300 milliards d'euros de prêts garantis par l’État
et encore 45 milliards pour aider les sociétés à survivre à la crise.
C'est la promesse initiale du gouvernement,
affichée dès le début de l'épidémie.
Pour éviter que les actionnaires ne dilapident l'argent des plans de relance
en le récupérant sous formes de dividendes,
les États-Unis et l'Allemagne par exemple,
ont immédiatement conditionné le versement de ces aides.
La France s'est avérée bien plus timide.
Dans un premier temps, le ministre de l'économie, Bruno Le Maire,
s'est contenté d'appeler je cite « les grandes entreprises à la plus grande modération ».
Dont acte, plusieurs sociétés dont BNP ont annoncé, dans la foulée,
le montant record des dividendes qu'elles s’apprêtaient à verser.
Vendredi, la Baque centrale européenne a donc été bien plus ferme :
pas de dividendes pour les banques de la zone euro avant octobre 2020.
Dans la foulée, Muriel Pénicaud, ministre du travaillera étendu la règle
aux entreprises où l’État est actionnaire.
Le recadrage de la BCE aurait été entendu par Emmanuel Macron
qui l'aurait lui même appliqué à Bruno Le Maire.
Samedi, les avertissements sont devenus des actes :
un projet de loi pour encadrer strictement les dividendes
dans les sociétés qui bénéficient de reports d'échéances
doit être soumis au Premier ministre.
Pendant ce temps là, l'entreprise allemande Adidas,
2 milliards d'euros de bénéfices en 2019,
et le géant suédois H&M ont décidé d'arrêter de payer le loyer
pour leurs magasins fermés.
Une décision jugée, je cite, « indécente et inacceptable »
par la ministre de la justice allemande, Christine Lambrecht.
LM