Alors que le secteur de l’habillement représente 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, un texte visant à encadrer la fast fashion a été adopté l’an dernier à l’Assemblée nationale. Mais les discussions se heurtent désormais à des divergences entre sénateurs et députés. Le Sénat souhaite introduire une distinction entre les entreprises implantées en Europe et les géants chinois du commerce en ligne, comme Temu ou Shein. Le texte prévoit un dispositif de "bonus-malus", incluant une taxe de 5 euros par vêtement dès 2025. Les élus ont également voté en faveur d’une interdiction générale de la publicité pour les marques de mode ultra-éphémère. Mais au-delà de la bataille parlementaire, l’influence des lobbies se fait sentir. La marque chinoise Shein, basée à Singapour, aurait commandé un rapport de 40 pages d’arguments contre la loi et recruté des consultants pour défendre ses intérêts. Débat et analyse avec Daïc Audouit, journaliste politique à France Info et Valérie Lecasble, éditorialiste politique pour LeJournal.info.
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