Entre crise sanitaire et tensions sociales, les populismes gagnent du terrain. Une tendance dont Donald Trump fut à sa manière l’incarnation planétaire pendant quatre ans. Besoin d’autorité, défiance à l’égard des élites, crainte face à l’immigration, spectre du déclassement. Ce phénomène se nourrit de toutes les peurs. Certains pays, le Brésil en Amérique Latine, la Hongrie ou la Pologne en Europe, ou encore l’Inde et la Turquie ont cédé aux sirènes des discours démagogiques et le paient au prix fort, tant ils apparaissent fragilisés, traversés par de profondes fractures. Jusqu’aux piliers de l’Europe démocratique, que sont l’Allemagne et la France, le feu couve lui aussi. La montée des populismes inquiète…