Priorité santé

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By RFI
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Priorité santé episodes

  • Questions de femmes : comment vivre avec des rhumatismes?

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des rhumatismes. Arthrose, polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite... Quels sont les signes qui doivent alerter ? Quelles prises en charge existent ? 

    La douleur est un signal d’alarme et en même temps un symptôme ; c’est particulièrement vrai pour les rhumatismes. Des troubles, des problèmes qui concernent les articulations, les os, les muscles, les tendons.   

    Lorsque l’on est concernée par l’arthrose ou la goutte, une idée fixe ; soulager la douleur et pour cela, il va falloir dans un premier temps obtenir le bon diagnostic, si possible de manière précoce, pour envisager une prise en charge adaptée.  

    Traitement, exercices, rééducation, chirurgie… Plusieurs options possibles pour freiner l’évolution éviter les complications. 

    Pour bien prendre en charge des rhumatismes, il va donc falloir comprendre ce qui va faciliter la poursuite des activités du quotidien, et tout - loin de là - ne dépend pas uniquement de la consultation médicale et éventuellement de la prise d'un traitement ! 

    Une grande partie du remède – et les rhumatologues insistent de plus en plus sur ce fait, repose sur la mobilisation, l'activité physique adaptée et le cas échéant la rééducation. 

     

    Avec :

    • Pr Souhaibou Ndongo, interniste, rhumatologue à Dakar, chef du service de médecine interne au centre hospitalier national Dalal Jamm de Dakar, au Sénégal. Auteur de l’ouvrage “Je m’appelle Débo, je suis malade et je me sens seule ! Chronique d’une solitude aux multiples facettes” aux éditions Katana Santé.  

    • Palabre au féminin de Charlie Dupiot 

     

    Programmation musicale : 

    ► Gbessi Zolawadji – Mi dou agbé

    ► Waahli ; Kelly Krow - Sonje

    2 min
  • Les 5 sens et la sexualité

    Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l’émission, nous parlons des cinq sens. Vue, toucher ouïe, odorat et goût... la sexualité est une expérience sensorielle. Comment stimuler les sens de son ou sa partenaire ? 

    La sexualité rime avec sensualité, et en fonction des personnes, des situations, des périodes de la vie et la nature d'une relation, les cinq sens peuvent jouer un rôle, prendre une importance différente, que ce soit dans les rapports de séduction ou dans l'intimité ! 

    Des émotions et des réactions, qui se déclinent au pluriel, en fonction des différentes perceptions, évocations, parfums : le goût, l’odorat, l’ouïe, le toucher et la vue. 

    Cette palette sensorielle est propre à chacun et chacune, mais va aussi évoluer, au fil des expériences, des découvertes et des souvenirs : le rappel d’une fragrance, un contact que l’on tente de retrouver, ou à l’inverse, cette odeur précise qui provoque la répulsion…  

    La sexualité met les sens en éveil : avec des préférences et une curiosité qui peut pousser à découvrir autre chose, se mettre en quête de sensations inédites. 

     

    Avec :

    • Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.  

     

    Programmation musicale : 

    ► Meryl – Champagne ké fraises 

    ► Ruthee – Zoblazoo. 

    49 min
  • Le microbiote intestinal : entre science, promesses et mensonges

    Le microbiote intestinal est un ensemble de bactéries, virus, champignons et autres micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Si les chercheurs connaissent son existence depuis longtemps, ils découvrent encore aujourd’hui l’importance de son rôle sur la santé physique et psychique des individus. Ainsi, ce n’est pas moins de 38 milliards de bactéries qui s'activent, digèrent, communiquent, produisent des molécules essentielles, éduquent les défenses immunitaires et envoient même des signaux au cerveau. Que sait-on vraiment sur le microbiote intestinal ? Que peut-on espérer de la recherche sur le microbiote intestinal ? 

    En matière de santé, il existe des sujets vendeurs et d’autres qui le sont beaucoup moins. Ces dernières années, un champ particulier de la gastro-entérologie est devenu subitement « tendance », de la librairie à la parapharmacie: édition, automédication, et même au rayon frais, pour certains produits laitiers… Ce sujet porteur : la flore intestinale comme ses pouvoirs sur l’intestin.  

    Avec d’un côté, le travail des chercheurs et des cliniciens pour comprendre le rôle de ces 38 milliards de bactéries et des avancées, par exemple, dans le domaine de la transplantation fécale pour lutter contre un germe résistant, le Clostridium difficile. 

    Mais les mystères du microbiote intestinal n’occupent pas seulement les médecins. Le sujet passionne également les journalistes, intéresse les coachs en nutrition, et permet aux laboratoires pharmaceutiques de se lancer sur de nouveaux marchés, avec des produits – les probiotiques/compléments alimentaires – promettant un renforcement immunitaire, une meilleure digestion, un équilibre bactérien. Alors, comment faire la part des choses entre les vérités et les mensonges qui concernent nos intestins?  

     

    Avec :

    • Pr Harry Sokol, professeur en gastro-entérologie à l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris et enseignant à la Faculté de Médecine de Sorbonne Université. Directeur du centre de transplantation fécale de l'APHP, chercheur à l'Inserm et à l'INRAE et auteur de l’ouvrage Microbiote : Science, promesses et mensonges. Enfin la vérité sur vos bactéries intestinales (en autoédition)

    • Pr Stanislas Doffou, gastroentérologue au CHU d’Angré à Abidjan en Côte d’Ivoire.   

    En fin d’émission, nous parlons de télémédecine notamment en République Centrafricaine où Médecins Sans Frontières a développé une application qui fonctionne même lorsque la connexion est lente afin de pallier le manque de professionnels de la santé. Interview de Clara Mazon, directrice du programme de télémédecine de MSF.

    Programmation musicale : 

    ► Infinity song – Hurricane 

    ► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon.

    49 min
  • La loi : outil essentiel pour la santé des femmes

    Après l’affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants.

    Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ?  

    Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique?  

    Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes. 

    Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre.   

    Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs. 

     

    Avec :

    • Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart

    • Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles

    • Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes 

    • Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid. 

    • Reportage de Thalie Mpouho. 

    ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale.   

    Programmation musicale : 

    ► Adekunle Gold – One woman 

    ► Ibeyi – Hurry Hurry. 

    49 min
  • Épilepsie aux différents âges de la vie

    L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ? 

    Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C’est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d’attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d’après l’OMS, ce qui en fait l’une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l’épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l’épilepsie peut constituer un motif d’urgence absolue (état de mal épileptique). 

    Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme). 

    La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances.

     

    Avec :

    • Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l’UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin. 

    • Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée.  

    En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal. 

    Programmation musicale : 

    ► BNXN, Asake– Eja Meja 

    ► Ibeyi – Hurry Hurry.

    49 min
  • Questions de femmes : bien choisir sa contraception

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ?

    Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l’on souhaite guérir d’une infection, l’est aussi lorsque l’on a choisi d’espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.  

    Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l’on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s’adresser à la bonne personne, parce qu’aujourd’hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes.

    Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d’urgence ; vous l’avez compris, il n’y a pas une, mais des contraceptions. 

    Avec :

    • Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, paru aux éditions Lakalita. 

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 

    ► Indila – Love Story

    ► Rema – Tea.

    49 min
  • Lutter contre l’antibiorésistance : par quels moyens?

    Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l’antibiorésistance. Il s’agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s’observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l’action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l’urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d’une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l’antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu’est-ce que la phagothérapie ?

    La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.   

    L’OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n’importe qui n’importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d’infection à bactéries multirésistantes. 

    La lutte contre l’antibiorésistance passe d’abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l’automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. 

    Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. 

    Cette lutte concerne également l’élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.  

    Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. 

    Avec :

    • Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris

    • Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic »

    • Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie.

    Programmation musicale : 

    ► Davido, Aya Nakamura - Yaya

    ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte. 

    49 min
  • Les phobies

    Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d’un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d’une phobie ? 

    Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d’une certaine manière peuvent rendre malade.   

    Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l’échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours.  

    Des phobies que l’on cherche à comprendre : en trouver l’origine pour identifier la mécanique de la peur, de l’hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces. 

     

    Avec :

    • Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris

    • Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée.

    En fin d’émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.

    Programmation musicale : 

    ► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper

    ► Ayra Starr, Theodora – Ms paper.

    49 min
  • Varices et insuffisance veineuse : peut-on prévenir les troubles veineux?

    Il s’agit d’une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d’insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d’insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ?

    L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d’un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux. 

    Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse. 

    En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent. 

     

    Avec :

    • Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris

    • Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie.

    En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).  

    Programmation musicale : 

    ► Lila Iké - What it feels like 

    ► Ckay – Shege. 

    49 min
  • Maladie d’Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie

    Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ?

    Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l’attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage. 

    Aujourd’hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d’après l’Inserm. 

    Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce.  

    De leur côté, les associations de patients et d’aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d’Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l’isolement des malades et l'épuisement de leur entourage. 

    L’OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l’espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l’âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge.

    Avec :

    • Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie nationale de médecine

    • Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d’Angré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny

    • Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer.

    • Reportage de Raphaëlle Constant.

    Programmation musicale : 

    ► Hwasa - Good Goodbye

    ► Victony - SLICK.

    49 min

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