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Bonjour à toutes et à tous ! Dans « Facilitation Graphique« , il y a « graphique », mais il y a aussi « facilitation ». Mais qu’est-ce que la facilitation au juste ? Pour en savoir plus sur le sujet, je vous propose de partir à la rencontre de Lily Gros, facilitatrice professionnelle et co-créatrice du collectif des Joyeux Audacieux (toute ressemblance avec un blog portant un nom similaire est purement fortuite ! :D). Egalement à l’initiative de la chaîne YouTube La Minute Facilitation, elle vous partage dans ce podcast en quoi consiste son métier de facilitatrice, ainsi que ses astuces, ses convictions, ses conseils et même sa checklist pour vous aider à préparer et réussir vos séances de facilitation 🙂 Bonne écoute ! (Durée d’écoute : 31 min. 46s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 15 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Le site de Lily : https://lilygros.co/ 🙂 Les liens vers les profils Facebook, Instagram et la chaîne YouTube de La Minute Facilitation Enactus France : http://enactus.fr/ Le fichier de Lily « Préparer ma facilitation » (merci Lily ! :D) Et enfin, vous trouverez également ci-dessous un résumé gribouillé de cette interview, ainsi qu’une transcription de l’intégralité de cette entretien ! Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Résumé gribouillé de l’interview : Transcription texte de cette interview avec Lily Gros : Lily Gros : Bonjour Laurent ! Les joyeux gribouilleurs : Comment ça va Lily ? Lily Gros : Très bien ! Enchantée d’être connectée avec toi pour ce podcast. Les joyeux gribouilleurs : Je suis content aussi et je suis vraiment ravi d’être avec toi ! La première question que j’ai Lily c’est : qui es-tu ? Lily Gros : Je m’appelle Lily, j’habite à Aix-en-Provence et je suis facilitatrice dans pleins de domaines. En clair, j’aide les personnes à organiser des réunions, des séminaires, et des dispositifs d’accompagnement qui créent de l’impact et qui engagent les personnes. Je fais ça pour des demandes de clients, je crée mes propres parcours et j’aide aussi les personnes à devenir facilitateur.trice. Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc tu fais aussi des formations de facilitateur.trice. Lily Gros : C’est ça ! Plutôt pour ceux qui sont débutants ou intermédiaires et qui se disent : « j’ai un atelier à animer dans quelques semaines, et je n’ai aucune idée de par où commencer. » C’est vraiment pour aider, pour donner les bases. Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc est-ce que tu peux nous expliquer rapidement en quoi ça consiste d’être facilitateur.trice ? Lily Gros : En fait pour moi il y a deux choses principales. Il y a un côté qui est de la conception, où l’on part d’une demande avec un objectif plus ou moins précis, un nombre de personnes et une durée. Le but est alors de trouver comment concevoir un déroulé qui va permettre de répondre à cet objectif. Par exemple, il peut m’arriver qu’une entreprise me dise, comme c’est le cas en ce moment : « j’aimerais bien diffuser une culture de l’optimisme dans mon entreprise, on a X de budget et on peut consacrer 2 ateliers d’une demi-journée. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Et donc là, je travaille avec eux sur la conception, sur l’amont, pour bien poser le cadre et concevoir la méthode qui va permettre d’atteindre les objectifs. Et après il y a le deuxième volet qui est l’animation, qui consiste à se dire : « Par rapport à tout ce qu’on a imaginé, au déroulé, comment est-ce qu’on anime ça ? Comment fait-on pour que la méthode se déroule et que l’on atteigne l’objectif ? » Et donc là c’est soit de l’animation que je fais toute seule, soit j’anime avec d’autres facilitateurs, soit j’anime avec le client, soit j’ai une posture avec un peu plus de recul. Mais je suis là pour accompagner le client. Mon travail va vraiment dépendre des personnes et des organisations avec lesquelles je travaille. Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc ça peut-être aussi flou que ça, au début ? Tu m’as dit, par exemple : « j’aimerais qu’on travaille sur l’optimisme ». C’est ça ? Lily Gros : Oui en fait, ça dépend vraiment des fois. Parfois, il y a des demandes qui sont extrêmement précises, comme : « animer une réunion de cohésion pour un réseau professionnel qui se réunit 4 fois par an. Il y a tels et tels enjeux dans le réseau, voilà ce qu’on a envie de faire. » Et parfois c’est quelque chose d’un peu plus large. En juin par exemple, je vais faciliter des cessions plutôt de créativité, où la demande n’est pas encore précise. Et aider à préciser les objectifs et les livrables rentre vraiment dans le cahier des charges de la demande. Parce que c’est vrai que « aider à cultiver l’optimise » par exemple, c’est une demande extrêmement large. Et si on reste sur ce niveau de précision, on ne va pas aller très loin, on va avoir quelque chose de très générique. Mais plus on arrive à spécifier et plus on arrive à avoir de l’impact. Les Joyeux Gribouilleurs : Finalement, c’est donc une partie intégrante de ton travail que d’aider ton client à préciser sa demande, ainsi que l’objectif qu’il veut atteindre et ses enjeux. Tu devras ensuite concevoir avec lui le meilleur fil directeur pour que tu puisses ou qu’il puisse animer un atelier, qui mène progressivement les participants vers le résultat attendu. C’est bien ça ? Lily Gros : Complètement. Et c’est vrai que parfois dans la facilitation il y a cet écueil de dire : « j’aimerais faire telle méthode d’animation, par exemple un World-café*, ou j’aimerais faire une cession de créativité. » Il faut faire attention car cet écueil de directement se dire ce qu’on a envie de faire peut réduire la cohérence avec les objectifs. Donc faire ce travail de conception, c’est presque déjà faire 60-70% du travail en amont de l’évènement ! Ndlr : un world café est une méthode d’animation de groupes de travail dans lequel les participants, par petits groupes, passent d’un atelier à un autre Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc facilitation ne veut pas seulement dire animation. Lily Gros : L’animation c’est une des facettes de la facilitation. Mais pour moi cela ne se résume pas qu’à ça. Je peux aussi être sur des missions où je suis juste mobilisée pour la facilitation du jour J et où tout a été conçu en amont par quelque d’autre, par un autre facilitateur.trice. Quoi qu’il en soit, il y a toujours de la conception en amont, c’est sûr. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment en es-tu arrivée à t’intéresser à la facilitation ? Tu en faisais dans tes anciennes entreprises ? Lily Gros : Oui, c’est venu assez progressivement. Pendant un peu moins de 6 ans, j’ai travaillé dans une super association qui s’appelle Enactus, qui accompagne des étudiants, des lycéens et des professionnels à renforcer leur posture entrepreneuriale et leur sens des initiatives. Et parmi les métiers que j’ai fait dans cette association, j’ai fait de l’accompagnement de groupes, de l’accompagnement d’individus, j’ai animé pas mal de séminaires et de démarches, entre autres choses. Je me suis ainsi rendu compte que c’était ça qui me donnait de l’énergie : de mettre des groupes ensemble, de les faire collaborer sur un objectif. Donc j’en ai fait mon métier à temps plein, il y a quelques mois. Les Joyeux Gribouilleurs : Et est-ce que tu as eu besoin de te former pour pouvoir dire que tu étais facilitatrice ? Lily Gros : Non, en fait je n’ai pas suivi de formation sur la facilitation. En tout cas, je n’ai pas de diplôme de facilitation. Par contre, j’ai une formation de terrain. Mon ancien chef chez Enactus m’a transmis énormément de choses, il nous a fait beaucoup de formations à la facilitation, mais qui ne sont pas labellisées par des organismes de formation. Ce qui ne l’a pas empêché de me transmettre beaucoup d’outils. Je me forme aussi beaucoup en autodidacte en lisant des bouquins, en allant voir des séminaires et en m’inspirant d’autres facilitateurs. Je n’apprends jamais autant que quand je vois d’autres personnes faciliter, quand je vois ce qui me plait, ce qui me plait moins, quand je vois ce qui crée de l’impact. Et avec tout ce que je vois, j’apprends, j’absorbe : je fais l’éponge ! (Rires) Les Joyeux Gribouilleurs : Et quand est ce qu’on va faire appel à toi ? C’est un besoin qu’une entreprise identifie ? Parce que le terme facilitateur.trice semble assez nouveau : il doit donc y avoir des entreprises qui n’ont même pas conscience qu’elles auraient besoin de facilitation. Quand et comment est-ce qu’on en arrive à se dire qu’il nous faudrait un facilitateur.trice ? Lily Gros : Je pense qu’il y a plusieurs cas, il y a peut-être un cas où ils identifient un besoin sur l’animation. Le cas assez classique, où l’on fait une réunion de cohésion pour notre équipe et où l’on a besoin de quelqu’un qui soit extérieur à l’équipe pour animer. Mais il y a aussi des cas où la compétence d’animation et de facilitation n’existe pas en interne. Les clients se disent alors : « on a besoin de faire cette réunion-là, mais on ne sait pas comment l’organiser, on ne sait pas comment la concevoir ou comment l’animer ». Ils font alors appel à quelqu’un de l’extérieur. Et je pense que les démarches de changement, c’est aussi des endroits où l’on fait pas mal appel à des personnes qui sont dans la facilitation. Par exemple, aujourd’hui il y a un gros sujet dans les entreprises, émergent dans certains cas, assez saillant dans d’autres, qui est la qualité de vie au travail.
By Laurent Létang5
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Bonjour à toutes et à tous ! Dans « Facilitation Graphique« , il y a « graphique », mais il y a aussi « facilitation ». Mais qu’est-ce que la facilitation au juste ? Pour en savoir plus sur le sujet, je vous propose de partir à la rencontre de Lily Gros, facilitatrice professionnelle et co-créatrice du collectif des Joyeux Audacieux (toute ressemblance avec un blog portant un nom similaire est purement fortuite ! :D). Egalement à l’initiative de la chaîne YouTube La Minute Facilitation, elle vous partage dans ce podcast en quoi consiste son métier de facilitatrice, ainsi que ses astuces, ses convictions, ses conseils et même sa checklist pour vous aider à préparer et réussir vos séances de facilitation 🙂 Bonne écoute ! (Durée d’écoute : 31 min. 46s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 15 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Le site de Lily : https://lilygros.co/ 🙂 Les liens vers les profils Facebook, Instagram et la chaîne YouTube de La Minute Facilitation Enactus France : http://enactus.fr/ Le fichier de Lily « Préparer ma facilitation » (merci Lily ! :D) Et enfin, vous trouverez également ci-dessous un résumé gribouillé de cette interview, ainsi qu’une transcription de l’intégralité de cette entretien ! Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Résumé gribouillé de l’interview : Transcription texte de cette interview avec Lily Gros : Lily Gros : Bonjour Laurent ! Les joyeux gribouilleurs : Comment ça va Lily ? Lily Gros : Très bien ! Enchantée d’être connectée avec toi pour ce podcast. Les joyeux gribouilleurs : Je suis content aussi et je suis vraiment ravi d’être avec toi ! La première question que j’ai Lily c’est : qui es-tu ? Lily Gros : Je m’appelle Lily, j’habite à Aix-en-Provence et je suis facilitatrice dans pleins de domaines. En clair, j’aide les personnes à organiser des réunions, des séminaires, et des dispositifs d’accompagnement qui créent de l’impact et qui engagent les personnes. Je fais ça pour des demandes de clients, je crée mes propres parcours et j’aide aussi les personnes à devenir facilitateur.trice. Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc tu fais aussi des formations de facilitateur.trice. Lily Gros : C’est ça ! Plutôt pour ceux qui sont débutants ou intermédiaires et qui se disent : « j’ai un atelier à animer dans quelques semaines, et je n’ai aucune idée de par où commencer. » C’est vraiment pour aider, pour donner les bases. Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc est-ce que tu peux nous expliquer rapidement en quoi ça consiste d’être facilitateur.trice ? Lily Gros : En fait pour moi il y a deux choses principales. Il y a un côté qui est de la conception, où l’on part d’une demande avec un objectif plus ou moins précis, un nombre de personnes et une durée. Le but est alors de trouver comment concevoir un déroulé qui va permettre de répondre à cet objectif. Par exemple, il peut m’arriver qu’une entreprise me dise, comme c’est le cas en ce moment : « j’aimerais bien diffuser une culture de l’optimisme dans mon entreprise, on a X de budget et on peut consacrer 2 ateliers d’une demi-journée. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Et donc là, je travaille avec eux sur la conception, sur l’amont, pour bien poser le cadre et concevoir la méthode qui va permettre d’atteindre les objectifs. Et après il y a le deuxième volet qui est l’animation, qui consiste à se dire : « Par rapport à tout ce qu’on a imaginé, au déroulé, comment est-ce qu’on anime ça ? Comment fait-on pour que la méthode se déroule et que l’on atteigne l’objectif ? » Et donc là c’est soit de l’animation que je fais toute seule, soit j’anime avec d’autres facilitateurs, soit j’anime avec le client, soit j’ai une posture avec un peu plus de recul. Mais je suis là pour accompagner le client. Mon travail va vraiment dépendre des personnes et des organisations avec lesquelles je travaille. Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc ça peut-être aussi flou que ça, au début ? Tu m’as dit, par exemple : « j’aimerais qu’on travaille sur l’optimisme ». C’est ça ? Lily Gros : Oui en fait, ça dépend vraiment des fois. Parfois, il y a des demandes qui sont extrêmement précises, comme : « animer une réunion de cohésion pour un réseau professionnel qui se réunit 4 fois par an. Il y a tels et tels enjeux dans le réseau, voilà ce qu’on a envie de faire. » Et parfois c’est quelque chose d’un peu plus large. En juin par exemple, je vais faciliter des cessions plutôt de créativité, où la demande n’est pas encore précise. Et aider à préciser les objectifs et les livrables rentre vraiment dans le cahier des charges de la demande. Parce que c’est vrai que « aider à cultiver l’optimise » par exemple, c’est une demande extrêmement large. Et si on reste sur ce niveau de précision, on ne va pas aller très loin, on va avoir quelque chose de très générique. Mais plus on arrive à spécifier et plus on arrive à avoir de l’impact. Les Joyeux Gribouilleurs : Finalement, c’est donc une partie intégrante de ton travail que d’aider ton client à préciser sa demande, ainsi que l’objectif qu’il veut atteindre et ses enjeux. Tu devras ensuite concevoir avec lui le meilleur fil directeur pour que tu puisses ou qu’il puisse animer un atelier, qui mène progressivement les participants vers le résultat attendu. C’est bien ça ? Lily Gros : Complètement. Et c’est vrai que parfois dans la facilitation il y a cet écueil de dire : « j’aimerais faire telle méthode d’animation, par exemple un World-café*, ou j’aimerais faire une cession de créativité. » Il faut faire attention car cet écueil de directement se dire ce qu’on a envie de faire peut réduire la cohérence avec les objectifs. Donc faire ce travail de conception, c’est presque déjà faire 60-70% du travail en amont de l’évènement ! Ndlr : un world café est une méthode d’animation de groupes de travail dans lequel les participants, par petits groupes, passent d’un atelier à un autre Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc facilitation ne veut pas seulement dire animation. Lily Gros : L’animation c’est une des facettes de la facilitation. Mais pour moi cela ne se résume pas qu’à ça. Je peux aussi être sur des missions où je suis juste mobilisée pour la facilitation du jour J et où tout a été conçu en amont par quelque d’autre, par un autre facilitateur.trice. Quoi qu’il en soit, il y a toujours de la conception en amont, c’est sûr. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment en es-tu arrivée à t’intéresser à la facilitation ? Tu en faisais dans tes anciennes entreprises ? Lily Gros : Oui, c’est venu assez progressivement. Pendant un peu moins de 6 ans, j’ai travaillé dans une super association qui s’appelle Enactus, qui accompagne des étudiants, des lycéens et des professionnels à renforcer leur posture entrepreneuriale et leur sens des initiatives. Et parmi les métiers que j’ai fait dans cette association, j’ai fait de l’accompagnement de groupes, de l’accompagnement d’individus, j’ai animé pas mal de séminaires et de démarches, entre autres choses. Je me suis ainsi rendu compte que c’était ça qui me donnait de l’énergie : de mettre des groupes ensemble, de les faire collaborer sur un objectif. Donc j’en ai fait mon métier à temps plein, il y a quelques mois. Les Joyeux Gribouilleurs : Et est-ce que tu as eu besoin de te former pour pouvoir dire que tu étais facilitatrice ? Lily Gros : Non, en fait je n’ai pas suivi de formation sur la facilitation. En tout cas, je n’ai pas de diplôme de facilitation. Par contre, j’ai une formation de terrain. Mon ancien chef chez Enactus m’a transmis énormément de choses, il nous a fait beaucoup de formations à la facilitation, mais qui ne sont pas labellisées par des organismes de formation. Ce qui ne l’a pas empêché de me transmettre beaucoup d’outils. Je me forme aussi beaucoup en autodidacte en lisant des bouquins, en allant voir des séminaires et en m’inspirant d’autres facilitateurs. Je n’apprends jamais autant que quand je vois d’autres personnes faciliter, quand je vois ce qui me plait, ce qui me plait moins, quand je vois ce qui crée de l’impact. Et avec tout ce que je vois, j’apprends, j’absorbe : je fais l’éponge ! (Rires) Les Joyeux Gribouilleurs : Et quand est ce qu’on va faire appel à toi ? C’est un besoin qu’une entreprise identifie ? Parce que le terme facilitateur.trice semble assez nouveau : il doit donc y avoir des entreprises qui n’ont même pas conscience qu’elles auraient besoin de facilitation. Quand et comment est-ce qu’on en arrive à se dire qu’il nous faudrait un facilitateur.trice ? Lily Gros : Je pense qu’il y a plusieurs cas, il y a peut-être un cas où ils identifient un besoin sur l’animation. Le cas assez classique, où l’on fait une réunion de cohésion pour notre équipe et où l’on a besoin de quelqu’un qui soit extérieur à l’équipe pour animer. Mais il y a aussi des cas où la compétence d’animation et de facilitation n’existe pas en interne. Les clients se disent alors : « on a besoin de faire cette réunion-là, mais on ne sait pas comment l’organiser, on ne sait pas comment la concevoir ou comment l’animer ». Ils font alors appel à quelqu’un de l’extérieur. Et je pense que les démarches de changement, c’est aussi des endroits où l’on fait pas mal appel à des personnes qui sont dans la facilitation. Par exemple, aujourd’hui il y a un gros sujet dans les entreprises, émergent dans certains cas, assez saillant dans d’autres, qui est la qualité de vie au travail.