Fondation canadienne pour l'innovation

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Fondation canadienne pour l'innovation episodes

  • Petite mouche, morsure mortelle
    L'extrait sonore est uniquement disponible en anglais.
    La leishmaniose est une maladie dévastatrice qui tue des dizaines de milliers de personnes chaque année. En étudiant les phlébotomes qui la transmettent, Chukwunonso Nzelu, de la University of Calgary, aide à mettre au point un vaccin.
    L’élevage des mouches de sable est difficile, mais grâce à l’expertise de Chukwunonso Nzelu des chercheurs ont établi une colonie de ces insectes, nombreuse et féconde, dans l’insectarium à confinement de haut niveau de la University of Calgary. Il s’agit d’une ressource essentielle à l’étude de la transmission de la leishmaniose aux humains; l’objectif étant la mise au point d’un vaccin contre cette maladie qui tue plus de 30 000 personnes annuellement. Les connaissances ainsi acquises pourraient également nous renseigner sur la prévention d’autres maladies transmises par les insectes comme la maladie de Lyme et la malaria.
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  • Robert Sawyer: L’écrivain de science-fiction imagine l’avenir des sciences au Canada

    Ce balado est seulement disponible en anglais, mais vous pouvez lire la traduction française ci-dessous.

    Les extraordinaires installations de recherche concrètes de ce pays offrent une merveilleuse toile de fond aux univers futuristes imaginés par Robert Sawyer. Elles confirment qu’il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour s’inspirer de la science de po

    L’auteur primé Robert Sawyer rêvait d’une carrière scientifique, mais l’état de la recherche au Canada dans les années 1970 l’a dissuadé d’emprunter cette voie. Il a plutôt décidé d’écrire de la science-fiction. Aujourd’hui, il campe souvent le décor de ses romans dans les remarquables laboratoires de recherche canadiens, dont le Centre canadien de rayonnement synchrotron (où il a été écrivain résident) et le SNOLAB (où se déroule une partie de son roman Hominids, lauréat du prix Hugo). En novembre 2018, devant un auditoire de chercheurs qui assistaient à un séminaire sur les installations de recherche canadiennes, il a passé en revue l’évolution des établissements scientifiques canadiens, depuis son entrée à l’université en 1979 jusqu’aux installations de calibre mondial dont nous disposons aujourd’hui. Premier ministre Sir Wilfrid Laurier avait déclaré que le 20e siècle appartiendrait au Canada; M. Sawyer nous explique pourquoi, dans le cas des sciences et grâce à la FCI, l’homme d’État avait vu juste à une centaine d’années près.

     [ROBERT SAWYER] J’ai fait mes premiers pas en sciences dans ce pays durant les années 1970. En 1979, à la fin de mon secondaire, je voulais être paléontologue et étudier les dinosaures.

    [NARRATEUR] Voici Robert J. Sawyer, un auteur de science-fiction canadien primé. Il a écrit plus de vingt romans; ses livres sont traduits dans plus de deux douzaines de langues. Il prend ici la parole devant un auditoire de quelque 85 chercheurs canadiens à l’occasion d’un séminaire organisé par la Fondation canadienne pour l’innovation à Ottawa en novembre 2018.

    [ROBERT SAWYER] Mon père qui enseignait alors l’économie à l’Université de Toronto m’a dit : Quel que soit ton choix de carrière, renseigne-toi sur les perspectives d’emploi avant de te lancer. Parce que pour devenir scientifique, il faut compter dix ans avant d’obtenir son doctorat. C’est un gros investissement en temps.

    J’ai donc commencé à sonder le terrain. À l’époque, il y avait précisément trois paléontologues spécialistes des dinosaures au Canada. Et seulement 24 à plein temps dans le monde entier. Ce rêve en apparence insensé de devenir un auteur de science-fiction à succès reconnu internationalement tout en vivant à Toronto, au Canada, s’est révélé un choix professionnel plus facile à réaliser que de faire carrière en sciences au Canada dans les années 1970.

    [NARRATEUR] Après avoir écrit son premier roman en 1988, Robert Sawyer avait toujours des regrets de ne pas être devenu un scientifique. Il cite David Suzuki qui s’est aussi prononcé sur l’état de la science au Canada à cette époque.

    [ROBERT SAWYER] En 1987 – ne perdons pas de vue que ça fait 31 ans de cela — il a dit de l’état de la science au Canada : J’ai rapidement constaté la différence entre le Canada et les États-Unis. Mes collègues américains, qui débutaient aussi leur carrière dans un poste de professeur adjoint, pouvaient s’attendre à recevoir des premières subventions de 30 000 à 40 000 dollars. On m’a dit que les subventions du Conseil national de recherches du Canada commençaient autour de 2500 dollars.

    Il est clair qu’à l’époque où je pensais devenir un scientifique, la science dans ce pays n’en était encore qu’à ses premiers balbutiements en plus d’être sous-évaluée. Il n’y avait pas beaucoup de gens qui se consacraient à plein temps à la science. Nos établissements ne recevaient pas le financement adéquat. Le formidable bassin d’intellectuels produit ici au Canada n’était pas apprécié à sa juste valeur.

    Mais les temps ont changé. Et, comme auteur de science-fiction, j’ai eu la chance d’observer ces changements. Hominids, publié en 2002, se déroule en grande partie dans ce qu’on appelait alors l’Observatoire de neutrinos de Sudbury, aujourd’hui rebaptisé le SNOLAB en raison de son mandat élargi.

    [NARRATEUR] Le SNOLAB est une installation souterraine unique située à Sudbury, en Ontario. Construit deux kilomètres sous terre dans une mine de nickel, le laboratoire se spécialise dans l’étude des neutrinos et de la matière noire. En 2015, l’astrophysicien canadien Arthur McDonald et son partenaire de recherche ont obtenu le prix Nobel de physique pour leur découverte qui montre que les particules subatomiques appelées neutrinos ont une masse.

    [ROBERT SAWYER] Je me rappelle très bien avoir appelé Art McDonald et lui avoir dit : Vous savez, je veux écrire un roman qui se passe… Et il m’a répondu : Écoutez, un auteur de romans policiers est venu ici et nous n’étions pas très contents de ce qu’il a fait, je ne sais pas. Il a ensuite ajouté : Vous voulez faire quoi? Et j’ai dit : « Eh bien, dans le premier chapitre, je veux détruire le détecteur de neutrinos. Il m’a alors répondu : Vous savez comment vous pourriez faire ça? [RIRES DE M. SAWYER ET DU PUBLIC]

    Et, de fait, j’ai utilisé son scénario. Et il a immédiatement embarqué. Et, pendant que j’écrivais le roman, j’ai été ravi de pouvoir… Je cherchais une installation de calibre mondial et, contrairement à la période où j’ai commencé à écrire à la fin des années 1980, au début des années 2000, je pouvais choisir le décor de mes romans parmi des lieux qui existaient. Mais j’ai commencé par l’Observatoire de neutrinos de Sudbury parce que c’est vraiment une installation merveilleuse, incroyable. Passez par là si vous en avez la chance. Allez y jeter un coup d’œil.

    J’ai appris que le SNOLAB est équipé des toilettes à chasse les plus profondes au monde. Et je me sentais mal parce qu’il faut compter quatre heures pour descendre dans le SNOLAB. C’est le seul… Alors je me suis retenu. Je ne savais pas. J’aurais dû utiliser la toilette parce que j’aurais pu participer à ce record, n’est-ce pas? J’aurais pu dire : Wow! Je l’ai utilisée. C’est un peu comme aller au Louvre et ne pas voir La Joconde? D’une certaine façon, on passe à côté de l’essentiel.

    [NARRATEUR] Dans son œuvre de fiction, Robert Sawyer a souvent situé l’intrigue de ses romans dans des installations de recherche de calibre mondial. Pour son vingt-troisième roman, Quantum Night, il s’est inspiré du Centre canadien de rayonnement synchrotron établi à Saskatoon, en Saskatchewan.

    [ROBERT SAWYER] Ce choix allait de soi. Permettez-moi de vous lire un extrait du roman. [LECTURE] Kayla et moi sommes arrivés au Centre canadien de rayonnement synchrotron un peu après 9 h. J’ai remarqué avec amusement que l’adresse du centre, situé sur le campus de l’Université de la Saskatchewan, était…

    Quelle est cette adresse? [UN MEMBRE DU PUBLIC RÉPOND ET M. SAWYER RÉPÈTE] 44, boulevard Innovation!

    [IL POURSUIT LA LECTURE] Je suppose qu’il était difficile pour les autres entreprises établies dans cette rue d’être à la hauteur de ce que Kayla décrivait pendant qu’elle me faisait visiter. Un synchrotron, a-t-elle dit tandis que nous marchions, est un instrument incroyablement polyvalent; c’est le couteau suisse des accélérateurs de particules. On peut le régler de manière à réaliser à peu près n’importe quoi, ajuster la gamme d’énergie, la longueur d’onde, la résolution, la luminosité des photons et la taille des faisceaux. Les chercheurs ici travaillent dans toutes sortes de domaines : physique fondamentale, archéologie, géologie, botanique, nouvelles sources de carburant, science des matériaux.

    C’est incroyable de voir la quantité de recherches scientifiques exceptionnelles de calibre mondial menées ici. Et de constater comment des appareils conçus dans un but précis — comme c’étaient le cas pour le synchrotron et le SNOLAB — ont vu leur rôle s’étendre avec le temps. Qui aurait pu penser, au moment de la construction du synchrotron, qu’un de ses principaux domaines de recherche serait l’archéologie? C’est vraiment phénoménal ce qu’on arrive à faire une fois l’infrastructure en place.

    [NARRATEUR] Pour ses romans, Robert Sawyer s’est inspiré de grandes installations scientifiques situées aussi bien à l’échelle internationale — par exemple, le CERN, un laboratoire de physique des particules en Suisse — qu’au Canada, comme le département de paléontologie du Musée royal de l’Ontario à Toronto et l’accélérateur de particules TRIUMF à Vancouver. Il s’emploie, dans ses œuvres de fiction, à mettre en lumière les installations scientifiques canadiennes.

    [ROBERT SAWYER] Je ne vais jamais à l’extérieur des frontières du Canada, sauf quand les contraintes du récit m’y obligent. Par exemple, j’ai écrit le roman Un procès pour les étoiles. Ce drame judiciaire raconte l’histoire d’un extraterrestre accusé de meurtre. Aux États-Unis, le défendeur risque la peine de mort. Au Canada, il ferait seulement l’objet d’une sévère réprimande. J’ai donc dû situer l’intrigue aux États-Unis pour que les enjeux soient plus dramatiques. Mais dans toute autre circonstance, j’essaie de trouver une solution au Canada. Et au cours de ce siècle, j’y suis parvenu.

    [NARRATEUR] L’enthousiasme de M. Sawyer pour la science au Canada vient de son passé d’aspirant scientifique devenu écrivain. Il a vu se transformer la recherche au pays au cours des décennies. Il en parle dans un entretien après sa présentation.

    [ROBERT SAWYER] Selon moi, nous n’avons jamais fait mieux, mais cela ne veut pas dire que la recherche scientifique au Canada ne peut pas s’améliorer encore. Je crois que nous sommes sur une belle lancée. Nous avons eu un lauréat du prix Nobel de physique en 2018. Nous avons eu un prix Nobel de physique trois ans auparavant et je m’attends à voir d...

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  • Annie Castonguay: De meilleures molécules pour une meilleure médecine

    Chercheuse à l'Institut national de la recherche scientifique, Annie Castonguay mobilise les métaux pour détruire les cellules cancéreuses et les bactéries résistantes aux médicaments lorsque les antibiotiques et les traitements contre le cancer ne suffis. Les traitements contre le cancer comme la chimiothérapie comportent des lacunes. Les médicaments censés tuer les cellules cancéreuses ne sont pas sélectifs et s’attaquent du même coup aux cellules saines, ce qui peut entrainer d’importants effets secondaires pour les patients. Et si les cellules cancéreuses acquièrent une résistance, les traitements ne peuvent dans certains cas assurer une rémission complète. Le développement de nouvelles molécules qui intègrent le pouvoir thérapeutique des métaux pour détruire les cellules à l’origine de la maladie pourrait se traduire non seulement par des traitements anticancéreux plus efficaces, mais également par une protection accrue contre une autre grave menace sanitaire ‒ les bactéries multirésistantes aux antibiotiques.

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  • Sheena Gurm: Trouver un traitement pour la sclérose latérale amyotrophique

    Étudiante au doctorat, Sheena Gurm examine les cellules du cerveau à la recherche d’indices sur une maladie mortelle. Lorsque les virus ont infecté nos ancêtres il y a des millions d'années, ils ont laissé derrière eux des brins de leur ADN incorporés dans les cellules cérébrales humaines. À la University of Manitoba, une équipe de chercheurs, dont fait partie Mme Gurm, étudie ces séquences virales afin de comprendre les causes de la sclérose latérale amyotrophique, aussi connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig. Ses travaux pourraient mener à de nouveaux traitements, comme des médicaments antirétroviraux, pour combattre cette affliction débilitante et mortelle.

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  • Shohini Ghose: La quantique : un monde de possibilités

    La recherche subatomique laisse présager une deuxième révolution numérique qui pourrait résoudre nos problèmes les plus inquiétants. À partir des théories d’Einstein et de ses contemporains, les physiciens quantiques d’aujourd’hui étudient les propriétés singulières des particules subatomiques pour faire progresser notre connaissance de l’univers et préparer une nouvelle révolution technologique. Grâce à des applications dans des domaines comme l’informatique, la pharmacologie, l’énergie propre et bien d’autres encore, la science quantique recèle un potentiel énorme de rupture technologique.

    Découvrez les technologies quantiques émergentes dans ce balado qui donne la parole à Shohini Ghose, Ph. D. (professeure de physique, Wilfrid Laurier University; vice-présidente élue, Association canadienne des physiciens et physiciennes), à Andrea Damascelli, Ph. D. (professeur de physique et d’astronomie, The University of British Columbia; titulaire de la Chaire de recherche du Canada en structure électronique des matériaux quantiques), à Kimberley Hall, Ph. D. (professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en science ultrarapide, Dalhousie University) et à Michel Pioro-Ladrière, Ph. D. (professeur de physique et directeur adjoint de l’Institut Quantique, Université de Sherbrooke).

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  • Catherine Girard: Atténuer l'impact du mercure dans la nourriture

    Doctorante, Catherine Girard examine les effets du mercure contenu dans les aliments traditionnels du Nord. À l’Université de Montréal, Catherine Girard analyse les bactéries intestinales pour comprendre les effets du mercure sur le corps humain. Elle s’intéresse plus particulièrement à la façon dont le mercure interagit avec les aliments traditionnels du Nord et à ses effets sur la santé des habitants. Son projet de doctorat l’a amenée à Resolute Bay, un hameau éloigné situé au Nunavut, où elle prélève des échantillons auprès de la population inuite locale. À Montréal, elle travaille dans deux laboratoires de biologie financés par la FCI, où elle utilise un simulateur du tractus digestif pour mener ses expériences.

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  • Gilles Patry: L’aventure de l’innovation

    Ce balado présente le chemin parcouru par la FCI et l’innovation canadienne souhaitée dans vingt ans. Depuis sa création, la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a agi comme un puissant moteur pour la communauté de la recherche au Canada. Ses investissements dans les équipements et installations de pointe ont généré plus de 16 milliards de dollars d’infrastructures de recherche partout au pays et assuré la participation des Canadiens aux grands projets de recherche internationaux. Vous pouvez écouter ici un entretien entre Gilles Patry, président-directeur général de la FCI entre 2010 et 2017, et une universitaire distinguée, Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière de l’Université McGill. Ensemble, ils retracent l’histoire de la FCI depuis sept ans et lancent un regard sur les défis à l’horizon.

    37 min
  • Carmen Charette: L'histoire de nos origines

    Il y a vingt ans, le gouvernement du Canada s’efforçait de contenir un déficit qui, selon un important responsable financier, menait le pays tout droit vers une catastrophe économique. Et pourtant, c’est à ce moment que le gouvernement a décidé de faire des investissements historiques dans l’infrastructure de recherche. La création de la Fondation canadienne pour l’innovation est venue changer la donne de la recherche au Canada. Mais comment a-t-elle vue le jour?

    Ce balado spécial donne la parole à Carmen Charette, à Denis Gagnon et à Robert Giroux, trois artisans de la création de la FCI. Ils nous offrent une perspective unique et relatent comment le Canada est parvenu à transformer sa capacité de recherche.

    59 min
  • BANDE-ANNONCE: L'histoire de nos origines

    Il y a vingt ans, le gouvernement fédéral avait du mal à endiguer un déficit qui, selon un haut responsable des finances, entrainait le pays vers un « Armageddon financier ». Et pourtant, c’est le moment que le gouvernement fédéral a choisi pour faire des investissements historiques dans l’infrastructure de recherche. La création de la FCI a changé la donne dans le secteur de la recherche au pays. Mais comment a-t-elle vue le jour? Ce balado spécial donne la parole à Carmen Charette, à Denis Gagnon et à Robert Giroux, trois artisans de la création de la FCI. Ils nous offrent une perspective unique et relatent comment le Canada est parvenu à transformer sa capacité de recherche.

     

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