminations liées à l’accessibilité
s’est fortement accélérée depuis 2003,
proclamée “année européenne des personnes handicapées”.
Pourtant, et malgré une stratégie décennale entre 2010 et 2020,
il n’existe toujours pas de définition européenne commune
de l’accessibilité et les normes actuelles
présentent toujours de très grandes disparités entre les Etats membres.