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La junte au pouvoir en Guinée-Bissau a fait savoir jeudi 1er octobre, que les « conditions de sécurité » n'étaient pas réunies « pour le moment » pour « garantir le retour » au pays de l'ancien président en exil Umaro Sissoco Embalo. Il venait d'annoncer son intention de rentrer pour se présenter à la présidentielle de décembre. Vincent Foucher, chercheur au CNRS et spécialiste de la Guinée-Bissau, analyse ces déclarations.
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C'est la première fois qu'une femme devient cheffe du gouvernement au Maroc : le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre à ce poste, Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale du Parti authenticité et modernité (PAM), qui était arrivé en tête aux législatives de la semaine dernière. Abdellah Tourabi, journaliste politique et chroniqueur au magazine marocain Tel Quel, est l'invité d'Afrique Midi.
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« Nul n'est épargné » : c'est le titre du rapport publié ce 29 septembre par Amnesty International. L'organisation de défense des droits humains a enquêté sur les cas de meurtres, tortures et disparitions forcées commis par l'armée malienne et ses supplétifs russes. Elle documente notamment les meurtres d'au moins 34 civils dans sept localités du Mali le long de la frontière mauritanienne entre juin 2023 et décembre 2025. Ousmane Diallo, chercheur sur le Sahel à Amnesty, est l'invité d'Afrique Midi.
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Des combats intenses ont repris depuis mercredi 23 septembre dans le nord de l'Éthiopie entre l'armée fédérale et une alliance de sept groupes armés, dont le TPLF, le Front de libération du peuple du Tigré, qui avait déjà affronté le pouvoir central lors d'une guerre meurtrière entre 2020 et 2022. Éloi Ficquet, historien, enseignant-chercheur à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), et spécialiste de l'Éthiopie, est l’invité d’Afrique midi.
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Il y a un an, commençaient à Antananarivo les manifestations de la Gen Z, la jeunesse malgache, qui allaient conduire à la fuite d’Andry Rajoelina et à l'arrivée au pouvoir du colonel Michaël Randrianirina, investi président de la Refondation. Quel bilan tirer de ce printemps malgache ? La politologue Ketakandriana Rafitoson, vice-présidente de l'ONG Transparency International, est l’invitée d’Afrique midi.
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Les résultats provisoires des élections législatives marocaines ont été annoncés ce jeudi 24 septembre par le ministre de l'Intérieur. Des résultats marqués par une forte abstention. Nadia Hachimi Alaoui, chercheuse en sciences politiques à l'université internationale de Rabat, décrypte les résultats pour Afrique midi.
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Après 18 mois de rupture, la Belgique et le Rwanda ont annoncé mardi 22 septembre le rétablissement de leurs relations diplomatiques. Un communiqué conjoint diffusé en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies précise que les ambassades seront rouvertes prochainement. Bob Kabamba, professeur en sciences politiques à l'université de Liège et spécialiste de la région des Grands Lacs, est l’invité d’Afrique midi.
The Deportation Project, la dernière enquête coordonnée par un collectif de presse Forbidden Stories à laquelle sont associées RFI et France 24, lève un coin du voile sur les expulsions massives de migrants mises en œuvre par l'administration Trump et notamment sur les accords conclus avec des pays tiers pour accueillir ces personnes.
Karina Chabour, journaliste à France 24, signe dans le cadre de ce projet le documentaire ICE, Trump et l'Afrique : accords secrets, vies sacrifiées et elle est l’invitée d’Afrique midi.
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L’épidémie d’Ebola est loin d’être maîtrisée en RDC, alerte Médecins sans frontières. Si la transmission ralentit en Ituri, elle se poursuit au Nord-Kivu, où les centres de traitement de Butembo et de Katwa sont saturés. Faute de places, une partie des malades est prise en charge dans des structures non adaptées, tandis que certains retournent dans la communauté. MSF dénonce également le manque d’acteurs humanitaires et de moyens face à la progression de l’épidémie. Les explications de Stéphanie Hofmann, cheffe du projet Ebola de MSF à Butembo, au Nord-Kivu.
RFI : MSF affirme qu'il serait dangereux de considérer l'épidémie comme maîtrisée. Que voyez-vous aujourd'hui à Butembo et Katwa qui contredise l'idée d'un reflux de l'épidémie ?
Stéphanie Hoffmann : Effectivement, ce serait dangereux de considérer l’épidémie sous contrôle au Nord-Kivu et à Butembo spécifiquement. Nous sommes en train de voir une hausse de cas. Les trois dernières semaines, il y a eu un changement assez important, une augmentation de cas très perturbante qui fait en sorte que les services disponibles aujourd'hui ne sont pas du tout adéquats par rapport aux besoins de la population pour la prise en charge d'Ebola.
La situation s'améliore en Ituri, mais l'épidémie est-elle simplement en train de se déplacer vers le Nord-Kivu ?
Oui, exactement. Donc il y a des cas à Butembo depuis le mois de mai. Donc ce n’est pas nouveau ici. Mais on observe une augmentation importante depuis les deux, trois dernières semaines. Les structures maintenant sont complètement incapables de répondre aux besoins. Il n'y a pas assez de lits, il n'y a pas assez de sites pour la prise en charge, et surtout il n'y a pas assez d'implication dans l'engagement communautaire.
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Le Nord-Kivu comptait, au 18 septembre, 843 décès, soit une létalité de près de 61 %. Pourquoi la situation est-elle particulièrement critique dans cette province ?
Oui, alors il y a une résistance assez importante par rapport à Ebola, au Nord-Kivu. Il y a aussi beaucoup de peur à propos de cette maladie. Ce n'est pas la première fois qu'il y a Ebola au Nord-Kivu. Et justement, la population a très peur de cette maladie, très peur d'aller chercher les soins qui sont nécessaires. Il y a beaucoup d'informations contradictoires. Donc, c'est vraiment un problème à la base de la communauté, par rapport à la compréhension de la maladie et des soins qui seront disponibles et sur comment se protéger.
Il y a non seulement ça, mais il y a aussi le fait qu'il y a très peu de sites pour accueillir les malades. Donc là, on parle de deux centres de traitement pour une population de deux millions de personnes. Donc, même si la population était mobilisée pour maîtriser la maladie, il y a vraiment un manque de structures capables d'accueillir les malades.
Alors, vous dites qu’à Butembo, les organisations MSF et Médair sont les deux principaux acteurs disposant des centres de traitement Ebola pour une population estimée à environ deux millions d'habitants. De combien de lits disposez-vous réellement et que se passe-t-il lorsque ces lits sont tous occupés ?
Voilà les deux sites. Il y en a un que MSF est en train de gérer en collaboration avec le ministère de la Santé. Tout comme pour Médair, c'est la même chose, et cela fait 50 lits. Après, il y a des centres de transit, où sont accueillis les cas suspects. Mais aujourd'hui, la situation, c'est qu'il n'y a pas assez de lits pour tous les confirmés, sans parler même des suspects.
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Près de 43 % des malades hospitalisés au Nord-Kivu sont pris en charge en dehors des structures répondant aux normes Ebola. Quel risque cela représente-t-il pour les patients, les soignants et les autres malades ?
Oui, c'est un excellent point et c'est ça qui perturbe. Parce que les travailleurs de première ligne dans les centres de santé, les centres hospitaliers, sont le plus exposés aujourd'hui parce qu'ils n'ont pas d'appui, ils n'ont pas d'équipement de protection individuelle. Donc ils prennent des risques énormes et ils doivent faire des choix impossibles.
C’est-à-dire que, lorsqu’ils voient qu'il y a des malades devant eux, soit ils se mettent à risque pour les soigner, pour les aider, sachant qu'ils n'ont pas les équipements nécessaires pour se protéger, soit ils les envoient potentiellement mourir à la maison. Donc c'est vraiment très très compliqué pour les structures sanitaires qui ne font pas partie de la riposte, qui sont juste là comme structures sanitaires ordinaires.
Cela veut dire que certains patients finissent par retourner dans leur communauté, faute de place ?
Oui, faute de place, mais aussi faute de compréhension sur les potentielles pistes de prise en charge. Mais effectivement, on a une situation aujourd'hui où il n'y a pas assez de lits pour accueillir les cas confirmés. Après, il y a aussi tous les cas suspects.
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Mais comment expliquez-vous la faible présence des acteurs humanitaires et internationaux à Butembo ?
En tant qu'organisation indépendante, MSF est présent depuis le début de l'épidémie à Butembo. On a commencé à mener nos activités dès le départ en curatif mais en préventif avec de l’engagement communautaire. Il n’y a malheureusement pas eu énormément de focus sur le Nord-Kivu parce que l'épidémie a eu une augmentation un peu plus lente, si je peux dire. Donc je pense qu'il y a eu moins d'attention sur cette zone par rapport à d'autres zones. C'est juste que maintenant l'épidémie est en train d'augmenter d'une manière importante. Il faudrait une réponse adéquate par rapport à cette augmentation de cas.
Si les capacités de prise en charge ne sont pas renforcées rapidement à Butembo et Katwa, quel est le scénario que vous redoutez dans les prochaines semaines ?
C'est que la maladie continue à se propager dans la communauté d'une manière très, très, très significative, parce qu'il y a non seulement la ville de Butembo et les zones de santé de Butembo et Katwa, mais il y a aussi toutes les zones de santé voisines qui sont maintenant touchées. Ils font face à des cas confirmés dans leurs zones de santé aussi. Et là on parle vraiment des zones rurales qui n'ont aucun appui. Donc, le risque, c'est que, en fait, la maladie continue petit à petit d'aller dans les zones de santé voisines et que finalement cela continue à se propager.
Il y a 70 ans, Paris vivait un évènement fondateur. Au sein de l’amphithéâtre Descartes de la Sorbonne se tenait le premier Congrès des écrivains et artistes noirs. Porté par Senghor, Césaire, Cheikh Anta Diop et tant d’autres venus d’Afrique, de la Caraïbe, de l’océan Indien, des Amériques et d’Europe, ce congrès allait ouvrir une nouvelle ère. Un congrès porté particulièrement par feu Alioune Diop, poète et fondateur de la revue Présence africaine. Arrivé de Guadeloupe pour ses études, Daniel Maximim a côtoyé tous ces pères fondateurs et dirigé la revue Présence africaine après la disparition d’Alioune Diop.
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Du lundi au vendredi, un invité commente un fait marquant de l’actualité africaine au micro de Nicolas Sur dans Afrique midi à 12h30 TU sur RFI.