Un associé en droit social, bientôt à la retraite, me dit qu'il veut repasser à mi-temps. Jusque-là, tout va bien. Et puis il se met à se justifier.
Son âge, sa santé, son endurance qui décline.
Je l'ai arrêté.
Vous auriez 45 ans et une santé de fer, votre envie de mi-temps serait tout aussi valable. Vous pourriez vouloir être avec vos enfants, préparer un marathon, développer une activité d'aquarelliste ou binger l'intégralité de la série Viking. Ça ne regarde que vous.
Vous êtes libéral. Vous êtes libre au sens propre du terme. Prenez-en les avantages autant que les inconvénients. Et arrêtez de vous excuser.
Les deux seules questions qui se posent :
1. Êtes-vous OK avec le trade-off ?
Moins de temps, c'est peut-être moins de clients, moins de chiffre d'affaires, une croissance plus lente, un repositionnement à opérer. La question n'est pas morale. Elle est factuelle : est-ce que vous en êtes conscient et est-ce que vous l'acceptez ?
2. Comment on y va ?
C'est la question la plus intéressante. Accepter moins de clients ? Se repositionner sur des dossiers à plus forte valeur ? Recruter un profil pour déléguer davantage ? Un mélange de tout ça ? Et dans quel délai, compte tenu de votre situation de départ ?
Trois types d'accompagnement possibles en fonction de là où ça coince :
1. Côté chiffres : si vous n'avez pas de visibilité sur votre rentabilité et votre prévisionnel, vous ne pouvez pas mesurer l'impact d'un changement de rythme. Un expert-comptable comme Karim Bensafi ou une coach comme Séverine Risser peuvent vous aider à y voir plus clair pour piloter efficacement.
2. Côté permission : si votre blocage est moins financier que mental — vous n'arrivez pas à vous autoriser un rythme différent de celui que vous croyez devoir avoir — une accompagnatrice comme Alice Maudret travaille exactement sur ce sujet avec ses clientes.
3. Côté équipe : le recrutement est un levier direct sur votre rythme. Mais encore faut-il savoir ce que vous voulez déléguer, et recruter le bon type de profil pour ça. Ce n'est pas qu'une question de nombre de bras. C'est une question d'adéquation entre votre besoin et le type de profil que vous recrutez. .
Il n'y a pas de question morale sur votre temps de travail. Il y a un choix à assumer et un chemin à tracer pour y arriver.
Vous êtes avocat, vous êtes entrepreneur. La seule question à vous poser est : comment on y va ?
TIMELINE :
00:00:00 - 00:01:30 : Introduction : autorisez-vous le rythme que vous voulez
00:01:30 - 00:04:00 : L'associé qui se justifie de vouloir passer à mi-temps
00:04:00 - 00:06:00 : Toutes vos raisons sont valables, il n'y a pas de question morale
00:06:00 - 00:08:30 : Première question : êtes-vous OK avec le trade-off ?
00:08:30 - 00:11:30 : Deuxième question : comment on y va concrètement ?
00:11:30 - 00:13:00 : L'accompagnement financier pour mesurer l'impact du changement
00:13:00 - 00:14:30 : S'autoriser à avoir l'ambition qu'on a pour soi-même
00:14:30 - 00:16:00 : Le recrutement comme levier pour changer de rythme
00:16:00 - 00:16:40 : Conclusion : la seule question qui compte
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