Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • Elvis en concert à Las Vegas : pourquoi l'album "On Stage" de 1970 ne ressemble à aucun autre
    Nous sommes le 1er juin 1970 et Elvis Presley publie « On Stage », un album live enregistré à l'International Hotel de Las Vegas entre le 16 et le 19 février 1970.

    Un disque atypique dans la discographie du King. Là où son album précédent, From Memphis to Vegas, mettait en avant ses grands tubes comme Hound Dog, All Shook Up ou Suspicious Minds, « On Stage » s'ouvre sur CC Rider et fait la part belle aux reprises.

    Elvis y reprend Neil Diamond, les Beatles avec un medley associant Yesterday et Hey Jude, et même Gilbert Bécaud avec Let It Be Me, reprise de Je t'appartiens, un titre datant de 1955. Paul McCartney confiera plus tard avoir été profondément ému d'apprendre qu'Elvis reprenait ses morceaux.

    Sur scène, Elvis s'appuie sur le TCB Band, formation musicale d'exception considérée comme la crème des musiciens de l'époque.

    L'album atteint la 13e place aux États-Unis et rencontre un très grand succès en Belgique. Un objet unique dans la carrière d'Elvis : jamais le King n'avait autant chanté les chansons des autres.

    Happy Days, le podcast musique et souvenirs des années 60 et 70, est présenté par Cédric Godart sur Nostalgie+.
    3 min
  • Les Bidasses s'en vont en guerre : le film culte de Claude Zidi qui a conquis... l'URSS !
    11 décembre 1974 : Claude Zidi assiste à la première des Bidasses s'en vont en guerre, la suite des Bidasses en folie (1971). Cédric Godard vous raconte les coulisses d'un tournage mémorable : Jean-Guy Fechner qui laisse repousser sa barbe, Jean Sarrus qui tourne avec une jambe cassée, et la célèbre scène du mazout reconstituée avec du café soluble et de l'huile de ricin. Tourné en Côte-d'Or durant l'été 1974, le film cumule plus de 4 millions d'entrées en France. Mais c'est en Union soviétique que le vrai carton se produit : plus de 50 millions de spectateurs. Un triomphe inattendu derrière le rideau de fer, sur une musique des Charlots. Happy Days, la chronique qui fait revivre la musique et les souvenirs des années 60 et 70, sur Nostalgie+.
    3 min
  • FN Herstal 1966 : la grève des femmes-machines qui a changé la Belgique
    Dans les années 60, la Fabrique Nationale de Herstal tourne à plein régime. Parmi son personnel, des milliers d'ouvrières que l'on surnomme alors les « femmes-machines ». Un travail ingrat, payé bien en-deçà de celui des hommes pour un poste pourtant équivalent.

    Douze semaines de grève pour l'égalité salarialeTout commence le 16 février 1966 : 3 800 travailleuses de Herstal entament une grève pour réclamer un salaire égal à celui des hommes. La direction, pas du tout décidée à capituler, tente de faire pression en coupant certaines primes au logement et en mettant 5 000 ouvriers, des hommes cette fois, au chômage technique. Mais la solidarité tient bon : les hommes soutiennent largement le mouvement, et des comités d'action se forment dans tout le pays pour récolter des fonds et venir en aide aux familles financièrement fragilisées.

    Après 84 jours de résistance face à la direction, un protocole d'accord de conciliation est signé le 4 mai 1966. Les ouvrières obtiennent une augmentation immédiate de 2 francs par heure, suivie d'une hausse supplémentaire de 75 centimes programmée pour l'année suivante. La direction accepte également une révision des barèmes : l'égalité salariale totale n'est pas atteinte du jour au lendemain — les femmes touchaient jusque-là environ 73 % du salaire d'un homme — mais l'écart se réduit alors de façon spectaculaire. Le 10 mai 1966, c'est la reprise du travail.

    Au-delà des chiffres, le dénouement de cette grève a provoqué un véritable séisme en Belgique et en Europe. Ce conflit de douze semaines est aujourd'hui considéré comme la toute première grande mobilisation européenne pour l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.
    3 min
  • François Valéry en 1975 : la naissance du tube Lady Music
    En ce début d'année 1975, Disc'AZ croit dur comme fer en son nouveau poulain. Le label sort coup sur coup trois titres qui vont lui ouvrir les portes des radios et du succès : une chanson d'été, Le Prince d'amour, et puis... Lady Music, avec son entrée devenue culte, « Toutes les filles que je croise ».

    De Jean-Louis Mougeot à François ValéryCar jusqu'en 1974, l'artiste ne s'appelle pas encore François Valéry, mais Jean-Louis Mougeot. Le nom de scène, il le doit à une voyante, Jacqueline Tordjman, secrétaire de Marcel Amont, en pleine élection présidentielle opposant Mitterrand à Giscard. De ce duel politique naît un pseudonyme.

    Son parcours, lui, est tout sauf un conte de fées facile. Cadet d'une famille de sept enfants, il perd son père dès l'âge de trois ans. Direction l'Algérie, puis Paris à huit ans, dans un petit trois-pièces. Il rêvait de football, sa mère lui offre une guitare : le ballon rond attendra. Il joue alors dans les bals, reprend les tubes yéyé et cumule les petits boulots pour aider sa mère. À 19 ans, il fait ses premiers pas à la radio en participant à l'émission de radio-crochet de Philippe Bouvard sur RTL. Puis, en 1974, la rencontre qui change tout : Jean-Pierre Barkoff, l'agent de Mike Brant.

    Quelques mois avant Lady Music, une chanson d'été était déjà sortie. Mais c'est bien Lady Music, publiée chez Disc'AZ, une entité du groupe Europe 1, qui lance véritablement la carrière de François Valéry. En Belgique, le titre entre au classement dès juin 1975, à la vingt-neuvième place, et y reste une bonne partie de l'été. François Valéry se produit alors pour la première fois à la télévision, dans une émission de Michel Drucker. En 1976, il est choisi pour assurer la première partie de la tournée de Mireille Mathieu. Sa carrière, cette fois, va vraiment décoller.
    3 min
  • Johnny Hallyday en 1963 : le roi du hit-parade ?
    En ce dernier jour de l'année 1963, direction le grand bilan du hit-parade. Et sur ce terrain-là, un nom revient sans cesse : Johnny Hallyday. Rien qu'au mois de janvier, il avait déjà sorti quatre disques : La Bagarre, I Got A Woman, Chérie fais-moi peur et Sirius, plus méconnu du grand public. De quoi donner le ton d'une année particulièrement prolifique.

    Johnny, l'artiste le plus présent de l'annéeSur le Top 15 de l'année, personne ne fait mieux que Johnny Hallyday : il y place cinq titres, un record absolu. Tes tendres années, Elle est terrible, Les bras en croix, Pour moi la vie va commencer et L'idole des jeunes composent ce palmarès impressionnant. Et si l'on regarde la présence cumulée dans le Top 10 de l'année, tous titres confondus, Johnny caracole également en tête avec 73 semaines de classement. Claude François suit avec 46 semaines, tandis que Sylvie Vartan, la nouvelle compagne de Johnny, en totalise 39.

    La couronne du numéro 1 de l'année ne lui revient pourtant pas. C'est Claude François qui s'installe en tête du classement grâce à Belles belles belles, juste devant Sylvie Vartan et I'm watching you. Et l'année réserve encore un dernier rebondissement : en novembre, c'est l'Américain Trini Lopez qui domine avec If I Had A Hammer. Un mois plus tard, c'est la version française du titre qui grimpe à son tour en tête... signée Claude François, avec Si j'avais un marteau.

    1963 n'a peut-être donc pas un seul roi. Mais au rayon des chiffres, l'idole des jeunes n'est pas en reste : Johnny Hallyday se hisse en 4e, 5e et 6e position du classement de fin d'année, juste devant... les Beatles.
    3 min
  • Nos Années Happy Days : Ford Mustang, Mini et Renault 5, des voitures symboles de liberté dans les années 60-70
    Quand les petites voitures ont changé le mondeLes années 1960 et 1970 marquent bien plus qu'une simple évolution technologique. Elles incarnent le passage de l'euphorie insouciante des Trente Glorieuses à une ère nouvelle : celle de la rationalisation de l'automobile. La voiture se démocratise massivement, partout dans le monde. Elle devient liberté. Émancipation. Symbole d'une génération qui refuse d'attendre.

    De la Mustang à la Mini : l'ère de la démocratisation automobileEntre les routes de vacances et les autoroutes qui explosent, entre la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne, trois voitures vont marquer cette époque. Trois petites voitures qui vont devenir des icônes. Pas des bolides de luxe. Des voitures pour TOUT LE MONDE.

    La Ford Mustang (1964) : le rêve américain devient abordableEn 1964, à l'Exposition Universelle de New York, Ford dévoile une voiture qui va faire rêver le monde entier. La Mustang. Pas chère. Performante. Élégante. C'est LA voiture du jeune Américain. Du couple qui veut s'échapper le week-end. Du musicien qui chante « Mustang Sally » en boucle.

    La Mustang symbolise l'Amérique optimiste des années 60. La liberté. La route. L'inconnu.

    La Mini (1959) : la révolution compacte venue de Grande-BretagneMais en traversant la Manche, en prenant la malle à Ostende, on découvre une autre révolution. Plus subtile. Plus ingénieuse. La Mini.

    Annoncée en août 1959, pile avant l'explosion du voyage en voiture, la Mini est compacte, économique, innovante. Elle va devenir l'icône de la jeunesse britannique. George Harrison en conduit une. Elle unit sur ses sièges la jeunesse dorée et les familles de classe moyenne. Elle est petite, mais elle change tout.

    La Renault 5 (1972) : l'exception françaiseEn 1972, les rues de l'Hexagone fourmillent d'une nouvelle étoile. La Renault 5. Renault mise TOUT sur elle. La marque veut changer l'image de la bonne vieille voiture familiale. Elle réussit. La R5 devient une icône française. Simple. Accessible. Jeune.

    Trois voitures, trois univers, une même quête : la libertéCes trois petites voitures ne sont pas que des moyens de transport. Elles sont des symboles. Des rêves mécaniques. La Mustang incarne l'Amérique optimiste. La Mini, l'innovation britannique intelligente. La Renault 5, la France populaire et ingénieuse.

    Ensemble, elles racontent l'histoire d'une époque où l'automobile cesse d'être un luxe pour devenir un droit. Une clé. Une porte ouverte vers les routes de vacances.

    Nos Années Happy Days, chaque dimanche à 11h sur Nostalgie+. À tout moment sur l'application Nostalgie+ ou Nostalgie-plus.be.
    22 min
  • 31 décembre 1963 : Eddy Mitchell quitte Les Chaussettes Noires pour embrasser son destin de rocker solo
    Le 31 décembre 1963, sur la scène d'un ultime gala lyonnais, Eddy Mitchell referme pour de bon le chapitre des Chaussettes Noires. Après avoir mené de front les tournées du groupe pionnier du rock français et les contraintes de son service militaire jusqu'en août, Claude Moine réclame son indépendance. Il avait d'ailleurs déjà posé les fondations de son aventure solo quelques mois plus tôt avec le disque « Voici Eddy… c'était le soldat Mitchell », enregistré au studio Charcot et porté par le morceau « Si tu penses ».

    Le virage du rock londonien contre les dérives yé-yéDésireux de s'éloigner des modes superficielles pour revenir à l'essence du rock 'n' roll, Eddy Mitchell publie dans la foulée un second opus fondateur, « Eddy in London », gravé avec les musiciens britanniques du London All Star emmenés par Big Jim Sullivan. Cette émancipation soudaine suscite la colère des autres membres des Chaussettes Noires, en particulier William Benaïm, qui l'attaquent pour rupture de contrat. Il faudra cinq longues années de procédures judiciaires pour qu'Eddy Mitchell gagne son procès en 1968, obtenant enfin la pleine maîtrise de son destin artistique.
    3 min
  • « L'Horloger de Saint-Paul » (1974) : Bertrand Tavernier sublime Simenon avec Philippe Noiret et Jean Rochefort
    Le 16 janvier 1974, les cinémas parisiens accueillent avec curiosité « L'Horloger de Saint-Paul », le premier long-métrage réalisé par Bertrand Tavernier. À 35 ans, le cinéaste réussit un coup de maître en adaptant le roman « L'Horloger d'Everton » de Georges Simenon. Avec l'accord de l'auteur belge, l'action quitte le continent américain pour s'enraciner dans les ruelles pavées du quartier Saint-Paul à Lyon, sur une bande originale poignante signée par le compositeur Philippe Sarde.

    Un face-à-face inoubliable entre Philippe Noiret et Jean RochefortL'intrigue met en scène Michel Descombes, un artisan horloger veuf incarné par Philippe Noiret, dont le quotidien bascule quand deux policiers lui révèlent que son fils a commis un homicide. Confronté au silence de son enfant, qui se borne à qualifier sa victime d'ordure, le père prend conscience de l'abîme qui les séparait. Aux côtés d'un commissaire humain et nuancé joué par Jean Rochefort, Noiret livre une interprétation magistrale de la culpabilité paternelle et de la fidélité filiale, installant durablement l'œuvre au Panthéon du septième art.
    4 min
  • The Four Tops : l'histoire de « Reach Out I'll Be There », le chef-d'œuvre Motown de Holland-Dozier-Holland
    Le 18 août 1966 marque l'avènement d'un monument de la soul américaine avec la sortie de « Reach Out I'll Be There » par le groupe The Four Tops. Mis en boîte au sein du mythique Studio A de Hitsville U.S.A. à Detroit, le morceau s'impose instantanément comme l'un des titres les plus rentables et les plus emblématiques de l'écurie Motown. Une consécration immédiate qui conduit le groupe sur le plateau du prestigieux Ed Sullivan Show, devant des millions de téléspectateurs conquis.

    Le génie créatif du trio d'orfèvres Holland-Dozier-HollandDerrière l'énergie dramatique et les arrangements percutants du morceau opère le trio incontournable Brian Holland, Lamont Dozier et Eddie Holland. Déjà responsables des triomphes planétaires des Supremes, ces compositeurs stars façonnent un hit classé numéro un aux États-Unis comme au Royaume-Uni. Le raz-de-marée traverse l'Atlantique au point d'inspirer Claude François, qui en tirera son propre succès avec l'adaptation française « J'attendrai », prouvant la puissance mélodique intemporelle de cette création.
    3 min
  • Gilbert Montagné : comment Johnny Hallyday a relancé sa carrière au Pavillon de Paris en octobre 1979
    Le 18 octobre 1979, la salle du Pavillon de Paris devient le décor d'un grand moment d'émotion : Gilbert Montagné effectue son retour surprise sur la scène française. Invité d'honneur de Johnny Hallyday, le musicien s'installe au piano pour accompagner le taulier du rock durant la séquence finale du spectacle. Pendant une vingtaine de minutes et quatre morceaux intenses, dont l'incontournable « Fils de personne », cette collaboration fraternelle redonne vie à la trajectoire musicale d'un artiste en retrait.

    De l'exil américain à la consécration retrouvéeHuit ans plus tôt, à 20 ans à peine, Gilbert Montagné dominait les hit-parades internationaux avec son tube « The Fool », enregistré à Londres aux côtés des choristes d'Elvis Presley. Cependant, le manque de succès des disques suivants et la pression de l'industrie l'avaient poussé à fuir vers l'Amérique du Nord, trouvant refuge dans l'anonymat des clubs de jazz canadiens. La main tendue par Johnny Hallyday en cet automne 1979 brise cet isolement et relance sa carrière, inspirant en 1981 son morceau de gratitude sobrement baptisé « Johnny ».
    6 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…