Priorité santé

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By RFI
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Priorité santé episodes

  • Hépatites : comment prévenir ces inflammations du foie?

    Inflammations du foie causées par des substances toxiques ou plus généralement des virus, les hépatites sont désignées par des lettres allant de A à E. Elles diffèrent par leurs modes de transmission, leurs prises en charge et leurs conséquences sur la santé. Selon l’OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2022 et 50 millions de personnes sont atteintes d’une infection chronique par le virus de l’hépatite C.

    Quels sont les différents modes de transmission des hépatites ? Quels traitements et moyens de prévention existent ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé, en l’absence de prise en charge ?

    Les hépatites sont désignées par les sept premières lettres de l'alphabet (de A à E pour les plus fréquentes, F et G pour les plus rares), une distinction liée aux divers agents infectieux, des virus qui peuvent provoquer différentes formes d'inflammation et de complications au niveau du foie. Lorsque l'on parle des hépatites, il faut aussi différencier les formes chroniques et identifier les modes de transmission qui peuvent varier (relations sexuelles, alimentation, par voie sanguine, lors de l'accouchement, contact avec de l'eau souillée)…

    La géographie sanitaire des hépatites, autrement dit la répartition du nombre de cas en fonction des pays/continents montre de grandes inégalités territoriales. Pour l’hépatite B, par exemple, son incidence est beaucoup plus importante en Afrique, en Asie, dans certaines zones d’Amérique latine. Dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, la prévalence de l’hépatite B chronique, cette forme silencieuse peut concerner plus de 10% de la population. D’où l’importance de parler de la prévention : vaccination et rattrapage vaccinal, connaissance des modes de transmission et surtout dépistage, pour s’informer de son statut sérologique, puisque, par exemple, pour l’hépatite C, un antiviral efficace –  un traitement curatif existe…

    Les hépatites constituent aujourd’hui un problème de santé publique à l’échelle planétaire, d'où l'importance d'une sensibilisation des populations à la prévention – la vaccination contre l'hépatite B – pour éviter les complications potentiellement mortelles au niveau du foie, insuffisance hépatique, cirrhose et cancers.

    Avec :

    • Pr Tarik Asselah, professeur en hépatologie à l’hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine, directeur de recherches à l’Inserm et responsable des hépatites virales

    • Pr Fulgence Bathaix Yao, hépato-gastroentérologue, université Félix Houphouët Boigny à Abidjan et président du réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales.

     

    Programmation musicale : 

    ► Stevie Wonder – Blowin in the wind

    ► Mbosso - Buku Jero.

    49 min
  • Le trouble borderline, la tempête des émotions

    Trouble de la personnalité, le trouble borderline se manifeste par des émotions débordantes et une forte impulsivité. Les émotions sont vives, vécues de manière intense et peuvent aussi s’enchaîner. Ainsi, il est possible de passer d’une joie importante à une grande tristesse en un cours laps de temps. Comment est posé le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ? Comment mieux vivre avec ce trouble de la personnalité ?

    En santé mentale, les symptômes associés à certaines atteintes peuvent avoir des conséquences importantes pour la personne concernée, comme pour son entourage. C'est une nouvelle fois le cas pour l'affection psychique à laquelle nous consacrons cette émission : le trouble de la personnalité borderline. Un trouble associé à un faisceau de ressentis et de symptômes qui peuvent déclencher chez le ou la patiente une intense détresse, allant jusqu'à mettre en danger sa santé et sa vie, compte tenu du risque de suicide associé.

    Le trouble borderline se caractérise par des émotions intenses, une forte impulsivité qui va contraster avec des passages à vide, un sentiment de débordement qui peut déboucher sur de l’anxiété, de la déprime et un sentiment d’être dans l’excès, trop et trop souvent. À la clé potentiellement, une mise en danger de la personne (automutilation, tentative de suicide, addictions…), surtout en l’absence d’explication et de compréhension de ces ressentis et de ces comportements.

    Face au trouble borderline, il n’y a pas un médicament dédié qui va, à lui seul, calmer les soubresauts ou cette tempête intérieure. Il y a d’abord l’étape-clé du diagnostic, une forme de compréhension de soi-même, des explications, un parcours pour mieux réguler les émotions et une implication de l’entourage pour décrypter les réactions et adapter certaines interactions. Le défi pour la patiente - les femmes sont davantage concernées, souvent dès l’adolescence - et ses proches et l’équipe soignante sera donc fait d’écoute, de patience, d’appropriation du temps mais aussi d’évitement des situations critiques. Un cheminement étape par étape.

    Avec :

    • Dr Déborah Ducasse, médecin psychiatre et psychothérapeute, responsable du Centre de thérapies troubles de l’humeur et émotionnels/borderline, au CHU de Montpellier, co-auteure de l’ouvrage Borderline, nouveau cahier pratique à domicile aux éditions Odile Jacob

    • Dr Olga Porquet-Mabanza, psychiatre et directrice de l'hôpital psychiatrique de Bingerville, en Côte d’Ivoire.

    • Reportage de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 

    ► Les Rita Mitsouko - Ding Dang Dong (Ringing At Your Bell)

    ► Yemi Alade - Ala Bekee (feat. Don Jazzy).

    49 min
  • Ebola en RDC : où en est la situation 4 mois après le début de l’épidémie?

    La 17è flambée de maladie à virus Ebola en RDC est décrite comme la pire de l’histoire de la République démocratique du Congo, et concerne désormais sept des 26 provinces du pays. Quatre mois après l'annonce officielle du début de l'épidémie, (l'OMS avait décrété au mois de mai 2026 une urgence de santé publique de portée internationale), les autorités sanitaires congolaises recensent plus de 7.000 cas et près de 3.400 décès. À ce bilan, s'ajoutent 1.671 guérisons de malades qui avaient contracté le virus de souche Bundibugyo, plus rare et contre lequel il n'existe pas de vaccin éprouvé à l'heure actuelle.  

    La riposte est aujourd'hui globale et met à contribution cliniciens, chercheurs et acteurs communautaires, venus d'horizons variés ; d'O.N.G., d'institutions sanitaires et de recherche, le tout piloté par le manager terrain de l'IRNB, l'institut national de recherche biologique fondée par le Pr Jean-Jacques Muyembé (co-découvreur d'Ebola) à Kinshasa, le professeur Steve AHUKA, virologue. 

    Plusieurs essais cliniques sont menés actuellement par des coalitions de chercheurs congolais et internationaux, pour « repositionner » des traitements existants, c'est-à-dire pour observer de manière scientifique si des médicaments ou vaccins peuvent avoir un effet sur la souche incriminée. 

    Les stratégies de lutte passent par des actions de proximité, aussi bien en termes de sensibilisation que d'identification des cas contacts, par une accélération des moyens diagnostiques et par une orientation rapide des malades vers les centres de traitement dédiés. Autant d'éléments qui nécessitent en amont un travail sur la confiance des populations.  

     

    Avec :

    • Dr Marie Jaspard, infectiologue au service des Maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Antoine APHP à Paris, chercheure pour l’INSERM 

    • Pr Steve Ahuka, professeur de Microbiologie et Virologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Chef de Département de Virologie à l’Institut National de Recherche biomédicale (INRB) et depuis juillet 2026, incident manager pour la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE) 

    • Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA

    • Jules Villa, anthropologue, chercheur post-doctoral dans l’unité d’Anthropologie médicale et membre de l’Outbreak Investigation Taskforce à l’Institut Pasteur. Il a rejoint les équipes de l’engagement communautaire de l’OMS pendant 8 semaines en Ituri.   

     

    Programmation musicale : 

    ► Tyty meufapart – Djabari

    ► Falz - Na je. 

    49 min
  • La famille : trouver sa place

    Être l’aîné ou le cadet, devenir belle-mère et devoir construire une relation avec des enfants qui ne sont pas les siens... Si la famille est souvent un lieu de refuge, il n’est pas toujours évident d’y trouver sa place. Et entre conflits et non-dits, elle peut vite s’avérer étouffante. Comment s’affirmer quand on est le cadet de la famille ? Quel est le rôle de l’aîné de la famille ? Quand les conflits sont trop importants, peut-on rompre avec sa famille ?  

    La famille n’est pas toujours le cocon sécurisant que l’on espère et lorsque l’on a la sensation d’être assigné à une place qui ne nous convient pas (trop de pression ou à l’inverse, le sentiment d’être invisible), la vie familiale peut devenir douloureuse ou conflictuelle.  

    Il peut exister un écart entre la place attribuée et les attentes des personnes, né d'une histoire familiale comme du poids des injonctions culturelles, avec à la clé, des disputes entre frères et sœurs, l’impression de passer à côté de ses propres envies et au final, un malaise qui s’installe.  

    Le questionnement autour de la place dans la famille peut se jouer entre frères et sœurs, mais pas seulement : le poids sur les épaules de l’aîné, l’enfant préféré, la belle-mère qui estime qu’aucune femme n’est assez bien pour son fils, un père qui ne communique pas... Ces problèmes ne sont pas forcément conscients et jour après jour, l'entourage perpétue des comportements qui peuvent blesser, fragiliser, exaspérer. 

    À l'âge adulte, ces difficultés peuvent toujours être présentes, et un dialogue renouvelé, et/ou un travail sur soi-même, qui s'appuie sur des ressources communautaires et psychologique, peuvent contribuer à l'évolution des ressentis pour en atténuer la charge et permettre de se projeter dans la construction de sa propre famille.  

    Avec :

    • Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse, ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris, co-fondateur de l'association maison Sunjata Keita, centre de médiations culturelles et d’aide psychologique aux familles migrantes. 

    Programmation musicale : 

    ► The Womack sisters – If you want me

    ► Amandine la reine d'Empire - La solidarité familiale.

    49 min
  • Questions de femmes, questions de parents : conseils sur le sommeil des enfants et des adolescents

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons d'un sujet qui intéresse tous les parents : le sommeil de leurs enfants. Comme la respiration, le sommeil fait partie des fonctions vitales de l’organisme. Apprentissage, mémorisation, immunité, croissance... Le sommeil est primordial, e d’autant plus pour les enfants. En effet, l’hormone de croissance est sécrétée essentiellement au cours du sommeil profond. 

    Combien d’heures l’enfant doit-il dormir en fonction de son âge ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé de l’enfant ou de l’adolescent s’il ne dort pas suffisamment ?   

    À côté de l’alimentation et de l’activité physique, le sommeil est l’un des piliers de notre santé. Attention, mémoire, humeur, immunité... Un sommeil de qualité est essentiel aux différents âges de la vie. Pour la période de l'enfance, les questions sont d’autant plus nombreuses, que des premiers mois à l’adolescence, les besoins, les routines et les emplois du temps vont évoluer sensiblement. 

    Entre un nourrisson qui se limite à des plages de sommeil d’une heure avant de réclamer une tétée, et un ado qui s’endort avec le téléphone, et se réveille avec le téléphone, dans certaines familles, le coucher est un passage réconfortant, quand chez d’autres, cette étape cristallise les tensions et une certaine forme d’inquiétude.  

    Durée normale d’une nuit de repos chez l’enfant, endormissement, absence de sieste, cycle de sommeil régulé, cauchemars et terreurs nocturnes, impact sur les apprentissages et la scolarité... Pour les parents, les interrogations se bousculent, tout comme les répercussions qui vont aussi, par effet miroir, varier avec les années, entre la prime enfance et l’adolescence.   

     

    Avec :

    • Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal.  

    • La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

     

    Programmation musicale : 

    ► Lokwa Kanza - Le Bonheur

    ► Luedji Luna, Arlindo Cruz - O Bem.

    49 min
  • Prévention du suicide : peut-on prévenir la tragédie?

    À l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide qui se tient le 10 septembre, nous parlons de ce sujet encore tabou. Selon l’OMS, chaque année, 720 000 personnes se suicident. 73% de ces suicides surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Derrière les chiffres, se cache la tragédie vécue par la famille et l’entourage. Quelles sont les personnes les plus à risque ? Comment les aider ? Peut-on réellement éviter les suicides ?  

    Le 10 septembre, c'est la journée mondiale de prévention du suicide. L'occasion de rappeler qu'en parler est essentiel pour lutter contre la stigmatisation associée au suicide et plus largement, à la santé mentale. La prévention et la sensibilisation sont essentielles pour faire reculer le suicide, qui est aujourd’hui la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans, d’après l’OMS. Dans un pays comme la France, on recense plus de 150 000 tentatives de suicide chaque année, avec plus de 9.000 issues fatales.

    Fragilité psychique, antécédents familiaux, tentatives à répétition... Il est important de prendre conscience des risques, comme des comportements et propos inquiétants chez la personne qui manifeste des intentions autodestructrices.   

    Cette prévention prend plusieurs formes. La sensibilisation évite le sensationnalisme et toute stigmatisation, l'amélioration de l’écoute et le renforcement des moyens et des prises en charge. La prévention du suicide, ce n’est pas simplement l’affaire des médecins ou des soignants. Au-delà, l'entourage, les médias traditionnels ou non comme les autorités publiques et le monde associatif ont leur rôle à jouer pour faire reculer ce problème de santé publique face auquel il ne faut pas avoir peur des mots. 

     

    Avec :

    • Pr Priscille Gerardin, professeur, chef de pôle de Psychiatrie de Enfants et Adolescents au Centre Hospitalier du Rouvray et des unités universitaires au CHU de Rouen 

    • Pr Damèga Wenkourama, médecin psychiatre addictologue et chef de Service de Psychiatrie du CHU de Kara. Maître de conférences agrégé de Psychiatrie d'Adultes à la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université de Kara au Togo. Président de l'Association des Psychiatres du Togo (APsyT)

    • Reportage de Raphaëlle Constant.

     

    Programmation musicale : 

    ► Joy Rhodes – Supposed to

    ► Orch, Parlour Tapes – Smiling.

    49 min
  • Désinformation en santé : déconstruire les infox pouvant nuire à la santé

    Les fausses informations pullulent dans tous les domaines, la santé ne fait pas exception. Les conséquences de la désinformation en santé peuvent être particulièrement dommageables pour la santé. Quelles sont ces fausses informations qui circulent ? Comment naissent-elles ? Comment peut-on les déconstruire ? Comment développer son esprit critique pour repérer les infox qui circulent sur le net ? 

    Les fausses informations sont particulièrement nombreuses dans le domaine de la santé. Selon une enquête menée en partenariat avec l’Inserm, en février 2025, 47% des Français déclarent avoir déjà été confrontés à une fake news dans le domaine de la santé. La tendance est mondiale, qu'il s'agisse d'erreurs, de mauvaises interprétations, des rumeurs mais aussi des manipulations qui peuvent avoir de lourdes conséquences quand il s’agit de se soigner.  

    Ces désinformations peuvent être le fruit de fausses croyances, qui s’appuient sur des transmissions populaires pas forcément dangereuses, ou de discours complotistes, qui manipulent des données pour appuyer des conclusions scientifiquement infondées.

    La crise du Covid-19 a amplifié la défiance, et le contexte politique actuel favorise cette tendance également. La lutte contre cette désinformation médicale nécessite de s’adapter au contexte, comme aux moyens de communication, aux réseaux sociaux et à leurs stratégies de développement. Pour cela, il faut comprendre quelles sont les méthodes d’influence et les arguments qui marquent. 

    Aujourd’hui, les médecins doivent consacrer du temps en consultation, à la déconstruction de ces fausses informations, pour insister sur la nécessité de l’observance d'un traitement ou interroger sur la prise concomitante de produits naturels ou de compléments alimentaires. Les soignants s’engagent dans cette lutte contre la désinformation en santé et c’est loin d’être simple, y compris lorsque l’on porte une blouse blanche.

     

    Avec :

    • Pr Boris HANSEL, endocrinologue-nutritionniste Hôpital Bichat, AP-HP. Cofondateur de la chaîne santé grand public PUMS (Pour Une Meilleure Santé) soutenue par Université Paris Cité et AP-HP 

    • Anicet ZRAN, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, en Côte d'Ivoire, et spécialiste des maladies infectieuses 

    • Dr Maxime Delbarre, chirurgien ophtalmologue à Montpellier.  

    Programmation musicale : 

    ► Adele – Rumor has it

    ► Lukuboy, Sandro beatz - Desconfiança.

    49 min
  • Coma : les frontières de la conscience

    Le coma est la forme la plus avancée de l’altération de la conscience. Le patient paraît endormi mais il ne répond à aucune stimulation. Cet état transitoire peut durer au mieux quelques jours ou conduire au décès du patient dans les cas les plus graves. Celui-ci peut passer par différents états de conscience altérée : état végétatif, état de conscience minimale... Quelles peuvent être les causes du coma ? Laisse-t-il toujours des séquelles ? Peut-on communiquer avec une personne dans le coma ?

    Le patient semble endormi, ses fonctions vitales fonctionnent mais le réveil, lui, est impossible et la personne plongée dans le coma ne réagit pas à la douleur.  

    Cette urgence médicale est un symptôme qui peut être associé à de nombreuses maladies ou accidents, que ce soit un AVC, une tumeur cérébrale, un mal épileptique, un surdosage de médicaments ou un traumatisme crânien. Dans certains contextes sanitaires, il peut également être associé à des complications infectieuses, par exemple, celles d'une méningite ou d'un neuropaludisme.

    Cette perte de conscience peut, dans le meilleur des cas, se solder par un réveil rapide avec une bonne récupération. Mais elle peut aussi déboucher sur des états végétatifs, de conscience minimale et si le patient survit, entraîner de lourdes séquelles. 

    Pour mieux prendre en charge le coma, une bonne compréhension du fonctionnement cérébral est indispensable pour évaluer précisément l’étendue des lésions. Celle-ci repose notamment sur l'imagerie par I.R.M. ou scanner. Une approche très particulière est également recommandée dans la communication avec l'entourage de la famille. 

    Dans certains cas, une indication de coma artificiel (ou sédation profonde) sera recommandée par l'équipe soignante du service de réanimation, pour soulager le patient et essayer d'améliorer l'évolution des symptômes et la prise en charge. L’évolution du coma - qu’il ne faut confondre ni avec la mort cérébrale, ni avec le locked-in syndrome - est à la fois une question complexe et cruciale. La durée de la perte de conscience est un ressort essentiel dans le pronostic et la capacité de réadaptation.  

     

    Avec :

    • Pr Benjamin Rohaut, professeur de Neurologie à Sorbonne Université, médecin dans le service de Réanimation Neurologique de la Pitié-Salpêtrière APHP à Paris et chercheur à l'Institut du Cerveau à Paris 

    • Pr Célestin Kaputu, neuropsychiatre – neuropédiatre, chef d’unité de Neurologie pédiatrique et chef de département de Neurologie au Centre Neuro-Psycho-Pathologique / CNNP, faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, en République Démocratique du Congo. 

    • Reportage de Charlie Dupiot.

     

    ► En fin d’émission, nous parlons d’une avancée majeure dans la manière de comprendre le diabète de type 2 qui permet de mieux prédire l’évolution de la maladie et ses complications. Ces travaux, menés par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Cité ont été publiés dans Cell Metabolism. Interview de Nicolas Venteclef, directeur de recherche Inserm de l’Institut Necker Enfants Malades. 

    Programmation musicale : 

    ► ALA NI, Adrian Younge - Middle of Nowhere.

    49 min
  • Auto-sabotage : pourquoi se tire-t-on une balle dans le pied?

    Vous êtes-vous déjà surpris à avoir un comportement qui vous retient et vous empêche d'atteindre vos objectifs ? L'autosabotage désigne une tendance à se mettre, soi-même, en situation d’échec ou d’évitement. Cela peut empêcher d’avancer professionnellement, mais aussi dans sa vie amoureuse. On devient alors son propre ennemi. Quelles sont les racines de l’autosabotage ? Quelles formes peut-il prendre ? Comment y mettre fin ? 

    Avec :

    • Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi aux éditions De Boeck Supérieur 

    • André Alihonou, psychologue clinicien à Cotonou au Bénin, directeur exécutif de l'ONG Cercle international d'actions pour le développement intégré - CIADI

    ► En fin d’émission, nous parlons de l’étude menée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, du CNRS, de l’Université et de l’ENS Paris-Saclay et parue dans la revue European Psychiatry qui met en lumière l’impact de la maltraitance infantile sur le développement cérébral. Interview de Julia Ruiz-Fernandez, doctorante en dernière année dans l’unité Inserm U1299 « Trajectoires développementales en psychiatrie et addictologie ».  

     

    Programmation musicale : 

    ► Aitana – Superestrella

    ► Leon Bridges – Illusion

    49 min
  • Questions de femmes : conseils pour reprendre et maintenir une activité physique

    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons d’activité physique. Comment reprendre le sport après une longue période d’inactivité ? Quel sport choisir ? Quelle activité physique préférer en période de grossesse ?

    Ce n’est plus à prouver : il est nécessaire de bouger pour rester en bonne santé, et à l'inverse, la sédentarité est un facteur majeur de risque sur le plan sanitaire, quel que soit l'âge.

    Des arguments en faveur de l’activité physique, des témoignages qui attestent des bienfaits de la pratique sportive, car pratiquer une discipline individuelle ou collective est l’un des grands leviers en matière de prévention, pour rester non seulement en bonne santé physique, mais également conserver une bonne santé mentale. Mais à certaines occasions de la vie, on peut marquer une pause, forcée ou choisie : maladie, grossesse, mise en garde du médecin, mais aussi emploi du temps incompatible, manque de moyens ou d'envie tout simplement. 

    Choisir l’activité appropriée, la fréquence. Qu’est-ce qui est conseillé lorsque l'on désire reprendre l’entraînement pour soi ou parce que le médecin le recommande ? 

    Avec Dr Mohamed Diop, médecin du sport et nutritionniste. Président de l’Organisation nationale antidopage du Sénégal (ONADS). Président d’Africa Aquatics.

    Programmation musicale : 

    ► Ayra Starr, ZAYN – Heaven Baby

    ► Angélique Kidjo – Agolo

    49 min

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