Depuis 2017, plus d'un français sur 5 est âgé de 65 ans ou plus.
L’espérance de vie augmente, mais avec elle, des inégalités criantes.
Elle dépasse 84 ans pour les hommes les plus riches
et atteint à peine 72 ans pour les plus pauvres.
12 années d’espérance de vie d'écart, qui tiennent aux inégalités.
Plus prosaïquement, la France peut compter sur des dépenses de santé
supérieures à la moyenne européenne : plus de 11% du PIB en 2017,
seul l'Allemagne fait mieux.
Mais là encore les inégalités ressurgissent :
deux tiers de ces dépenses sont allouées aux soins hospitaliers et aux soins de ville.
le nombre de médecin par habitant est stable : 3,2 pour 1000
en dessous de la moyenne européenne, à 3,6.
Le système repose sur un nombre très élevé d'infirmiers,
mais ceux ci sont parmi les plus précaires de l'OCDE.
La France est d'ailleurs médiocre en terme d'hospitalisations évitables
par la prévention ou la détection des pathologies,
loin derrière la Hongrie, la Pologne ou la Lituanie.
Et cela commence dès l'adolescence, avec le niveau d'activité physique
le plus faible de l'UE après l'Italie.
Financièrement, le système français est plus accessible que la moyenne européenne
mais près d'un français sur 12 vit dans une zone où il est difficile d’accéder à un médecin.
Enfin, le fameux nombre de lits disponibles baisse mais reste élevé en France :
6 pour 1000 habitants en 2017 contre 5 en Europe.
La durée des séjours suit malheureusement la même courbe :
10 jours en France en moyenne contre 8 en Europe.
La faute, en grande partie, aux inégalités d'accès aux soins
en amont d'une éventuelle hospitalisation.
LM