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Or


« Fuck ! », pense Stefan lorsqu’il croise, en 1991, Freddie Mercury – gravement malade – dans un restaurant chic de Montreux. Celui qui fut autrefois un chanteur si séduisant n’est plus qu’une ombre de lui-même. Pour la première fois de sa vie, Stefan prend conscience de ce que le sida peut provoquer. Un moment gravé à jamais dans sa mémoire.
Dans ce premier épisode, il est question des effets du VIH et du sida sur la sexualité – en particulier la sexualité gay.
L’historien Philipp Hofstetter explique comment la Suisse s’est retrouvée entraînée dans la crise du sida dans les années 1980, et comment, en 1985, l’Aide Suisse contre le Sida a vu le jour en réponse à cette situation.
Anthony raconte comment aujourd’hui il est possible de mener une vie amoureuse et sexuelle épanouie tout en vivant avec le VIH.
Avec :
Stefan, artiste et employé d’un sauna
Philipp Hofstetter, historien
Anthony, vit avec le VIH
Voix off : Yann Bernardinelli, Fabien Carruzzo
Après l’isolement du VIH en 1983, la lutte contre cet agent pathogène mortel a commencé. Les scientifiques ont travaillé d’arrache-pied pour trouver un traitement. Mais il a fallu attendre 1996 avant qu’un médicament efficace soit disponible en Suisse.
Parallèlement, des associations de soutien se sont formées dans le monde entier pour soutenir les personnes concernées.
Dans cet épisode, nous parlons des combats menés pendant la crise du sida.
Bea Aebersold, ancienne directrice de l’Aide contre le Sida à Berne, s’est battue contre la discrimination des personnes touchées et contre la peur dans les esprits.
Espérence, infirmière venue du Burundi, lutte contre l’ignorance et l’indifférence de la société.
Avec :
Bea Aebersold, ancienne directrice de l’Aide contre le Sida Berne
Espérence, vit avec le VIH
Voix off : Emilie Pralong
La sœur Margrit Bösch n’oubliera jamais la veille de Noël 1998. Elle l’a passée avec trois hommes atteints du sida, proches de la mort. L’un d’eux avait souhaité manger une dernière fondue. À un moment donné, il alluma un joint. Sœur Margrit en prit aussi quelques bouffées – puis rentra chez elle le cœur léger, comme sur un nuage.
Dans cet épisode, il est question du care, du travail de soin et d’attention : Sœur Margrit s’occupe des personnes dont plus personne ne veut s’occuper ; Claude Bonjour raconte des moments magiques d’amour au cœur de la crise du sida ; et Julia confie comment sa meilleure amie l’a soutenue après l’annonce de son diagnostic.
Avec :
Sœur Margrit Bösch, infirmière
Claude Bonjour, ancienne collaboratrice du Groupe Sida Neuchâtel – GSG
Julia, vit avec le VIH
Voix off : Magali Dubois, Mya Meneceur
Je m’appelle Corinne, j’ai 49 ans, je suis amoureuse, je travaille et j’ai la chance d’être maman d’une magnifique jeune femme de 19 ans !
En effet, en 2003, 10 ans après l’annonce de ma séropositivité au VIH, et grâce aux traitements, ce n’est pas la mort qui était au rendez-vous mais la vie!
Ellen Cart-Richter, britannique, est infirmière cheffe dans un EMS et mère de trois enfants adultes. Ellen est aussi engagée auprès de l’Antenne de la consultation ambulatoire des maladies infectieuses du CHUV en tant que mentor au sein de l’initiative Entr’Aide+, et fait partie du Conseil Consultatif Communautaire, où elle participe à des projets de recherche dans le domaine du VIH. Ellen nous parle de son cheminement depuis son ‘diagnostique tsunami’ en 2017 à son engagement aujourd’hui d’être ‘visible’ et d’aider à faire ‘dissiper la peur’ encore trop présente autour du VIH.
Iel s’apelle Gleisson, créateur non-binaire qui fait campagne avec les personnes LGBTQIA+, migrant·e·x·s, PVVIH, travailleur·se·x·s du sexe et défenseur·e·x·s des droits humains.
Consultant et activiste en diversité de genre & VIH/SIDA, iel collabore avec différents acteurs sociaux intersectionnels, notamment dans des projets communautaires de santé, diversité sexuelle et de genre dans lesquelles iel apporte aussi son expertise en campagnes et communications.
Jennifer est une jeune femme de 29 ans travaillant en tant qu'ASE assistante socio-éducative en EMS. Diagnostiquée séropositive depuis sa naissance et depuis de nombreuses années indétectable donc intransmissible, Jennifer est aujourd'hui maman d'une petite fille de 7 ans qui est séronégative et profite des plaisirs simples de la vie avec sa petite famille. Spontanée, ouverte, battante et authentique, Jennifer a toujours vécu avec sa maladie et s'est fait la promesse qu'elle ne l'empêchera pas de pleinement vivre sa vie et en a fait une force.
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