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Drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig en Allemagne, incendies d'usines d'armement en Bulgarie, en Italie et en Estonie, frappes sur le train Kiev/Varsovie dans une gare ukrainienne à 2 km de la frontière polonaise… Attribuées à la Russie, les attaques « hybrides » contre les pays européens soutiens de Kiev se sont multipliées ces derniers mois, qu’il s’agisse de drones, de sabotages, de désinformation ou de cyberattaques…
Que se passerait-il si, demain, une opération hybride russe faisait des victimes dans un pays de l’OTAN ? Comment les Européens doivent-ils répondre aux provocations du maître du Kremlin ? Que cherche Vladimir Poutine ? Que traduit cette fuite en avant et jusqu’où peut-elle aller ?
Trois invités :
- Christine Dugoin-Clément, chercheure à l’Observatoire de l’intelligence artificielle de Paris 1 – chaire risque, et au CRGN (Centre de Recherche de la Gendarmerie nationale). Autrice de Géopolitique de l’ingérence russe. La stratégie du chaos, paru aux PUF en 2025
- Paul Gogo, journaliste, ancien correspondant à Moscou, auteur de Moscou parano. La Russie de Poutine mise à nu, aux éditions du Rocher
- Ulrich Bounat, analyste géopolitique, chercheur chez Euro Créative.
160 millions d’électeurs brésiliens sont appelés à se rendre aux urnes ce dimanche. Dans un pays plus que jamais polarisé, les sondages prévoient pour le 1er tour de la présidentielle un duel serré entre le chef de l’État sortant de gauche Luiz Ignacio Lula da Silva, 80 ans, qui brigue un 4ème mandat et le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, candidat du parti libéral et fils de Jaïr Bolsonaro, l’ex-président d’extrême droite condamné en 2025 à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État.
Quels sont les enjeux de ce scrutin ? Alors que l’insécurité semble être la 1ère préoccupation des Brésiliens, le bilan social du mandat de Lula fera-t-il le poids face à la politique répressive promise par Flavio Bolsonaro, inspiré par l’exemple du Salvador ? Faut-il craindre des ingérences de la criminalité organisée dans les élections ? L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite mettrait-elle en péril la souveraineté du Brésil, comme l’affirme Lula, qui accuse les États-Unis de chercher à interférer dans le scrutin au profit de son rival Flavio Bolsonaro ?
Le Brésil restera-t-il un bastion de gauche dans une Amérique latine dont Donald Trump veut faire l’arrière-cour des États-Unis ?
Deux invités :
- Anaïs Flechet, professeur d’histoire contemporaine à Sciences Po Strasbourg
- Frédéric Louault, professeur de Sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles.
Le 9 septembre 2026, une déclaration d’un jeune Britannique fait l’effet d’une déflagration. Jacob Coxon, chercheur chez Anthropique après être passé chez OpenAI annonce sur X qu’il démissionne par souci éthique. « Aucune des deux entreprises n’agit de manière responsable. Elles foncent tout droit vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même et jouent avec nos vies. Les gens qui construisent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. »
Le débat sur l’IApocalypse est lancé… Scénario de science-fiction, risque réel ou coup marketing des entreprises de cybersécurité ? Chacun y va de ses arguments.
Alors doit-on s’inquiéter ? Faut-il ralentir la course folle à l’IA ou faire une pause ? L’Intelligence artificielle est-elle susceptible d’échapper un jour à tout contrôle ? Avec quelles conséquences ? Des IA rebelles pourraient-elles décider de détruire l’humanité ? Qui pour imposer un mécanisme de régulation ou des normes au niveau mondial ?
Trois invités :
- Jean-Gabriel Ganascia, professeur à la Faculté des sciences de Sorbonne Université et chercheur en intelligence artificielle au LIP6. Nouveau livre « Mythologies de l'IA » aux éditions du Seuil
- Sébastien Garnault, président du Paris Cyber Summit, spécialiste des enjeux de puissance technologique
- Tariq Krim, entrepreneur du web, ancien vice-président du Conseil national du numérique, créateur de Netvibes et de Jolicloud, a lancé le think tank Cybernetica et initié le mouvement Slow Web, qui prône un usage plus conscient des technologies.
Depuis le 28 février 2026, et la guerre déclenchée par Donald Trump contre l’Iran, le détroit d’Ormuz est devenu un point central de la crise au Moyen-Orient. Aujourd’hui le détroit d’Ormuz est contrôlé par l’Iran qui en a fait un levier de négociation avec Washington. Résultat : les prix des carburants s’envolent, les échanges se raréfient et l’économie mondiale se fragilise. Selon le FMI, le choc énergétique pourrait se traduire par davantage d'inflation et moins de croissance.
Émission enregistrée aux Ecopol de Tours.
Alors comment sortir de cette impasse ? Quels sont les objectifs de guerre des États-Unis ? Comment expliquer l’étonnante résilience de l’Iran ? À quel point les monarchies du Golfe, victimes des représailles iraniennes aux frappes américaines, ont-elles perdu confiance dans la protection américaine ? Leur quête de nouveaux partenariats sonne-t-elle la fin de l’ordre américain au Moyen-Orient ? Combien de guerres Israël est-il prêt à mener pour assurer sa sécurité, au risque d’un isolement toujours plus grand au sein de la communauté internationale ? Quelle recomposition pour un Moyen-Orient déchiré par les guerres ?
Trois invités :
Le 7 août 2026, à La Mecque, trois puissances du monde musulman ont signé un accord qui pourrait modifier l'équilibre stratégique du Moyen-Orient et, plus largement, celui du monde musulman. L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie se sont engagés, dans le cadre du « Mecca Joint Defence Agreement », à considérer une attaque contre l'un d'entre eux comme une attaque contre les trois. Une clause qui rappelle évidemment le fameux article 5 de l'OTAN.
Faut-il pour autant parler d'une « OTAN musulmane » ?
La comparaison est séduisante, mais elle est probablement trop simple. Car derrière cet accord, se trouvent trois pays aux intérêts très différents. L'Arabie saoudite est la grande puissance financière et énergétique du Golfe. Elle cherche, depuis plusieurs années, à diversifier ses partenariats et à ne plus dépendre exclusivement de la protection américaine. La Turquie est une puissance militaire majeure, membre de l'OTAN, dotée d'une industrie de défense de plus en plus autonome, notamment dans les drones. Elle cherche également à affirmer son rôle de puissance incontournable entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Asie. Et puis il y a le Pakistan : le seul État musulman doté officiellement de l'arme nucléaire, qui entretient des relations anciennes et particulièrement étroites avec l'Arabie saoudite, mais qui partage également une frontière avec l'Iran et tente de conserver un rôle de médiateur dans les crises régionales. Alors, que cherchent réellement ces trois pays ? Se protéger contre l'Iran ? Répondre à l'affaiblissement de la garantie américaine ? Construire une nouvelle puissance militaire du monde musulman ? Ou simplement mettre en commun des intérêts qui, pour l'instant, convergent ? La question est d'autant plus actuelle que l'accord est déjà confronté à une situation concrète : les attaques des Houthis, alliés de l'Iran, contre le territoire et les infrastructures saoudiennes. Islamabad a récemment précisé qu'aucune réponse militaire commune n'avait encore été envisagée. Alors, alliance militaire véritable ou démonstration de puissance ?
Invités :
La France est entrée en campagne électorale dans la perspective des présidentielles de 2027. Une élection pour laquelle l’Europe promet de prêter une attention particulière et elle n’est pas la seule. L’Algérie qui, après plus d’un siècle de colonisation française, est devenue indépendante le 5 juillet 1962, s’honore d’avoir gagné l’une des plus difficiles guerres de décolonisation et d’avoir imposé une défaite à la France et à l’OTAN.
La France et l'Algérie appartiennent à deux aires culturelles que tout oppose et dont la guerre d’indépendance et ses conséquences restent non soldées malgré des tentatives de réconciliation mémorielle ratée. L’Algérie se voit comme une puissance africaine non-alignée, proche de la Russie et de la Chine. Depuis 2024, un conflit asymétrique s’est engagé entre la France et l’Algérie : otages, rappels d’ambassadeurs, chute des échanges, crise des visas, reconnaissance par l’Élysée de la marocanité du Sahara occidental. Est évoquée la « plus grave crise » traversée par les deux pays depuis 1962 alors que sur le plan géopolitique, les deux pays auraient intérêt à trouver des points de convergence et que les Algériens constituent la première communauté étrangère migratoire en France.
Invités :
L’île de Cuba traverse aujourd’hui ce que plusieurs observateurs décrivent comme la crise la plus aiguë de son histoire moderne, bien au-delà de la « Période spéciale » des années 1990. Depuis janvier 2026, un tournant décisif a été pris : suite à l’intervention américaine au Venezuela et à la capture de Nicolás Maduro, Washington exerce une pression maximale et a imposé un blocus énergétique quasi-total à La Havane, coupant l’accès au pétrole vénézuélien qui sustentait l’économie cubaine.
L’administration Trump espère créer une situation visant à forcer le leadership cubain vers une ouverture politique et économique qui transformerait l’île en un partenaire dépendant des États-Unis. Voire une tutelle comme c’est le cas au Venezuela. Les conséquences sont visibles : des pannes de courant de 20 à 22 heures par jour à La Havane, des pénuries alimentaires et médicamenteuses critiques, et des tensions sociales avec des manifestations. De nombreux Cubains ont été renvoyés par Washington dans l’île et l’exode se poursuit, réorienté massivement vers l’Amérique Latine. La question de l’avenir de Cuba est, bien sûr, posée alors que les projets de Donald Trump et son secrétaire d’État Marco Rubio semblent diverger et que plane toujours l’éventualité d’une intervention américaine, laquelle toutefois ne manque pas d’obstacles. Certes isolée, Cuba n’en conserve pas moins des appuis, Chine, Russie, Iran.
Invités :
La Russie poursuit sa guerre d’Ukraine. Deux émissaires de Donald Trump étaient la semaine dernière à Moscou où ils ont rencontré Vladimir Poutine, avant de se rendre à Kiev. Aucune avancée concrète n’a été annoncée et les frappes ont repris dès leur départ.
Côté russe, dans la perspective du scrutin des 18 et 20 septembre 2026 visant à l’élection des députés de la Douma d’État, premières législatives en Russie depuis le début de la guerre, il y a quatre ans et demi, la rumeur court d’une nouvelle et importante vague de mobilisation post-électorale.
Durant la campagne précédant le scrutin, le chef du Kremlin a égrené des discours de plus en plus agressifs sur le plan militaire faisant craindre qu’en l’absence de victoire sur le terrain, la Russie envisage d’intensifier l’offensive, et en interne le régime ne cesse de se durcir. La rhétorique d’escalade se fait de plus en plus cohérente dans laquelle la guerre en Ukraine est replacée dans une confrontation plus large avec l’Europe.
Invitée :
Céline Marangé. Docteure en Science politique, spécialiste de la Russie et de l’espace post-soviétique, chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire, La guerre d’Europe a commencé, éditions les Arènes, Prix du Livre Géopolitique 2026.
Après un été de canicules, d'incendies et de sécheresse, 99 départements en vigilance, la pire saison de feux en France depuis 2012, plus de 32 000 décès excédentaires en Europe, la COP17 sur la désertification s'est achevée le 28 août sans la moindre décision contraignante, et le traité sur le plastique est repoussé à 2027. La question n'est pas seulement de savoir pourquoi ça échoue, mais à qui profitent ces blocages. Et où la coopération continue malgré tout, à trois mois de la COP31 d'Antalya.
Avec :
On présente volontiers l'intelligence artificielle comme la nouvelle arme diplomatique, avec ses sommets, ses standards et ses alliances technologiques. Mais dès qu'on gratte, on retombe sur du très physique : des térawattheures, des semi-conducteurs, des terres rares. Point de départ, l'audition d'Arthur Mensch à l'Assemblée nationale, où le patron de Mistral a résumé son métier d'une phrase : transformer de l'électricité en tokens ; et la question devient : peut-on prétendre à une souveraineté numérique quand on ne maîtrise pas ses électrons ?
Émission enregistrée lors de la Fabrique de la diplomatie.
Avec :
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Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en…
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