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Or


Après de nombreuses années à la présidence du Conseil Economique, Social et Culturel (CESC) du Parc National de Port-Cros, Maxime Prodromidès continue de s’investir dans le développement et la gestion durable des territoires insulaires. Il a cofondé « Small Islands Organisation » (SMILO), dont il est aujourd’hui Président.
Dans cet épisode, nous évoquons avec lui des notions familières aux Porquerollais : hyper fréquentation, capacité de charge, tourisme durable… Il nous partage sa vision des enjeux qui touchent Porquerolles aujourd’hui. Une vision optimiste, nourrie de l’histoire de l’île, et qui cherche à réconcilier Nature et Culture plutôt qu’à les affronter.
Petit fils de François Joseph Fournier, qui acheta l’ile de Porquerolles en 1912 après avoir fait fortune au Mexique, il revient sur l’histoire de son grand-père.
Critique d’art, il évoque la Fondation Carmignac, les œuvres de Miquel Barcelo et de Nils Udo qui y sont exposées. Il conseille quelques lectures qui font référence à Porquerolles, et invite les visiteurs d’un jour à la découverte des charmes poétiques de l’île loin des sentiers battus.
Un témoignage aussi précieux que passionnant sur l’histoire et l’avenir de l’île, porté par un regard lucide, poétique et sensible.
Pour aller plus loin, retrouvez toutes les ressources citées dans l'épisode:
DOCUMENTAIRE
« Les 3 vies de François Joseph Fournier » de Michel MEES: https://www.youtube.com/watch?v=H2gfSvAyrPY
La véritable histoire de François-Joseph Fournier, aventurier belge né sur une péniche en 1857 qui découvrit la plus importante mine d’or et d’argent du Mexique. Fortune faite, il rentre en Europe au moment de la révolution mexicaine et s’installe sur l’île de Porquerolles qu’il achète en cadeau de mariage pour sa femme.
LIVRES
« L’homme de Porquerolles » de William LURET: https://www.editions-jclattes.fr/lhomme-de-porquerolles-9782709616362
« Le frère de la côte » de Joseph CONRAD: http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Succes-deuxieme-serie/Le-Frere-de-la-Cote
ART
FONDATION CARMIGNAC: https://www.fondationcarmignac.com/
Miquel Barcelo et Nils Udo font partie des artistes de la Fondation Carmignac dont les œuvres exposées appartiennent à la collection permanente et ont la particularité d’être des créations in situ.
Henri Edmond CROSS, peintre pointilliste de la fin du 18ème début du 19ème siècle consacra une partie de son œuvre à révéler la beauté lumineuse de la méditerranée, dont les îles d’or: http://www.portcros-parcnational.fr/fr/des-connaissances/patrimoine-culturel/personnages-celebres/arts-visuels/henri-edmond-cross
INSTITUTION – ASSOCIATION
SMILO : http://www.smilo-program.org/fr/
Conseil Economique Social et Culturel du Parc National de Port Cros (CESC): http://www.portcros-parcnational.fr/fr
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Jeanne a fait carrière dans le cinéma. Après des études à l’IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques) à Paris, elle a collaboré en tant que directrice de casting à plus de 40 longs métrages avec des réalisateurs tels que Louis Malle, Arnaud Desplechin, Olivier Dahan ou Virginie Despentes. Une filmographie éclectique. Depuis, elle a écrit et réalisé plusieurs longs métrages et séries pour la télévision.
L’épisode s’ouvre sur l’image de son plus jeune fils de 22 ans, le matin même de notre rencontre. Sur le point de quitter l’île, admirant la baie et la côte à l’horizon d’une des fenêtres du Miramar entre le port et pointe prime, il glisse à Jeanne: « Ce que je souhaite de tout cœur, c’est que ça ne change jamais tel que c’est maintenant ».
Remontant le fil de sa mémoire, Jeanne va retracer, façon flash back, les épisodes de son incroyable histoire familiale avec en creux l’évolution de son rapport à l’île.
Son grand-père était, comme F-J Fournier (acquéreur de l’île en 1912), responsable d’une mine d’or en Indochine. Amoureux de nature, ses grands-parents découvrent Porquerolles au milieu des années 50. Marine, la mère de Jeanne est l’ainée d’une grande fratrie. Elle rencontre son futur mari, Roger « un fougueux moustachu » un soir de bal du 14 juillet en 1958. Jeanne revient sur l’incroyable parcours de son père. Orphelin, originaire du Périgord, autodidacte, résistant, monté à Paris pour faire les Beaux-Arts, il vit de petits boulots, répond à une petite annonce et se retrouve assistant de Matisse pour ses collages et créations de papiers découpés.
Il milite au Parti Communiste à la cellule du 6ème arrondissement où se retrouve une partie de l’intelligentsia parisienne. Il y rencontre Floria Fournier (fille de F-J Fournier) et son mari Jean Prodromidès qui lui proposent un poste de régisseur à la ferme Notre-Dame. Jeanne est conçue à Porquerolles et prise sous l’aile de sa grand-mère qu’elle adore et qui la considère comme sa fille.
Elle raconte ses étés d’enfance et d’adolescence sur l’île, la liberté, les copains, les fêtes…
A l’âge de 19 ans, l’île lui apparait comme étriquée, trop étroite. Jeanne a besoin de voir le monde, elle se lance dans le cinéma. Ce n’est que 5 ans plus tard, au milieu des années 80, à la naissance de son premier fils qu’elle décide de retourner à Porquerolles.
S’ouvre un nouvel épisode de la vie de Jeanne, avec ses enfants qui se mélangent aux enfants du village, se déplacent en bande. Années 90. A travers l’évocation de ses souvenirs, on ressent le vent de liberté et ce sens du collectif qui soufflent sur ces années d’amitié où les vacances se vivent en communauté.
Jeanne a posé ses valises à Porquerolles depuis quelques mois avec un rêve à réaliser : «tourner un film à Porquerolles, nourri de son approche et de sa connaissance de l’île"».
Outre ses activités cinématographiques, Jeanne se forme depuis 3 ans pour être professeur de yoga. «Porquerolles est un lieu très chargé au niveau énergétique, organique » propice à l’exercice de la méditation qu’elle pratique quotidiennement de façon assez ritualisée.
Comme une boucle qui semble se refermer, Jeanne est devenue grand-mère récemment.
Pourtant à l’écouter et l’observer, le regard pétillant et songeur tourné vers l’encadrement de la fenêtre, ce n’est pas l’image d’un chapitre qui se clôt qui apparaît, mais bien la feuille blanche sur laquelle elle s'apprête à composer la suite qui se dessine.
Un épisode envoutant qui vous embarque sur les rivages de l’imaginaire.
L'article complet est à retrouver sur fragileporquerolles.com
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« Cette lumière quand j’ouvre le restaurant…On a la chance d’avoir une petite terrasse avec vue sur le port. J’ai l’impression que les bateaux rentrent dans le restaurant, il y a une lumière merveilleuse, différente chaque matin. C’est mon moment de plénitude »
Originaire de Rognac, près de Marseille, où elle a grandi, Lise part étudier 4 ans à Paris. Son master 2 dans le domaine de la banque en poche, elle découvre Porquerolles avec ses parents en 2011, et sous le charme de l’île, ils décident de reprendre le restaurant l’Hippocampe qui deviendra l’Orangeraie.
Avec sincérité, Lise raconte son installation sur l’île, les difficultés à son arrivée pour se loger, obtenir une place de parking, le soutien de sa famille et de quelques porquerollais, la solidarité insulaire, sa rencontre avec Jean-Baptiste avec qui elle partage sa vie depuis plus de 5 ans.
10 ans se sont écoulés depuis son arrivée à Porquerolles. Aujourd’hui, maman de 3 jeunes enfants, Lise est attentive au maintien d’une vie de village. « Si on n’a pas envie que Porquerolles devienne une station balnéaire qui ouvre en avril et ferme fin octobre, il faut que chacun y mette du sien. Ça passe par pleins de choses dont l’ouverture des établissements », précise-t-elle quand je lui demande si le maintien de l’ouverture de son restaurant l’hiver est important pour elle, quand la plupart ferme en basse saison.
Investie dans l’association des parents d’élèves, Lise s’est engagée pour la pérennité de services essentiels, tels que la garderie menacée il y a quelques années de fermeture. Elle explique aussi comment, avec d’autres restaurateurs, ils ont mis en place une cantine solidaire pour pallier l’absence de cantine scolaire sur l’île, en proposant d’accueillir les enfants pour le déjeuner à tour de rôle dans leur restaurant.
Sur la question de l’hyper fréquentation, Lise est lucide et en souligne les excès. Le tourisme est essentiel à la vie de l’île, et en tant que restauratrice, Lise le reconnait volontiers, mais, il ne doit pas se développer au détriment des questions environnementales, de la gestion de l’eau et des déchets, d’une réflexion sur les infrastructures d’accueil, ajoute-t-elle.
Malgré un emploi du temps de jeune maman entrepreneure chargé, Lise sait encore apprécier les instants de calme que lui offre la vie à Porquerolles. Le matin quand elle traverse la place du village pour se rendre au restaurant, Porquerolles s’éveille, il est un peu plus de 6h, et avec elle, les habitués du petit matin, les commerçants, l’épicerie, la boulangerie, les loueurs de vélo…
Cet épisode a été enregistré quelques semaines avant le confinement de mars 2020. 1 mois et demi plus tard, Lise et Jean-Baptiste nous partageaient leur expérience du confinement dans un épisode dédié que vous pouvez écouter ici : https://fragileporquerolles.com/fragile-lien-1/
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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Cette jeune femme se prénomme Marie, il s’agit de l’arrière-grand-mère d’Eric.
Issue de la grande bourgeoisie suisse, Marie a 20 ans lorsqu’elle découvre Porquerolles. Femme étonnamment libre et indépendante pour son époque, elle séjourne 1 mois sur l’île, dans un petit « hôtel » situé sous l’Escale, « Le Progrès », qui servait de refuge au pêcheur par mauvais temps.
Eric raconte l’histoire de cette arrière-grand-mère « née 2 siècles trop tôt », et la façon dont Porquerolles s’inscrit dans son héritage familial, à travers une lignée de femmes qui l’ont profondément marqué.
Il relate avec force détails plus d’un siècle d’histoire de l’île, où s’entremêlent l’Histoire avec un grand H et les récits familiaux et insulaires : la rencontre de ses parents en 1930 un jour de fête de la Sainte Anne, ses souvenirs de jeune garçon sur l’île, l’arrivée du Parc National en 1971, le choix qu’il fait en 1974 de quitter son poste de visiteur médical dans l’industrie pharmaceutique pour s’installer définitivement à Porquerolles avec sa femme et ses enfants, ses amitiés nombreuses, ses échanges avec le père Séraphin, Henri Vidal…
Facteur, puis responsable de la station-service et d’un chantier naval sur l'île, Eric cumulera en plus de ses fonctions les expériences en bénévolat, à la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et en tant que pompier volontaire et la présidence du CIL (Comité d’Intérêt Local).
L’écouter remonter le fil de son incroyable mémoire et égrener ses souvenirs avec une précision d’orfèvre, c’est se retrouver projeté dans plus d’un siècle d’histoire de Porquerolles, et voir défiler les images d’une île à la fois immuable et en mouvement.
A plus de 85 ans, Eric demeure un insatiable curieux, féru d’économie et de généalogie, inventeur à ses heures perdues.
Un témoignage précieux et passionnant.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
Pour m'aider à financer les frais de production du podcast et vous proposer plus sereinement de nouvelles rencontres insulaires, vous pouvez soutenir le podcast ici: https://fr.tipeee.com/fragile-porquerolles-1/
Merci beaucoup à tout ceux qui ont déjà donné sur la page Tipeee de FRAGÎLE et un grand merci d’avance à ceux qui les rejoindront !
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Pour terminer cette année avec un soupçon de poésie, j’ai demandé à Eric Nanni dont je vous ai lu déjà plusieurs textes ici dans Fragîle, s’il voulait bien nous en partager un de son choix.
Ce qu’il a fait avec beaucoup de générosité et je l’en remercie.
Le texte que vous allez découvrir est une variation poétique autour des souvenirs et du temps qui passe ponctué de fragments d’une mélodie de l’enfance que vous connaissez tous.
Installez-vous confortablement, fermez les yeux, et ouvrez grand vos oreilles.
Merci à Eric pour la poésie de ce texte et à Nine d’avoir prêté sa voix à la ritournelle bien connue.
Pour celles et ceux qui voudraient découvrir les précédentes lectures proposées dans le podcast, RDV sur fragileporquerolles.com
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Parlant de la transmission de François-Joseph Fournier à sa fille aînée Monita : « C’était sa fille aînée (…) Maman était très curieuse, il l’a vraiment formée, ça l’a façonnée (…) Il se passionnait pour son éducation, lui a donné l’esprit d’entreprise (…) Il faisait des récits aussi (…) il avait ce sens de l’aventure pour la postérité ; Il lui a transmis 2 choses : l’esprit d’aventure et la volonté de rester fidèle à l’esprit et à l’utopie de son père »
Petite fille de François Joseph Fournier, Claudine Richet Paquin a grandi à Porquerolles au début des années 50 jusqu’à l’âge de ses 4 ans. En âge d’aller à l’école, ses parents décident de partir s’installer à Paris, où elle va passer une grande partie de sa vie et y faire carrière en tant que chercheuse au CNRS. Claudine s’est installée dans le sud-ouest pour sa retraite. Porquerolles est toujours restée présente dans sa vie, puisqu’elle y revenait régulièrement en vacances et continue d’y passer de longs séjours hors saison, où elle aime voir s’y rassembler sa famille et ses amis.
Elle a permis la publication l’année dernière d’un ouvrage écrit par sa mère Monita Fournier Richet intitulé « 39-45, vu de Porquerolles », document historique précieux sur une période peu documentée sur l’île. Il s’agit du témoignage de Monita Fournier Richet, sur cette période qu’elle a vécu en première ligne puisqu’au décès de son père FJ Fournier, alors qu’elle n’a que 22 ans, elle va être chargée avec sa sœur Doria, de gérer l’héritage de son père, dont le domaine de Porquerolles qui couvre alors presque toute l’île a l’exception de quelques maisons. Elle s’occupe de la culture de la vigne, des cultures de la ferme, gère la ligne maritime qui relie l’île au continent. Et quand la guerre menace, elle devient l’interlocutrice privilégiée du gouvernement, fait face aux Italiens puis aux allemands qui occupèrent l’île successivement entre 42 et 44.
Lourde responsabilité pour une jeune femme d’à peine 25 ans. Avec Claudine, nous avons remonté le fil de l’histoire familiale pour comprendre où Monita est allée puiser sa force et sa détermination, et en quoi rester fidèle à l’utopie de son père a guidé ses actions tout au long de sa vie.
Un témoignage passionnant dans lequel Claudine nous partage avec générosité et sincérité un pan de son histoire familiale et de celle de l’île, ce qu’elle nomme « nostalgie agricole » et sa vision plus personnelle des enjeux et de l’avenir de Porquerolles. Tout cela émaillé de souvenirs émouvants où le sens du détail côtoie librement une dimension contemplative.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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Kassandra est née et a grandi à Porquerolles.
Consciente d’avoir vécu une enfance atypique sur l’île et en mer à travers le monde quand elle naviguait avec ses parents, elle nourrit le rêve de pouvoir y voir grandir un jour ses enfants.
Elle quitte Porquerolles pour des études en Droit pénal et en criminologie et s’installe à Lyon avec Guillaume son compagnon, où elle trouve un premier emploi qui ne correspond pas vraiment à ses attentes. Lorsque sa maman tombe malade, Kassandra fait le choix de revenir sur l’île avec Guillaume pour donner un coup de main à ses parents qui tiennent une entreprise de réparation de bateaux et de vente d’accastillage, Yacht Services.
En 2016, avec Guillaume ils créent « La Brasserie Porquerollaise », une micro-brasserie totalement locale, indépendante, solidaire et éco-responsable qui produit toute l’année 4 bières artisanales, blonde, blanche, ambrée et IPA avec une production de 130 hl par an. Les bières sont commercialisées sous la marque HYPAEA, du nom de la princesse qui, selon la légende, se figea pour donner naissance à Porquerolles.
Malgré l’accueil chaleureux des porquerollais, la principale difficulté à laquelle ils font face pour répondre à la demande croissante, c’est le manque de place pour l’installation et le développement de leur activité. Pour autant Kassandra rêverait de voir se développer sur l’île des activités artisanales et productions locales semblables dans de nombreux autres domaines.
Soucieuse du devenir de l’île et des problématiques environnementales liées notamment à l’hyper fréquentation estivale, Kassandra nous livre un regard lucide sur Porquerolles aujourd’hui, teinté de douce nostalgie de son enfance.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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Vous vous souvenez de l’échappée sonore et sensorielle que je vous avais proposé dans un précédent épisode ? cette promenade à travers les saisons sur les chemins fous de Porquerolles ?
Vous êtes nombreux à l’avoir apprécié et comme je crois que nous sommes quelques uns en ce moment à avoir furieusement besoin de nature et d’évasion, je vous propose une nouvelle lecture.
Il s’agit encore une fois d’un texte d’Eric Nanni qui convoque nos sens et invite à la réflexion. Un texte qui raconte l’île de Porquerolles pendant le confinement, l’oscillation émotionnelle éprouvée par son narrateur, ses réminiscences et ses aspirations pour le monde de demain.
Installez-vous confortablement, fermez les yeux, imaginez-vous dans un endroit de l’île que vous aimez particulièrement et ouvrez grand vos oreilles.
Pour celles et ceux qui voudraient découvrir les précédentes lectures proposées dans le podcast, RDV sur fragileporquerolles.com
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« Je me suis sentie adoptée par les porquerollais en faisant partie de leur monde. J’essayais de prendre un accent parce qu’ils me disaient « tu parles pointu ». Je voulais vraiment être porquerollaise. Je sens mes racines ici »
France découvre Porquerolles pour la première fois en 1955 alors qu’elle a 13 ans avec ses frères et ses parents en vacances. S’ensuivent des étés d’adolescence avec les porquerollais de son âge qui marquent le début d’une longue série de séjours lesquels se poursuivent encore 60 ans plus tard. France a vu l’île changer, le tourisme s’intensifier, les commerces et la vie de village se modifier. Évoquant les porquerollais de son enfance, elle les décrit avec tendresse « ils étaient heureux de vivre, ils avaient une âme, un idéal, ils aimaient l’île »
Elle nous raconte la tente bleue et les bals du dimanche sur la place du village, l’Hôtel des palmiers tenu par Mademoiselle Bonnaure, L’Arche, le restaurant tenu par Madame Bourgues, l’Escale, où se retrouvaient les porquerollais, le Miramar et la plage sur le port, le Corail rouge et l’Epervier, les navettes qu’il fallait emprunter pour rejoindre l’île, l’engagement de son père, diplomate, pour protéger l’île de la pression immobilière avant que l’île ne devienne Parc national. Les souvenirs sont vivaces et l’émotion perceptibles.
Cet amour pour l’île, France le partage désormais avec ses enfants et petits-enfants à qui elle a à cœur de transmettre ce « bijou » comme elle le décrit. Mais elle aime aussi y venir seule et se définit « un peu sauvage » quand elle est ici.
« Le soir, quand il fait nuit, je reste des heures assise à n’attendre rien, juste à regarder les arbres. Je prends des photos pour me rappeler l’île pendant l’hiver. Ça doit rendre fou cette île »
Découvrez le témoignage vibrant de France et son regard toujours émerveillé sur l’île.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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En cette période étrange que nous vivons tous, j’ai eu envie de vous proposer, en plus des témoignages de Porquerollais, une expérience auditive, une sorte d’échappée sonore.
Un moment de calme de moins de 7 minutes, à l’écoute d’un texte sur Porquerolles, une parenthèse littéraire, un peu comme une respiration.
Ce texte poétique et sensible, convoque tous nos sens, et on en a bien besoin en ce moment !
Il est extrait du magnifique livre de photographie édité aux Editions Arnaud Bizalion, « les Années Douces » de Bernard Pesce, invité du 6ème épisode de Fragile que je vous invite grandement à écouter !
Eric Nanni est l’auteur de ce texte intitulé "Je passe sur les chemins fous"
Installez-vous confortablement et Ouvrez grand vos oreilles!
L'article complet et toutes les notes de l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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Fragîle, c’est le podcast pour les amoureux des îles, Porquerolles, Port-Cros, l'île du Levant, ou ceux qui souhaitent simplement découvrir ces îles autrement, celles qui se cachent derrière le…

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