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La Coupe du Monde 2026 n’est même pas encore terminée, mais elle est déjà la plus géopolitique de toutes. Des pays organisateurs qui ne s’entendent pas, un carton rouge annulé directement par Donald Trump. Le meilleur arbitre africain renvoyé chez lui, faute de visa. Le nouvel ordre mondial s’est invité sur le terrain.
Avec
Guerre en Ukraine, conflit au Moyen Orient… plus personne ou presque n’a les yeux sur Pyongyang et sa bombe atomique…. Alors qu’il y a encore quelques années l’arrêt du programme nucléaire Nord-Coréen semblait une priorité pour la communauté internationale. Un désintérêt qui n'est pas sans conséquences... Partenariat magazine Questions Internationales.
Avec :
Le Territoire français stratégique est en crise depuis les révoltes de 2024. Des élections locales viennent de se tenir. Elles devaient tout arranger. C’est raté : le scrutin reproduit les mêmes équilibres qui ont conduit à l'échec des dernières négociations. Nouméa reste dans l’impasse.
Avec :
En marge de la Coupe du Monde de football, les États-Unis de Donald Trump préparent d’immenses célébrations en l’honneur des 250 ans du pays, 250 ans de la déclaration de leur indépendance signée le 4 juillet 1776 à Philadelphie. Les 13 colonies d’Amérique du Nord marquaient ainsi une rupture d’avec la Couronne Britannique, aidées dans cette démarche par la monarchie française de Louis XVI.
Depuis le début de l’année et jusqu’à l’automne 2026, les Américains célèbrent leur histoire et son exceptionnalisme : pour la première fois, un pays était créé de toutes pièces selon des principes démocratiques. L’évènement inspire beaucoup Donald Trump qui veut faire de cette commémoration un moment qui « ravivera le patriotisme, la fierté et l’esprit pionnier de l’Amérique », à quelques mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le premier scrutin national depuis son installation à la Maison Blanche en janvier 2025. On l’aura compris, l’évènement est très politique. Donald Trump et ses fidèles ont ainsi entrepris d’expurger le récit national de ses aspects moins héroïques, de l’extermination des populations indigènes à l’esclavage, qui a perduré officiellement jusqu’en 1863. Il n’empêche, les États-Unis célèbrent cette année une révolution audacieuse contre l’Empire britannique ainsi que le début d’une épopée sans précédent : en seulement deux siècles et demi, une poignée de colonies sont devenues la première puissance mondiale, économique, militaire et culturelle.
Invités :
Il y a encore quelques années, la recherche de terrain reposait sur un principe simple : aller voir, enquêter, observer, comparer. Aujourd'hui, dans un nombre croissant d’États, ce geste élémentaire devient impossible. Certains territoires sont fermés pour des raisons de sécurité, d’autres parce que le pouvoir veut contrôler le savoir, limiter les enquêtes, ou empêcher que certaines réalités soient documentées.
Dans ces contextes, le terrain n’est plus seulement difficile : il devient interdit. Alors comment continuer à produire de la connaissance quand l’accès direct disparait ? Quelles méthodes de contournement, quelles précautions éthiques, quelles sources alternatives permettent encore de travailler ? Et que nous apprend cette nouvelle géographie de l’interdit sur l’état du monde et sur la liberté de recherche elle-même ? Pour cette dernière émission d’une série proposée en partenariat avec l’INALCO, l’Institut national des langues et civilisations orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.
Invités :
Le conflit en Ukraine reste enlisé. Mais Volodymyr Zelensky a reçu à Evian, à l’occasion du sommet du G7, un soutien renouvelé de ses alliés européens et de Donald Trump qui a promis de faire tout ce qu’il peut pour mettre fin à la guerre, estimant que la Russie devait conclure un accord. Surfant sur l’action diplomatique entreprise avec l’Iran, Donald Trump se voit en faiseur de paix.
La distance qui sépare les positions de Vladimir Poutine et de Volodymyr Zelensky et ses alliés européens rend toutefois la perspective encore lointaine. L’évolution au Moyen-Orient peut-elle servir de modèle pour relancer les négociations entre l’Ukraine et la Russie. Ou bien les dynamiques sont-elles trop différentes ? Trump montre-t-il la voie à la Russie ? Envoie-t-il un message à Moscou ?
Invité : Dimitri Minic, historien des relations internationales et de la Russie. Responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale au Centre Russie-Eurasie de l’Ifri. Auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Maison des sciences de l’homme, avril 2023), livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet 2023. Bientôt publié en poche chez Perrin, collection Tempus, et en anglais chez Bloomsbury Academic.
Depuis le 28 février 2026, le Moyen-Orient est secoué par une guerre ouverte entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Après 108 jours de conflit, la tension reste palpable. Israël, qui a participé aux frappes initiales contre l’Iran, maintient ses troupes au Liban, et le sort de 400 kilos d’uranium enrichi iranien reste en suspens. Les divergences entre Donald Trump et Benyamin Netanyahu, ainsi que les revendications de victoire de chaque camp, rappellent la fragilité d’un éventuel équilibre.
Invité : Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique et conseiller géopolitique à l’Institut Montaigne. Spécialiste des questions de défense, de prolifération nucléaire et de relations internationales. Géopolitique de comptoir. Comment répondre aux idées reçues, fantasmes et clichés sur le monde, aux éditions Eyrolles.
Les chefs d’État du G7 se réuniront du 15 au 17 juin à Evian, en Haute-Savoie. Créé en 1975, ce club des pays riches qui compte aussi l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, a vu son poids décliner. Il ne représente plus que 30% du PIB mondial contre 68% en 1992. Malgré ce déclin, aucun des pays émergents comme le Brésil, l’Inde ou l’Afrique du Sud ou anciennement émergents, cas de la Chine, n’y a été admis.
Ces derniers ont donc créé des Forums concurrents : Coopération économique Asie Pacifique qui regroupe une vingtaine d’États ou les BRICS composés des principales économies émergentes. Inde, Kenya, Brésil, Corée du Sud et quelques autres ont été invités comme observateurs. Il faut dire qu’il va beaucoup être question d’économie durant ces deux jours. Donald Trump va concentrer toutes les interrogations sur le registre du « que fait-on maintenant avec Ormuz » ? L’idée du sommet est de plancher sur les grands déséquilibres mondiaux. Les déficits commerciaux avec la Chine ne cessent de s’envoler, le déficit courant américain continue de se creuser. Et entre les deux, l’Europe qui n’investit pas suffisamment. Maintenir l’unité du G7 est un combat de tous les jours. La survie de ce club est-elle menacée ?
Invités :
Le général Vincent Desportes est notre invité, figure majeure de la pensée stratégique française, auteur de l’ouvrage Stratégie. Les essentiels. La pensée et l’action, aux éditions Odile Jacob— un livre qui, à l’heure où les équilibres mondiaux vacillent, nous rappelle que la stratégie n’est pas seulement l’art de la guerre, mais aussi celui de la paix, de la dissuasion, et de la vision à long terme.
Vincent Desportes, professeur à Sciences Po et HEC. Docteur en histoire et expert en géopolitique. Ancien directeur de l’école de guerre, spécialiste des Affaires militaires.
Dans notre monde, tout est désormais lié. Un peu comme un échiquier où chaque pièce, au lieu d’être indépendante, serait liée à des dizaines d’autres par des fils invisibles.
Déplacer un pion en Ukraine ferait trembler les marchés en Asie, perturberait les chaînes d’approvisionnement en Europe, et déclencherait des cyberattaques en Amérique. La sécurité ne peut désormais plus être pensée en silos. La guerre des systèmes nous force à repenser notre rapport au risque, à l’interdépendance et à l’innovation. Les conflits ne s’inscrivent plus dans des frontières claires, mais dans des réseaux complexes où tout est interconnecté : l’énergie, l’économie, la technologie et même le climat. Ainsi la guerre en Ukraine n’est pas seulement un conflit militaire. Elle est aussi une guerre énergétique, une guerre économique, une guerre informationnelle et une guerre écologique avec l’impact des bombes sur les sols et le risque nucléaire. Sommes-nous condamnés à une propagation des crises, voire à une polycrise ? Sommes-nous préparés ou, au contraire, totalement dépassés pour avoir trop tardé à accepter de voir nos fragilités ?
Invités :
Émission en partenariat avec la Revue Internationale et Stratégique.
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