durée : 00:19:48 - ## Un divorce peut\-il bien se passer ?
**Invité : Me Yves Tolédano**, avocat spécialiste du divorce
Le nombre de divorces en 2014 a poursuivi la baisse observée depuis 2010, **une tendance liée davantage à un léger recul de la propension à divorcer** depuis la fin des années 2000, qu'à la baisse du nombre des mariages, selon une étude de l'Insee publiée hier.
En 2014, 123.500 divorces ont été prononcés, 1.400 de moins (\-1,1%) que l'année précédente.
Entre 1950 et 1970, le nombre de divorces était relativement stable, à 33.000 par an en moyenne. Il a ensuite commencé à augmenter, mouvement accéléré par la loi de 1975 qui a introduit le divorce par consentement mutuel.
**Le pic a été atteint avec 155.300 divorces en 2005**, date d'entrée en vigueur de la loi simplifiant les procédures de divorce. Une décrue s'est ensuite amorcée, avec un léger rebond en 2010.
Si un mariage sur cinq contracté en 1970 a été rompu avant son vingtième anniversaire, c'est le cas d'un sur quatre pour les mariages de 1980 et de près d'un sur trois pour ceux de 1990.
**En 2014, sur 241.292 mariages, plus d'un quart (28%) sont des remariages pour au moins un des deux conjoints, et un sur dix l'est pour les deux conjoints.**
Les personnes contractant un nouveau mariage sont quasiment toutes divorcées (94%), plus rarement veuves (6%).
Les hommes qui se sont mariés en 2014 avaient en moyenne 50 ans s'ils étaient précédemment divorcés (35 ans s'ils étaient célibataires) et les femmes 46 ans (contre 32). **Près de quatre personnes sur dix étaient divorcées depuis au moins 10 ans.**
Avec 1,9 divorce par an pour 1.000 habitants, la France se situait en 2013 dans la moyenne européenne (2 divorces). **Aux deux extrêmes, on trouve comme en 1990 l'Italie (0,9 divorce) et la Lettonie (3,5)**. Dans le sud de l'UE, le nombre de divorces reste modéré mais sa hausse est sensible pour Chypre et l'Espagne (respectivement 2,4 et 2 divorces pour 1.000 habitants en 2013 contre 0,6 en 1990) et le Portugal (2,2 contre 0,9).