grin

grin

Download on the App Store

grin episodes

  • La Fabrique de l'Histoire : Histoire de l'Afrocentrisme 3/3

    Podcast La Fabrique de l'Histoire 


    Avec :

    Giulia Bonacci">Giulia Bonacci historienne, chargée de recherche à l’ Institut de Recherche pour le Développement

    Boris Lutanie Journaliste. Professeur d’histoire

    Maboula Soumahoro">Maboula Soumahoro Maître de conférences à l'Université François-Rabelais de Tours.


    Emission archives sur le rastafarisme


    Le rastafarisme a été popularisé à la fin des années 70 par la musique de Bob Marley et le reggae. Mais la religion rastafarienne remonte bien avant dans le siècle , à la Jamaïque et n'est qu'une des branches de l'éthiopisme, qui voit en ce pays africain le lieu du retour de tous les Noirs africains déportés de l'autre côté de l'Atlantique par la traite. Avec nos invités nous allons raconter comment l'arrivée au pouvoir de Haïlé Sélassié et sa lutte victorieuse contre les Italiens ont poussé certains caribéens à rêver d'un retour en Ethiopie, projet longtemps remis et finalement réalisé par certains dans les années 70 et 80.



    55 min
  • Juke Box : South Bronx 1973, la naissance du hip-hop

    Podcast Juke Box 


    Au début des années 70, déserté par les Blancs et rongé par le chômage, la violence et la drogue, ce ghetto noir de New York voit l'émergence d'une nouvelle culture urbaine et contestataire, entre musique rap, breakdance et graffitis. 

    A l'époque, la déferlante disco a vidé la musique noire de sa substance politique et sociale. Dans la lignée des deejays jamaïcains, une poignée de jeunes Afro-Américains du South Bronx initie une nouvelle manière de produire de la musique, à partir de boucles rythmiques extraites des vinyles disco ou funk. Ces DJ's, dont les pionniers s'appellent Kool Herc, Afrika Bambaataa ou Grandmaster Flash s'allient les services de MC's afin de déposer sur ces boucles, des textes abordant enfin la réalité de la jeunesse des ghettos.

    La culture hip-hop, dont l'expression passe également par la propagation sur les murs de la ville des graffitis, connaîtra une très forte explosion à la suite du gigantesque black out qui frappe New York la nuit du 13 au 14 juillet 1977...


    Programmation musicale


    • Isaac Hayes : Joy part 1 (album Joy, 1973)


      • Elizabeth Swados : Revenge song / Enterprise, tiré de la comédie musicale “Runaways” (1978)


        • Archive INA : Antenne 2, journal de 20 heures du 14 juillet 1977, à propos de la panne d'électricité survenue à New York dans la nuit du 13 au 14 juillet


          • Funky 4 plus 1: That's the joint (1980)


            • Ohio Players : Fire (album Fire, 1974)


              • James Brown : The Payback (1973)


                • Dillinger : Cocaine in my brain (1976)


                  • Golden Gate quartet : Preacher and the bear (1937)


                    • BOCA 45 : Kool Herc echo chamber (album Dig, eat, beats, repeat, 2015)


                      • Afrika Bambaataa : Zulu Nation throwdown (1980)


                        • Afrika Bambaataa: Planet rock (1982)


                          • Michael Viner's Incredible Bongo Band : Apache (album Bongo Rock 1973)


                            • Grandmaster Flash and The Furious Five : The message (1982)


                              • Bob James : Take Me To The Mardi Gras (album Two, 1975)


                                • Fatback : King Tim III (Personality Jock) (1979)


                                  • Sugarhill Gang : Rapper's Delight (1979)


                                    • Chic : Good times (1979)


                                      • Grandmaster Caz : South Bronx Subway Rap (BO du film "Wildstyle" sorti en 1983)


                                        • Boogie Down Productions : South Bronx (album Criminal minded, 1987)




                                          1 hr
                                        • Very Good Trip Marley : Message rasta et naissance des Wailers

                                          Podcast Very Good Trip Bob Marley 


                                          Bob Marley est un symbole de la musique partout dans le monde. Il a hissé la musique jamaïcaine, le reggae et le mouvement rastafari dans la lumière. Very Good Trip vous aide à comprendre toute en musique.

                                          Il y a plusieurs interprétations possibles du message Rasta. Certains mettent en avant une philosophie de vie qui restaure à chacun sa dignité, son indépendance, aussi une hygiène de vie, une sagesse. 

                                          D’autres le greffent à une vision révolutionnaire absolue et radicale, ce qu’on appelle l’afrocentrisme. D’autres encore y greffent un combat marxiste, adossé au régime castriste de Cuba, opposé aux menées des États-Unis dans la région. 

                                          Le credo rastafarien est un peu, si vous acceptez cette analogie, comme le communisme, une aspiration qui a pu susciter bien des interprétations différentes. Alors il m’est impossible d’entrer dans les détails et que les spécialistes me pardonnent si j’ai simplifié à outrance. Et puis, après tout, je suis là pour vous faire écouter de la musique.

                                          Ce qui est sûr, c’est que Bob Marley a été imprégné par la foi rasta, elle a toujours agi en lui comme un fluide miraculeux qui lui a donné des forces, pour ainsi dire, surhumaines. « Get Up, Stand Up », le titre phare de l’album Burnin’ des Wailers, paru en 1973, est ancré dans un  hymne rasta. « Lève-toi, redresse-toi, bats-toi pour tes droits… », c’est devenu un hymne universel.





                                          49 min
                                        • Afrotopiques avec Dénètem Touam Bona : Sagesse des Lianes 1/3

                                          Podcast Afrotopiques">Afrotopiques 


                                          Un podcast produit et réalisé par Marie-Yemta Moussanang


                                          Dans cet épisode je reçois le poète et philosophe Dénétem Touam Bona, il nous parle de « Sagesse des lianes">Sagesse des lianes ». Sagesse des lianes, c’est à la fois le titre de l’exposition collective que Dénètem Touam Bona présente au Centre International d’Art et du Paysage de Vassivière (CIAPV), jusqu’au 9 Janvier 2022, qui réunit des oeuvres d’artistes issus des mondes afro-diasporiques, sur le Plateau de Mille Vaches, à la frontière entre la Creuse et le Limousin.


                                          « Sagesse des lianes » c’est aussi le titre de l’essai qu’il a publié en Septembre, aux éditions Post-édition, en Octobre 2021. 

                                          Cet épisode est une sorte de « carte blanche sonore » accordée à Dénètem, qui fuit, se dérobe, contorsionne, se déplace, et qui à l’image de la liane, choisit les chemins de ses réponses… imprévisibles. Donc voilà, je vous invite ici, à suivre les traces de Dénètem, et à explorer ce qui est l’enchevêtrement inextricable des lianes de son paysage. 


                                          Dénètem nous parle de la genèse du projet, qui est né, à la fois dans la Creuse il y a 2 ans, et en Guyane, il y a plusieurs années. L’entretien est un dialogue permanent entre le livre et l’exposition, qui est elle-même une variation autour d’un motif, celui de la fugue végétale qu’est la liane, et du marronnage qui est le processus d’arrachement à la domestication, lui-aussi, inscrit dans le vivant et qui s’actualise dans des mouvements contemporains. 

                                          Dénétem nous partage les expériences des mondes qui lui tiennent à coeur, à travers la notion de lyannaj, il nous parle de la mémoire de l’exploitation et de la résistance, et de la manière dont elles sont sont indissociables. Car le lyannaj, c’est à la fois le terme qui désigne le processus par lequel on attachait ensemble des faisceaux de cannes à sucre dans les plantations esclavagistes, Mais c’est aussi, par ce même terme et geste que les jeunesses autochtones de Guyane ont construit leur mouvement de solidarité en 2017 dans la Caraïbe, entre peuples des Outre-Mer et du Brésil, qui subissent les mêmes oppressions.


                                          La liane, c’est le mouvement d’exploitation qui devient processus d’alliance, geste de réparation, dans le sens où il vient ré-unir ce qui était désolidarisé. Donc le livre et l’exposition Sagesse des lianes, sont des tribunes, elles déploient et nous montrent la puissance des mondes afro-diasporiques et afro-caribéens, il faut les lire comme des cartes de paysage archipeliques qui situent des savoirs écologiques, des techniques de résistance, et des rituels de guérison…développés dans ces territoires. 


                                          Cet épisode a été enregistré sur l’île de Vassivière, en partenariat avec le centre international d’art et du paysage de Vassivière, ainsi que Radio Vassivière, pour le programme « Sonder l’île ». 


                                          Bonne découverte de l’archipel, et bonne écoute !

                                          1 hr 14 min
                                        • Grand Reportage : L'exil gabonais de Cheikh Ahmadou Bamba, sur les traces du fondateur de la confrérie Mouride

                                          Podcast Grand Reportage 


                                          L’un des principaux événements religieux de l’année au Sénégal a eu lieu pendant le week-end des 22 et 23 janvier 2011 : le Magal, le pèlerinage de la confrérie mouride dans la ville sainte de Touba. Un moment de fête et de recueillement pendant lequel les mourides se souviennent du départ en exil du fondateur de la confrérie Cheikh Ahmadou Bamba… C'était en 1895, Bamba était alors envoyé au Gabon par les Français, et à l'occasion de ce magal 2011, RFI vous propose un voyage sur les traces du chef religieux, entre mystique et histoire. Un voyage à suivre avec notre correspondant au Gabon, Yves Laurent Goma.

                                          20 min
                                        • Le vif de l'histoire sur Les Mourides : une puissance du Sénégal

                                          Podcast Le vif de l'histoire 


                                          Avec Sophie Bava Socio-anthropologue, chargée de recherche à l’IRD/LPED


                                          L'ex-président Wade, redevenu sage, vient d'annoncer qu'après avoir accepté le verdict des urnes, il se retirerait à Touba, la capitale mouride à deux heures de route de Dakar.

                                          Mouride ? Littéralement aspirant. Un président donne la direction. Un aspirant cherche, sous la coque des apparences, la pulpe intérieure, Dieu qui habite en lui.


                                          Le vieux Wade va donc s'en remettre à la protection du calife des mourides. Le calife ? C'est le descendant direct d'Ahmadou Bamba qui à la fin du XIXe, fit face au colonisateur. Grand spirituel, grand émancipateur, il a traduit l'Islam en wolof et prêché que le salut ne se construisait pas sans le travail, permettant ainsi aux mourides de devenir des pionniers de la culture de l'arachide puis du commerce aux dimensions de la planète.

                                          Il arrive encore qu'on dise : l'Afrique n'a pas d'histoire. Non seulement elle a une histoire politique, économique mais elle est une terre d'invention religieuse. Non seulement les Mourides démontrent qu'il peut exister un Islam noir original mais aussi que son rayonnement peut atteindre le Maghreb, l'Egypte, la France, de Marseille à Paris et jusqu'à New York... Davantage encore qu'une confrérie, ils sont une puissance.




                                          31 min
                                        • Révolution.s avec Rocé : luttes politiques et résistances musicales

                                          Podcast RÉVOLUTION.S  


                                          Dans ce premier épisode de révolution.s, rendez-vous avec le rappeur, auteur, programmateur, collectionneur de disques oubliés : Rocé. Depuis vingt ans, quatre albums, bientôt cinq, des compilations, une série sur Arte, il explore le rap, la musique, les mots et ses possibles, avec partout, toujours, une attention particulière portée aux questions de luttes, d’émancipation, de résistance. De Sergio Leone à Thomas Sankara, en passant par Youssoupha et son père Adolfo Kaminsky, plongez dans les révolutions de Rocé. 

                                          38 min
                                        • Kiffe ta race avec Louisa Yousfi - Rester barbare, une utopie décoloniale

                                          Podcast KIFFE TA RACE 


                                          Nés dans la bouche de l’extrême-droite, les termes “ensauvagement”, “racaille” ou encore “barbare” sont fréquemment repris dans les sphères politique et médiatique, de manière complètement décomplexée. Ils renvoient à un imaginaire raciste et colonial selon lequel il y aurait des races inférieures, primitives, incivilisées. Pour s’intégrer à la société, le ou la barbare devrait alors, selon cette idéologie, nier sa culture, ses origines et son identité.  

                                          Que désigne la figure du barbare ? Comment la réappropriation de ce terme peut-elle servir de paravent face à l’oppression raciste ? Dans quelles mesures ce motif de la barbarie est-il genré ? La violence est-elle le seul moyen dont disposent les minorités pour rétablir un rapport de force avec le pouvoir ? 

                                          Pour en parler, Rokhaya Diallo et Grace Ly reçoivent la journaliste et autrice Louisa Yousfi. Partant de l’expression de l’écrivain algérien Kateb Yacine, l’invitée propose dans son essai de Rester barbare">Rester barbare (éd. La fabrique, 2022). Elle retourne le stigmate de ce mythe dans un cadre littéraire et esthétique, pour élaborer un espace de contestation face à la tentative de domestication raciste. 


                                          RÉFÉRENCES CITÉES DANS L’ÉMISSION

                                          – Mehdi Meklat, Autopsie (éd. Grasset, 2018)

                                          – Kiffe ta race, épisode n°78 : « Charge raciale », la double peine ; enregistré en live aux Chichas de la pensée, un festival créé par Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah 


                                          CRÉDITS

                                          Kiffe ta race est un podcast de Binge Audio animé par Rokhaya Diallo et Grace Ly. Cet épisode a été enregistré en mars 2022 au studio Virginie Despentes, dans les locaux de Binge Audio (Paris, 19e). Prise de son : Elisa Grenet. Réalisation : Thomas Chalvidal. Générique  : Shkyd. Production et édition : Naomi Titti. Communication : Lise Niederkorn et Jeanne Longhini. Identité graphique : Manon Louvard & Camille Bernard (Upian). Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.


                                          44 min

                                        About grin

                                        From the publisher's feed

                                        Le Grin est un studio de podcast mais aussi un Café, une librairie d'occasion, un lieu à Clermont-Ferrand qui accueille et prend au sérieux toutes les façons de penser et regarder le monde afin de mieux les questionner !