La panne, attendue et redoutée, impensée et pourtant si prévisible, anticipée et prévenue autant que possible, source d’apprentissages inépuisable, irréductible et toujours si perturbatrice, reste-t-elle un incontournable de nos sociétés ? Malgré nos efforts pour contrôler, anticiper et prévenir, les pannes constituent encore des moments de rupture, de suspens, qui menacent différents ordres productifs, techniques, symboliques et sociaux, de plus en plus hybridés. À quels nouveaux frais, notre regard sur les pannes peut-il se régénérer et embrasser de manière plus ample que ce qu’un premier inventaire, intuitif, abondamment hérité des réflexions sur nos sociétés techniciennes, nous aurait spontanément conduit à considérer ?