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Vingt-cinq ans après sa naissance dans l’imaginaire de Damon Albarn et du dessinateur Jamie Hewlett, Gorillaz revient avec l’une des premières grandes superproductions musicales de l’année. Le groupe virtuel britannique publie son neuvième album, The Mountain, sorti le 27 février 2026.
The Mountain est un disque incandescent de quinze titres électro-pop où surgissent, à contre-courant, des touches indiennes inattendues. Lorsque Damon Albarn — alors chanteur de Blur — imagine en 2001 avec Jamie Hewlett ce collectif animé inspiré du street art et des mangas, l’idée relève presque de la farce pop. Pourtant, le projet prend une ampleur inédite : en un quart de siècle, le groupe de cartoon-pop vend des millions d’albums à travers le monde et enchaîne les tubes planétaires, dont l’incontournable « Clint Eastwood ».
Avec cet album, Gorillaz confirme sa capacité à se réinventer et s’impose d’emblée comme une œuvre foisonnante, à la fois spectaculaire et profondément personnelle.
Un casting cinq étoilesPour ce nouveau projet, Damon Albarn convoque une véritable constellation d’invités. Près d’une vingtaine d’artistes participent à l’aventure, de la virtuose du sitar Anoushka Shankar à Paul Simonon, bassiste historique de The Clash, en passant par les groupes Idles et Sparks. Les langues se mêlent comme les styles : anglais, yoruba, hindi, arabe ou espagnol. Damon Albarn agit en chef d’orchestre et brille par son éclectisme et le mélange des générations. La surprise surgit aussi des voix d'outre-tombe, ici ressuscitées, dont celle du mythique batteur nigérian Tony Allen, disparu en 2020, qui plane sur l’album comme un fantôme bienveillant.
The Mountain est hanté par la mort. Il est né après le décès du père de Damon Albarn, artiste lui aussi et passionné d’art hindou. Sa mémoire irrigue l’album, notamment dans « The Shadow Light », un duo avec la légende de Bollywood, Asha Bhosle, 91 ans, qui éclaire le morceau d’une grâce crépusculaire.
Un manifeste pour le brassage des culturesEnregistré entre l’Inde, les États-Unis, l’Angleterre et même la Syrie, The Mountain voyage autant qu’il mélange. Virtuel dans sa forme mais profondément ancré dans le réel, Gorillaz y raconte un monde en tension, porté par des artistes engagés comme le chanteur syrien Omar Souleyman.
Plus qu’un simple album, il défend une idée : celle d’un multiculturalisme vibrant, d’un dialogue permanent entre les peuples. Avec The Mountain — « la montagne » — Damon Albarn prend de la hauteur et atteint de nouveaux sommets artistiques. Dans un monde qui vacille, ce disque dense et audacieux célèbre le dialogue des nations.
Gorillaz entame sa tournée le 13 mars au Royaume-Uni avant de faire escale à Paris, le 6 juin, sur la scène du festival We Love Green.
By RFIVingt-cinq ans après sa naissance dans l’imaginaire de Damon Albarn et du dessinateur Jamie Hewlett, Gorillaz revient avec l’une des premières grandes superproductions musicales de l’année. Le groupe virtuel britannique publie son neuvième album, The Mountain, sorti le 27 février 2026.
The Mountain est un disque incandescent de quinze titres électro-pop où surgissent, à contre-courant, des touches indiennes inattendues. Lorsque Damon Albarn — alors chanteur de Blur — imagine en 2001 avec Jamie Hewlett ce collectif animé inspiré du street art et des mangas, l’idée relève presque de la farce pop. Pourtant, le projet prend une ampleur inédite : en un quart de siècle, le groupe de cartoon-pop vend des millions d’albums à travers le monde et enchaîne les tubes planétaires, dont l’incontournable « Clint Eastwood ».
Avec cet album, Gorillaz confirme sa capacité à se réinventer et s’impose d’emblée comme une œuvre foisonnante, à la fois spectaculaire et profondément personnelle.
Un casting cinq étoilesPour ce nouveau projet, Damon Albarn convoque une véritable constellation d’invités. Près d’une vingtaine d’artistes participent à l’aventure, de la virtuose du sitar Anoushka Shankar à Paul Simonon, bassiste historique de The Clash, en passant par les groupes Idles et Sparks. Les langues se mêlent comme les styles : anglais, yoruba, hindi, arabe ou espagnol. Damon Albarn agit en chef d’orchestre et brille par son éclectisme et le mélange des générations. La surprise surgit aussi des voix d'outre-tombe, ici ressuscitées, dont celle du mythique batteur nigérian Tony Allen, disparu en 2020, qui plane sur l’album comme un fantôme bienveillant.
The Mountain est hanté par la mort. Il est né après le décès du père de Damon Albarn, artiste lui aussi et passionné d’art hindou. Sa mémoire irrigue l’album, notamment dans « The Shadow Light », un duo avec la légende de Bollywood, Asha Bhosle, 91 ans, qui éclaire le morceau d’une grâce crépusculaire.
Un manifeste pour le brassage des culturesEnregistré entre l’Inde, les États-Unis, l’Angleterre et même la Syrie, The Mountain voyage autant qu’il mélange. Virtuel dans sa forme mais profondément ancré dans le réel, Gorillaz y raconte un monde en tension, porté par des artistes engagés comme le chanteur syrien Omar Souleyman.
Plus qu’un simple album, il défend une idée : celle d’un multiculturalisme vibrant, d’un dialogue permanent entre les peuples. Avec The Mountain — « la montagne » — Damon Albarn prend de la hauteur et atteint de nouveaux sommets artistiques. Dans un monde qui vacille, ce disque dense et audacieux célèbre le dialogue des nations.
Gorillaz entame sa tournée le 13 mars au Royaume-Uni avant de faire escale à Paris, le 6 juin, sur la scène du festival We Love Green.