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C dans l'air du 11 juillet - France ingouvernable : comment sortir de l'impasse ?
Présentation: Maya Lauqué
Les propositions vont bon train. De Xavier Bertrand à Raphaël Glucksmann, en passant par Manuel Valls ou Carole Delga, les candidats s'accumulent pour Matignon sans qu'aucun ne puisse proposer de coalition suffisamment forte pour ne pas être renversée. Arithmétiquement, les choses semblent bloquées : le RN est mis hors course, la droite de Laurent Wauquiez rejette toutes idées d'alliance; les Insoumis veulent appliquer « rien que leur programme », les centristes ne sont pas assez nombreux.
Dans sa lettre aux Français parue hier, Emmanuel Macron dit se « laisser un peu de temps » pour nommer le futur locataire de Matignon. Estimant que « personne ne l'a emporté dans les urnes », il en appelle à des compromis dans « un large rassemblement ». « On ne peut pas jouer avec la France » dénonce le président LR du Sénat Gérard Larcher, qui n'a toujours pas digéré la dissolution. « Un déni de réalité » déplore de son côté l'insoumise Manon Aubry. La gauche souhaite que le président les appelle à gouverner. Mais le NFP se cherche toujours un Premier ministre... « On met trop de temps » s'inquiète l'écologiste Sandrine Rousseau.
La macronie, elle, semble chaque jour se diviser davantage. Le député Sacha Houlié, ancien membre de l'aile gauche du camp présidentiel, a affirmé qu'il ne siégera plus dans le groupe Renaissance. Il explique « travailler » à la constitution d'un autre groupe allant de « la droite sociale à la gauche socialiste ». D'autres, au contraire, penchent pour un rapprochement avec la droite uniquement. Mais plusieurs députés ont annoncé qu’ils feraient alors sécession.
Pendant ce temps, au RN, l'heure est à l'examen de conscience. Gilles Pennelle, l'homme en charge du « plan Matignon » a démissionné en début de semaine, payant son recrutement de «brebis galeuses » qui ont tant fait polémique. Mais les yeux sont déjà rivés sur un « probable retour aux urnes ». Dans cette optique, Jordan Bardella a demandé à ses députés d'être « parfaitement irréprochables ». La « stratégie de la cravate » continue donc, même si Jordan Bardella prend au Parement européen la tête des Patriotes, nouveau groupe d’extrême droite fondé par... Viktor Orbán.
Alors, quelle est la stratégie de Macron? Le camp présidentiel est-il en train de se déliter ? Comment le RN peut-il se relever de sa défaite ?
Les experts :
GUILLAUME DARET - Chef adjoint du service politique à France Télévisions
🎙️ Retrouvez C dans l'air en vidéo sur france·tv : https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/
By France Télévisions4.7
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C dans l'air du 11 juillet - France ingouvernable : comment sortir de l'impasse ?
Présentation: Maya Lauqué
Les propositions vont bon train. De Xavier Bertrand à Raphaël Glucksmann, en passant par Manuel Valls ou Carole Delga, les candidats s'accumulent pour Matignon sans qu'aucun ne puisse proposer de coalition suffisamment forte pour ne pas être renversée. Arithmétiquement, les choses semblent bloquées : le RN est mis hors course, la droite de Laurent Wauquiez rejette toutes idées d'alliance; les Insoumis veulent appliquer « rien que leur programme », les centristes ne sont pas assez nombreux.
Dans sa lettre aux Français parue hier, Emmanuel Macron dit se « laisser un peu de temps » pour nommer le futur locataire de Matignon. Estimant que « personne ne l'a emporté dans les urnes », il en appelle à des compromis dans « un large rassemblement ». « On ne peut pas jouer avec la France » dénonce le président LR du Sénat Gérard Larcher, qui n'a toujours pas digéré la dissolution. « Un déni de réalité » déplore de son côté l'insoumise Manon Aubry. La gauche souhaite que le président les appelle à gouverner. Mais le NFP se cherche toujours un Premier ministre... « On met trop de temps » s'inquiète l'écologiste Sandrine Rousseau.
La macronie, elle, semble chaque jour se diviser davantage. Le député Sacha Houlié, ancien membre de l'aile gauche du camp présidentiel, a affirmé qu'il ne siégera plus dans le groupe Renaissance. Il explique « travailler » à la constitution d'un autre groupe allant de « la droite sociale à la gauche socialiste ». D'autres, au contraire, penchent pour un rapprochement avec la droite uniquement. Mais plusieurs députés ont annoncé qu’ils feraient alors sécession.
Pendant ce temps, au RN, l'heure est à l'examen de conscience. Gilles Pennelle, l'homme en charge du « plan Matignon » a démissionné en début de semaine, payant son recrutement de «brebis galeuses » qui ont tant fait polémique. Mais les yeux sont déjà rivés sur un « probable retour aux urnes ». Dans cette optique, Jordan Bardella a demandé à ses députés d'être « parfaitement irréprochables ». La « stratégie de la cravate » continue donc, même si Jordan Bardella prend au Parement européen la tête des Patriotes, nouveau groupe d’extrême droite fondé par... Viktor Orbán.
Alors, quelle est la stratégie de Macron? Le camp présidentiel est-il en train de se déliter ? Comment le RN peut-il se relever de sa défaite ?
Les experts :
GUILLAUME DARET - Chef adjoint du service politique à France Télévisions
🎙️ Retrouvez C dans l'air en vidéo sur france·tv : https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/

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