Notre chiffre du jour est 23 632
23 632, c’est le nombre d’enfants
victimes de trafic d’être humain dans l’Union Européenne
d’après les chiffres publiés en 2013 par l’agence italienne Fides.
Nous sommes le 16 avril, c’est aujourd’hui
la journée mondiale contre l’esclavage des enfants.
23 632 en Europe donc, mais entre 5 et 8 millions dans le monde.
A ce titre, il convient de distinguer l’esclavage,
qui recoupe les pires formes de travail des enfants,
comme la prostitution ou les enfants soldats,
du travail considéré je cite comme “acceptable”
par le Bureau international du travail.
Cette dernière catégorie inclut les activités
qui n’empêchent pas la scolarisation,
comme les petits boulots d’adolescents
ou les enfants d’agriculteurs qui “donnent un coup de main”
dans l’exploitation familiale.
La distinction est obligatoire, en effet le travail des enfants,
loin d’être mal vu partout comme dans le monde occidental,
est présent dans l’écrasante majorité des pays du monde,
y compris en Italie et aux Etats-Unis.
Depuis 1992, le programme international pour l’abolition
du travail des enfants, ou IPEC, tente de fédérer
toutes les actions mondiales qui vont dans ce sens.
Trois ans après sa fondation, c’est le décès d’un pakistanais de 12 ans
qui a abouti à la création de cette journée mondiale.
Ce dernier avait tenté de dénoncer les mauvais traitements
dont il était victime. Il avait été vendu à une entreprise
pour rembourser une dette familiale.
Une pratique barbare, d’un autre temps,
et pourtant une réalité concrète pour encore au moins
23 632 enfants en Europe.