Aujourd'hui dans notre Choix musical, le groupe Okali dévoile son tout premier EP éponyme. « Okali », nom de famille camerounais signifiant « faire attention à l'autre », est celui que portait la chanteuse Gaëlle Minali-Bella avant son adoption à l’âge de 12 ans et son départ du Cameroun. Avec ce projet autoproduit, elle redonne vie à ce nom, symbole d’un retour à ses racines.
Entourée de Florent Sorin à la guitare et aux claviers et de Nicolas Billi à la batterie, dans Okali, Gaëlle Minali-Bella raconte son histoire et son lien intime avec la musique africaine. « Je suis originaire du Cameroun et issue de l’éthnie des Beti. Le rythme du bikutsi a forgé mon socle rythmique : sa structure ternaire, ses contretemps... Et grâce à mon métissage culturel, j'ai pu découvrir d'autres horizons musicaux. Mon univers est forcément métissé, et enrichi des découvertes que j'ai pu faire en arrivant en Occident » raconte-t-elle.
La création instinctive
L'EP Okali propose une musique totalement inclassable, entre rock, trip hop, dub et sonorités africaines. La voix de Gaëlle Minali-Bella est centrale, sublimée par les percussions, les cordes et par des nappes de guitares atmosphériques. Le groupe compose à l’instinct, sans formation musicale académique : la chanteuse tape les rythmes qu'elle imagine sur un bout de bois avant de les transmettre au batteur, de manière à ce que la structure rythmique soit vraiment imprégnée de ses ressentis à elle. Résultat : des batteries très minimalistes et inconventionnelles, infusées dans les musiques de son enfance au Cameroun qu'elle a retenues de mémoire, à la tonalité près.
Florent Sorin raconte leur processus de création, en évoquant le morceau « Traveler » : « Je lui ai enregistré des passages à la guitare, qu’elle a ensuite assemblés à sa façon en coupant, en découpant, de façon instinctive. Et ça a donné une structure rythmique assez complexe, sans que l’on s’en rende compte. C’est quand on a dû travailler avec un batteur qu’on a rencontré des difficultés énormes, parce que rien n'est symétrique dans ce morceau ! Il y a une espèce d'anarchie en termes de longueur de mesures qui est géniale parce qu'elle démontre que les choses créées de façon instinctive peuvent aussi sonner. Même quand elles sortent du cadre 4/4, 6/8. Ce morceau sonne très organique, et c'est ce qu'on voulait. »
Une musique sans frontières
Les inspirations musicales d’Okali vont de Massive Attack à Björk, en passant par Radiohead, Tracy Chapman, Nana Mouskouri ou encore Manu Dibango. De cette diversité découle une musique qui traverse plusieurs ambiances au sein d’un même morceau, comme des mouvements différents. Côté langues, Okali alterne entre français, anglais et éton, la langue natale de Gaëlle que l’on retrouve notamment dans « Deep », un morceau porté par un riff de guitare influencé par le groupe de metal Tool.
Okali est un voyage organique, oscillant entre la douceur d’un guitare-voix et la transe mystique, véritable pont entre les genres et les continents.
A retrouver en tournée :
19/02/26 : LE POC, ALFORTVILLE (94)
27/02/26 : NOUVELLE VAGUE, W / ORANGE BLOSSOM, ST MALO (35)
14/03/26 : RUN AR PUNS, CHÂTEAULIN (29)
03/04/26 : MUSÉE NATIONALE DE LA PRÉHISTOIRE, LES EYZIES (24)
04/04/26 : CONSERVATOIRE DE BRIVE, BRIVE- LA- GAILLARDE (19)
11/04/26 : FESTIVAL LES WEEKEND AVEC ELLES, GRAND THÉÂTRE, ALBI (81)
18/04/26 : LE KAYAK, ST AIGULIN (17)
06/05/26 : LA SIRÈNE, PREMIÈRE PARTIE FATOUMATA DIAWARA, LA ROCHELLE (17)
07/05/26 : LE FLORIDA, PREMIÈRE PARTIE FATOUMATA DIAWARA, AGEN (47)
03/07/26 : FESTIVAL MUSIQUE SOUS LES ÉTOILES, CHÂTEAU DE BOUC BEL AIR (13)
18/07/26 : VERBIER FESTIVAL, LAUSANNE, SUISSE (CH)