Qu’il s’agisse de nos joies, de nos angoisses, de nos colères ou de nos espoirs, toutes les émotions qui nous traversent résonnent dans notre corps.
Un frisson lors du premier baiser, une démangeaison à quelques heures d’un examen, une rougeur qui monte aux joues face à l’inconnu, ces vécus traversent nos cellules, les unes après les autres, jusqu’à remonter parfois à la surface : sur notre peau. Dans ce cas, notre corps en dit souvent bien plus que nos mots.
Mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens : ce qui entre en contact avec la peau, via l’extérieur, peut se propager à l’intérieur.
Pas littéralement bien sûr, mais qu’il s’agisse d’une caresse ou d’une gifle, l’onde se fraie un chemin bien au-delà de ce que l’on appelle la barrière cutanée.
La peau, cet organe, le plus étendu du corps humain, devient alors un véritable livre ouvert sur lequel on pourrait presque déchiffrer l’histoire intime d’un individu.
Et puisque notre peau raconte notre vie intérieure, dans cet épisode, nous nous interrogeons sur les liens entre dermatologie et psychologie. Pour ce faire, j’ai rencontré Annie Cohen-Letessier, dermatologue et Bernard Andrieu philosophe et professeur à l’Université Paris Cité. Mais aussi Marie Deschamps, une personne atteinte de purigo nodulaire.
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