Fréquence Terre

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By Jean-Baptiste FourréNon-Profit
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Fréquence Terre episodes

  • Collecter le plastique en mer : une bonne idée ?

    Un beau matin,  dans  mon courrier électronique,  un message me propose  des projets pour « sauver la mer ».   comment ? en extrayant le plastique des océans, par 3 formules : collecter des microplastiques en mer, collecter des macroplastiques  en surface, et  intercepter le plastique des rivières. Bonnes intentions, idées naïves ou réalistes ? à découvrir dans cette chronique …

    5 min
  • Raoni : « Je vous délivre ce message, partagez-le ! » (Partenariat POUR)

    Les ouvrages et documentaires filmés consacrés aux peuples dits premiers sont de plus en plus nombreux.

    Dans la présente rubrique, il a déjà été question de Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen, un bestseller du genre, à présent, voici L’esprit sauvage du photographe Maurice Rebeix paru chez Albin Michel.
    Lui, aussi, ne s’est pas contenté de consulter des essais sur la question ou de piocher sur internet et Wiklipedia pour produite son livre, il sillonne la planète depuis trois décennies à la rencontre des peuples autochtones, ceux dont les Occidentaux feraient mieux d’écouter les messages teintés d’une culture et d’une spiritualité qui feraient le plus grand bien à notre Société prétendue « civilisée ».
    À vrai dire, elle a salopé la planète et sans remords poursuit le massacre et le pillage de ses richesses, même celles vitales, comme le bois en Amazonie.
    Le livre de Maurice Rebeix est lourd de plus de quatre cents pages de témoignages, de déclarations comme celle-ci de Wabanakwut Kinew, Anishinaabé, un habitant d’une Première Nation concentrée autour des Grands Lacs canadiens et américains : « Les langues indigènes contiennent la compréhension du monde de nos ancêtres. »
    J’ai aussi apprécié l’hommage rendu à l’agronome René Dumont qui, au mitan des années soixante-dix, sensibilisa les populations à l’écologie en véritable précurseur : « Avons-nous le droit de jouer sur des paris l’avenir de l’humanité ? »
    Il ne fut guère entendu par les décideurs politiques et les industriels et les lobbyistes gravitant dans leur giron, au point que c’est une gamine de 16 ans, Greta Thunberg, qui dut, quatre décennies et demie plus tard, secouer les consciences.
    Mais, Maurice Rebeix eut aussi l’excellente idée de demander à l’emblématique chef Raoni de préfacer son ouvrage.

    En voici de très larges extraits qui, effectivement, devraient toucher de plein fouet lesdits décideurs et politiciens, mais, aussi chaque citoyen :

    « Toute ma vie je me suis battu pour défendre notre forêt. Celle de mes ancêtres, où vit mon peuple et que nous devons protéger pour le futur de nos enfants.

    D’année en année, je la vois de plus en plus attaquée. C’est notre avenir même qui est menacé. Les agressions contre nous se multiplient. Je suis très vieux à présent, mais je veux continuer à faire entendre ma voix. C’est l’avenir de toute l’humanité qui est en question. Pas seulement notre avenir, nous qui vivons dans cette forêt tropicale d’Amazonie, mais l’avenir de tous.
    Que des Blancs commencent à penser comme nous, à voir le monde avec les mêmes yeux que nous, c’est un espoir pour nos peuples.
    Que des Blancs peu à peu changent de mentalité, qu’ils cessent de penser au profit qu’ils peuvent tirer de la destruction de la forêt pour comprendre qu’elle est un être vivant, comme vous, comme moi, et alors nous pourrons continuer de vivre auprès d’elle, nous pourrons continuer d’apprendre d’elle, de nous soigner grâce à elle. Alors, nous pourrons à notre tour la soigner. Alors les choses pourront changer.
    Il est temps de tous nous souvenir d’où nous venons en tant qu’êtres humains. Il est temps de nous rappeler que respecter la forêt, que respecter la terre de nos ancêtres, c’est respecter ce dont nous venons.
    Je pense que la Terre va se révolter contre nous, les humains, si on ne fait rien. C’est le message que je veux délivrer au monde, partagez-le autour de vous. »

    4 min
  • Chlordécone : chronique d’un désastre

    La chlordécone est un insecticide organochloré qui a été utilisé aux Antilles de 1972 à 1993,  afin de combattre un charançon s’attaquant aux racines des bananiers. 30 ans plus tard, les conséquences sont toujours présentes, notamment en mer,  un sujet ignoré. A vouloir tuer un charançon, on a tué des hommes, pollué des terres , et perturbé l’océan.

    Une démonstration de l’absence de précaution et d’un long aveuglement à découvrir dans cette chronique.

    5 min
  • Les plongées émerveillées -Épisode 21
    Des podcasts au plus près des océans :
    « Cette fois-ci, c’est un ami de François SARANO qui nous emmènera dans un monde subaquatique, au large de l’île Maurice, dans l’océan Indien : plongeur très expérimenté, René HEUZÉ s’est spécialisé dans la prise de vues sous-marine. Dans son riche parcours, on se souvient avec délice des images tournées pour le magasine de la mer Thalassa, ainsi que pour Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
    Dans cette série de podcasts , nous sommes mis en liaison satellite avec René HEUZÉ, qui est parti en mission pour suivre un groupe de cachalots. Il nous donne des nouvelles presque au jour le jour d’Irène Gueule Tordue, d’Eliot, miss Tautou… autant de personnalités si différentes.
    Les cachalots… des monstres de tendresse!
    Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.
    7 min
  • Pollution dans une société sous haute tension

    Davantage habitué à lire des essais que des romans, dans Pollution, le roman de Tom Connan paru chez Albin Michel, je fus gâté : à la fois une histoire fictive particulièrement bien enlevée, avec trois personnages principaux, David, un Parisien saturé de sa vie urbaine, Iris, adepte des réseaux sociaux, des selfies, de live sur Instagram, Tik Tok et You Tube, tous deux se retrouvant dans une ferme « pour une mise au vert à la campagne » non loin de Cherbourg, mais, ce livre, c’est surtout un véritable documentaire d’une rare précision sur les affres vécus par le duo et tous les citoyens de la région lors de la pandémie et les ravages de la centrale nucléaire de Flamanville.

    À savoir, des vaches mortes ou dans un mauvais état, des êtres humains frappés de cancers, des terres rares, des champs électromagnétiques, de la contamination aux métaux, des lobbies du nucléaire, bref, le vocabulaire trop bien connu des écologistes qui luttent encore contre ledit nucléaire, même si l’Europe en a fait, sans le moindre remords, une énergie prétendument « verte ».

    Le duo parisien se retrouva avec Alex, le fils des fermiers. Lui, il rêvait de quitter le bled et de faire carrière dans l’événementiel. Eux trois, vécurent, coincés, entre leur addiction aux technologies nouvelles et un scandale sanitaire. À une sorte de mort lente de notre modèle de civilisation, en somme.

    Je cite : « On vivait dans un monde étrange où des boîtes privées, dont les finalités purement commerciales ne faisaient aucun mystère, en savaient plus sur l’humanité que la totalité des États réunis. Les gouvernements n’arrivaient même pas à anticiper les lits nécessaires pour pouvoir absorber l’épidémie en cours, en revanche, les GAFA connaissaient mes goûts politiques, mes affinités sexuelles, mes peurs, mes désirs professionnels et, bien sûr, mes allées et venues. Mais cet invraisemblable transfert de pouvoir ne choquait pas grand monde à la surface de la terre. »

    La confusion mentale était amplifiée par les complotistes de tout poil, explique encore l’auteur. Même par ceux qui n’y connaissaient rien et se lançaient dans des analyses scientifiques complexes que seuls les meilleurs experts pouvaient en théorie mener.

    La même chose concerna les dégâts de fuites à la centrale nucléaire : le déni systématique des politiciens régionaux, biberonnés au lobbying et arcboutés aux concepts de la rentabilité économique et à l’emploi au détriment de la santé publique et du bien-être citoyen.

    « Certains avaient tellement envie d’entendre ce qu’ils voulaient entendre que lorsque leur désir n’était pas satisfait, et que la vérité scientifique n’allait pas dans leur sens, ils niaient l’évidence en affirmant tout et n’importe quoi. »

    Jusqu’au jour où, ce fut l’alerte générale…

    4 min
  • Biodiversité : SVP, des hommes et des moyens !

    En septembre 2021 au congrès de l’UICN :  la ministre Barbara Pompili  annonce sur le site écologie du gouvernement ,  «  la trajectoire positive des effectifs des opérateurs de l’eau et de la biodiversité en 2022 ».  Début d’une transformation, ou miroir aux alouettes ? SI l’intention est bonne, on est loin des indispensables moyens nécessaires à la protection de la biodiversité.  Comment? pourquoi ? Derrière les chiffres, quelle réalité ?

    à découvrir dans cette chronique.

    6 min
  • Reportage Ukraine : leurs yeux ne peuvent même plus pleurer (Partenariat avec POUR)

    Ils sont des centaines de milliers à avoir fui les horreurs de la guerre en Ukraine. Leurs yeux ne peuvent même plus pleurer. Depuis leur arrivée en zone sécurisée, à quelque 2 000 km de chez eux, nous avons été à leur écoute et nous sommes à leurs côtés, dans ce moment de solidarité exceptionnel où beaucoup de citoyens se mobilisent au nom de la fraternité universelle.

    En compagnie de dizaines de professionnels et de bénévoles, principalement de la Croix-Rouge, nous sommes depuis le lundi 7 mars au cœur de la tragédie. Nous, ce sont des citoyens, comme vous et moi, aguerris ou non au geste humanitaire, qui avons réagi au quart de tour pour secourir d’autres humains, pendant que militaires, lobbys, marchands de canons, adeptes de l’arme nucléaire et politiciens à leur solde décident du sort de millions de gens. Comme vous et moi.

    Aujourd’hui, c’est l’Ukraine et la Syrie, demain ce sera peut-être la France et la Belgique. Ne l’oublions jamais, car, ces gens-là n’ont ni foi ni loi, seul le business compte à leurs yeux.

    Des yeux, les Ukrainiens ne peuvent les cacher. Ils reflètent l’horreur et la détresse, l’angoisse et, toujours, cette reconnaissance à l’égard de ceux qui tentent, vaille que vaille, de les soutenir, de les guider dans leur exil.

    Au premier jour, une Ukrainienne m’expliqua qu’elle avait fui dans leur petite voiture familiale avec son mari, leurs quatre enfants, laissant sur place sa mère, très âgée, qui n’avait pas voulu les « encombrer », dit-elle, et ne plus avoir la force physique et morale de quitter son logement.

    Une autre, accompagnée de ses trois petits enfants, déclara être tétanisée à l’idée d’avoir laissé son mari au pays car, boulanger, il voulait continuer à produire du pain tant qu’il le pouvait, pour nourrir la population entre deux bombardements.

    Un autre venait de se faire opérer d’un cancer et n’avait plus assez de médicaments pour supporter la douleur, était à bout de force dans la longue file d’attente pour obtenir un sésame permettant un séjour en tant que réfugié.

    Allant de l’un à l’autre, les équipes baptisées « Pour mesures exceptionnelles » déploient une humanité qui, face à l’innommable, réchauffe quelque peu les cœurs.

    Certes, cet élan de solidarité est exceptionnel mais, il y a lieu de souligner, aussi, que d’autres peuples méritent pareille attention et sollicitude de la part des autorités, et, encore, qu’il y aura lieu de maintenir constante cette aide et que cela ne soit pas un « one shot », enfin, et, surtout, que les citoyens se mobilisent pour inciter leurs dirigeants à parler de paix plutôt qu’à  cautionner ceux qui fourbissent leurs armes.

    Reportage photos : Accueil des réfugiés à Bruxelles Fréquence Terre.

     

     

     

    4 min
  • Les plongées émerveillées -Épisode 20
    Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
    « François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu’il a eues au cours d’une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN – notamment pour le film « Océan ».
    Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
    A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables… et aimer notre monde, trouver l’émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L’émerveillement… première étape, indispensable, avant de s’engager dans la préservation de notre unique planète.
    Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.
    7 min
  • Comment se porte l’Océan?..Pascal KOBEH témoigne

    Comment va l’Océan ? pour répondre à cette question, Pascal KOBEH témoigne ! Photographe sous-marin – on lui doit des photos du grand requin blanc  pour le film Océans de J. PERRIN- , globe trotter, dont les magnifiques  photos sous marines ont été recueilles  dans tous les endroits du monde sous-marin, il est un des témoins de l’évolution de la biodiversité de l’Océan. A écouter pour prendre  conscience de l’actualité de l’Océan.

     

    5 min

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