HĂŽte Culture

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By Matthieu PoinotEducationHow To
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HĂŽte Culture episodes

  • #10 Blandine Rinkel | La Fiction pour nous sauver du Mensonge

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Blandine Rinkel, autrice, musicienne et lectrice-exploratrice du vivant. NĂ©e en 1991 Ă  Nantes, la lecture devient vite une Ă©chappĂ©e, une maniĂšre d’élargir le rĂ©el sans le fuir. Puis vient l’écriture, comme un pistage du trouble, une tentative de saisir ce qui Ă©chappe : les tensions entre amour et brutalitĂ©, les voix intĂ©rieures, les parts sauvages en nous que la sociĂ©tĂ© tente de lisser.Elle Ă©crit avec une sensibilitĂ© poreuse, en hybridant les registres pour mieux dire l’éclat des Ă©motions, l’ambivalence des liens, la complexitĂ© de l’humain. Dans cet Ă©pisode, nous parlons de famille et de fantĂŽmes, de dĂ©sir, de spiritualitĂ©, d'amour et de la mort comme horizon "productif".Blandine Rinkel n’écrit pas pour transmettre des messages : elle creuse des failles, Ă©coute ce qui ne se dit pas, donne forme Ă  ce qui tremble. Avec elle, on comprend que la littĂ©rature n’est pas lĂ  pour rĂ©pondre, mais pour tenir ensemble l’étrange, le tendre et le contradictoire.🕰 Chapitrage (durĂ©e : 1h58min)00:00 – Introduction & prĂ©sentation de Blandine Rinkel05:00 – Lectures fondatrices et territoires de l’enfance13:00 – Le pĂšre, la peur et la violence : Ă©crire sans rĂ©gler de compte21:55 – Croyance, fantĂŽmes et spiritualitĂ© laĂŻque36:50 – Émotions, dĂ©sir, honte : dire l’invisible44:56 – Consensus, normalitĂ© et Ă©trangetĂ© des Ă©vidences56:45 – Le processus d’écriture : Ă©vitement, pistage, intuitions01:13:00 – Personnages, voix intĂ©rieures, hybriditĂ© narrative01:19:00 – L’amour, la brutalitĂ© et la part sauvage01:27:50 – Prendre soin, protĂ©ger, accepter l’inconfort01:37:17 – Uniformisation numĂ©rique et vulnĂ©rabilitĂ© des corps01:46:00 – Intelligence artificielle, mĂ©decine et finitude01:55:42 – Ce qui reste quand tout s’arrĂȘte

    2 hr 6 min
  • #9 Simon Njami | Le Non Ă  l'Évidence

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Simon Njami, Ă©crivain, curateur, penseur nomade et arpenteur des zones grises. Impossible de l’enfermer dans une biographie, et cela tombe bien : il refuse qu’on le prĂ©sente comme un “intellectuel africain”. Ce qu’il cherche, ce n’est pas une identitĂ© Ă  dĂ©fendre, mais une distance Ă  maintenir. Une libertĂ© de circuler entre les mondes, les disciplines, les imaginaires.NĂ© Ă  Lausanne, Ă©levĂ© entre Paris et YaoundĂ©, Simon Njami a grandi dans les plis de l’exil et du verbe. TrĂšs tĂŽt, il est fascinĂ© par les choses qu’on ne voit pas : les non-dits, les traces, les silences pleins. Sa trajectoire est celle d’un homme qui cherche des formes pour l’invisible, dans les expositions comme dans les livres, dans les conversations comme dans les actes."J’ai toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ© par les choses que l’on ne voit pas.""Je suis un artisan.""Je me sens Ă©tranger nulle part, en dĂ©calage partout."Dans cette conversation d’une rare intensitĂ©, nous parlons de ce que signifie rĂ©sister Ă  l’évidence — ne pas se laisser enfermer dans ce qu’on attend de vous, refuser les assignations, brouiller les frontiĂšres, prĂ©fĂ©rer la complexitĂ© Ă  la simplification.Simon Njami convoque tour Ă  tour W. E. B. Du Bois, AndrĂ© Malraux, Ernst Bloch, mais aussi les sages anonymes de sa mĂ©moire orale. Il parle du nous comme d’un chantier Ă  rouvrir, d’un projet inachevĂ©. Et de l’hospitalitĂ© non comme un slogan, mais comme un art de vivre :"Le nous suppose l’accueil. L’invisible suppose aussi l’accueil."Un Ă©pisode profond, libre, qui agit comme une dĂ©construction Ă©lĂ©gante des Ă©vidences contemporaines. Une invitation Ă  penser autrement, Ă  rester en mouvement, Ă  ne jamais se soumettre Ă  l'Ă©vidence.

    2 hr 5 min
  • (EXTRAIT) Françoise VergĂšs ressent la force d'aspiration Ă  la libertĂ©, partout, toujours

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Françoise VergĂšs, intellectuelle dĂ©coloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des dĂ©cennies, elle interroge inlassablement les rĂ©cits officiels, creuse les angles morts de l’histoire, dĂ©construit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignitĂ© qui prend racine dans son enfance Ă  La RĂ©union, terre de luttes et de rĂ©pressions, oĂč elle grandit entre un pĂšre militant communiste anticolonial, une mĂšre fĂ©ministe insoumise et des mĂ©moires imprĂ©gnĂ©es par le bruit des alizĂ©s et le goĂ»t du piment vert.NĂ©e Ă  Paris en 1952 mais façonnĂ©e par La RĂ©union, Françoise VergĂšs a appris trĂšs tĂŽt Ă  naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandiĂšres et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des rĂ©volutionnaires et celui de la rĂ©pression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuitĂ© ces annĂ©es d’enfance oĂč l’hospitalitĂ© populaire faisait office de refuge contre un État rĂ©pressif qui harcelait son pĂšre et traquait sa famille :"J’ai grandi avec le sentiment que je pouvais ĂȘtre dans tous les milieux, qu’aucun milieu ne m’était interdit." De La RĂ©union Ă  Alger, de San Diego Ă  Paris, Françoise VergĂšs a traversĂ© les mondes et leurs luttes : fĂ©minismes dĂ©coloniaux, mouvements antiracistes, luttes Ă©cologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le dĂ©sespoir, et de ce qui, malgrĂ© tout, donne encore envie de se lever le matin.Un Ă©pisode oĂč il est question de violence systĂ©mique, d’État-nation moderne fondĂ© sur l’oppression des minoritĂ©s et de la puissance des rĂ©cits invisibles qui rĂ©sistent, malgrĂ© tout :"L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes : les femmes, les minoritĂ©s, les enfants. C’est une construction coloniale qui persiste aujourd’hui, sous d’autres formes, mais avec les mĂȘmes logiques." Avec une voix Ă  la fois lucide et lumineuse, Françoise VergĂšs nous invite Ă  regarder le monde autrement, Ă  Ă©couter ce qui n’est pas dit, Ă  se souvenir pour rĂ©inventer.Ressources complĂ©mentaires📚 Le Ventre des femmes – Albin Michel, 2017📚 Un fĂ©minisme dĂ©colonial – La Fabrique, 2019📚 Une thĂ©orie fĂ©ministe de la violence – La Fabrique, 2020📚 Programme de dĂ©sordre absolu : dĂ©coloniser les musĂ©es – La Fabrique, 2023📚 Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism – Goldsmiths Press, 2024

    10 min
  • #8 Françoise VergĂšs | L'Aspiration Ă  la LibertĂ© comme Universel

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Françoise VergĂšs, intellectuelle dĂ©coloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des dĂ©cennies, elle interroge inlassablement les rĂ©cits officiels, creuse les angles morts de l’histoire, dĂ©construit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignitĂ© qui prend racine dans son enfance Ă  La RĂ©union, terre de luttes et de rĂ©pressions, oĂč elle grandit entre un pĂšre militant communiste anticolonial, une mĂšre fĂ©ministe insoumise et des mĂ©moires imprĂ©gnĂ©es par le bruit des alizĂ©s et le goĂ»t du piment vert.NĂ©e Ă  Paris en 1952 mais façonnĂ©e par La RĂ©union, Françoise VergĂšs a appris trĂšs tĂŽt Ă  naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandiĂšres et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des rĂ©volutionnaires et celui de la rĂ©pression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuitĂ© ces annĂ©es d’enfance oĂč l’hospitalitĂ© populaire faisait office de refuge contre un État rĂ©pressif qui harcelait son pĂšre et traquait sa famille :"J’ai grandi avec le sentiment que je pouvais ĂȘtre dans tous les milieux, qu’aucun milieu ne m’était interdit." De La RĂ©union Ă  Alger, de San Diego Ă  Paris, Françoise VergĂšs a traversĂ© les mondes et leurs luttes : fĂ©minismes dĂ©coloniaux, mouvements antiracistes, luttes Ă©cologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le dĂ©sespoir, et de ce qui, malgrĂ© tout, donne encore envie de se lever le matin.Un Ă©pisode oĂč il est question de violence systĂ©mique, d’État-nation moderne fondĂ© sur l’oppression des minoritĂ©s et de la puissance des rĂ©cits invisibles qui rĂ©sistent, malgrĂ© tout :"L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes : les femmes, les minoritĂ©s, les enfants. C’est une construction coloniale qui persiste aujourd’hui, sous d’autres formes, mais avec les mĂȘmes logiques." Avec une voix Ă  la fois lucide et lumineuse, Françoise VergĂšs nous invite Ă  regarder le monde autrement, Ă  Ă©couter ce qui n’est pas dit, Ă  se souvenir pour rĂ©inventer.🕰 Chapitrage (durĂ©e : 1h25min)00:00 – Introduction & prĂ©sentation de Françoise VergĂšs03:55 – Souvenirs d’enfance : le bruit des alizĂ©s, le goĂ»t du piment, la cuisine des femmes12:00 – Laurence Derouin, une mĂšre fĂ©ministe insoumise20:20 – "Mon pĂšre a Ă©tĂ© trĂšs harcelĂ©, comme d'autres" : rĂ©pression, racisme et propagande coloniale30:40 – La censure coloniale : presse, arrestations, violences policiĂšres40:58 – "Des femmes en lutte dans tous les pays" : les luttes fĂ©ministes globales et la prĂ©carisation des corps50:25 – Écrire contre l’oubli : comment documenter l’invisible ?55:15 – "L’État-nation moderne se construit sur l’oppression de groupes" : femmes, enfants, minoritĂ©s01:09:35 – Repenser le musĂ©e au XXIe siĂšcle01:20:05 – "Contrairement au discours mĂ©diatique dĂ©pressif, je reste admirative de celles et ceux qui n’arrĂȘtent pas de se battre" : trouver la joie dans la rĂ©sistanceRessources complĂ©mentaires📚 Le Ventre des femmes – Albin Michel, 2017📚 Un fĂ©minisme dĂ©colonial – La Fabrique, 2019📚 Une thĂ©orie fĂ©ministe de la violence – La Fabrique, 2020📚 Programme de dĂ©sordre absolu : dĂ©coloniser les musĂ©es – La Fabrique, 2023📚 Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism – Goldsmiths Press, 2024

    1 hr 29 min
  • (EXTRAIT) Mohamed Mbougar Sarr Ă  propos de la violence

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, Ă©crivain sĂ©nĂ©galais et laurĂ©at du prix Goncourt 2021 pour La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et prĂ©cieuse sur la langue, l’hospitalitĂ©, la mĂ©moire et l’identitĂ© — autant de fils invisibles qui tissent les rĂ©cits les plus vrais.NĂ© Ă  Dakar (SĂ©nĂ©gal) en 1990, Ă©levĂ© Ă  Diourbel (SĂ©nĂ©gal), Mbougar grandit au rythme des voix fĂ©minines de la maison — sa mĂšre, sa grand-mĂšre, ses tantes — qui, entre deux rĂ©cits de vie, ouvrent Ă  l’enfant l’imaginaire du conte et de la fiction. TrĂšs tĂŽt, il est traversĂ© par plusieurs langues : le sĂ©rĂšre d’abord, langue maternelle et mĂ©moire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de l’école, et l’arabe du Coran. Cette multiplicitĂ© n’est pas un obstacle, mais une matiĂšre vivante : chaque langue est porteuse d’un monde, d’une vision, d’un rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chƓur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une Ɠuvre Ă  la fois enracinĂ©e et traversante — qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses hĂ©ritages.Nous parlons de l’hospitalitĂ© comme philosophie de vie, de l’accueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants — mais aussi de la complexitĂ© d’écrire en français, langue d’hĂ©ritage colonial, tout en y faisant rĂ©sonner d’autres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer d’une langue Ă  l’autre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles d’un imaginaire Ă  un autre, pour faire apparaĂźtre ce qui ne se dit pas d’un seul tenant. Il ne cherche pas Ă  lisser ses hĂ©ritages, mais Ă  les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fĂ©conditĂ©.Avec pudeur et luciditĂ©, il revient sur la polĂ©mique suscitĂ©e par De purs hommes, sur les rĂ©sistances Ă  nommer la violence intĂ©rieure des sociĂ©tĂ©s, et sur le pari de rester fidĂšle Ă  sa propre exigence littĂ©raire, mĂȘme quand elle dĂ©range.Un Ă©pisode manifeste, sur ce que cela signifie Ă©crire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent l’ouverture sans renier leurs racines.

    11 min
  • #7 Mohamed Mbougar Sarr | Explorer les Ombres sans relĂąche

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, Ă©crivain sĂ©nĂ©galais et laurĂ©at du prix Goncourt 2021 pour La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et prĂ©cieuse sur la langue, l’hospitalitĂ©, la mĂ©moire et l’identitĂ© — autant de fils invisibles qui tissent les rĂ©cits les plus vrais.NĂ© Ă  Dakar (SĂ©nĂ©gal) en 1990, Ă©levĂ© Ă  Diourbel (SĂ©nĂ©gal), Mbougar grandit au rythme des voix fĂ©minines de la maison — sa mĂšre, sa grand-mĂšre, ses tantes — qui, entre deux rĂ©cits de vie, ouvrent Ă  l’enfant l’imaginaire du conte et de la fiction. TrĂšs tĂŽt, il est traversĂ© par plusieurs langues : le sĂ©rĂšre d’abord, langue maternelle et mĂ©moire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de l’école, et l’arabe du Coran. Cette multiplicitĂ© n’est pas un obstacle, mais une matiĂšre vivante : chaque langue est porteuse d’un monde, d’une vision, d’un rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chƓur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une Ɠuvre Ă  la fois enracinĂ©e et traversante — qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses hĂ©ritages.Nous parlons de l’hospitalitĂ© comme philosophie de vie, de l’accueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants — mais aussi de la complexitĂ© d’écrire en français, langue d’hĂ©ritage colonial, tout en y faisant rĂ©sonner d’autres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer d’une langue Ă  l’autre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles d’un imaginaire Ă  un autre, pour faire apparaĂźtre ce qui ne se dit pas d’un seul tenant. Il ne cherche pas Ă  lisser ses hĂ©ritages, mais Ă  les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fĂ©conditĂ©.Avec pudeur et luciditĂ©, il revient sur la polĂ©mique suscitĂ©e par De purs hommes, sur les rĂ©sistances Ă  nommer la violence intĂ©rieure des sociĂ©tĂ©s, et sur le pari de rester fidĂšle Ă  sa propre exigence littĂ©raire, mĂȘme quand elle dĂ©range.Un Ă©pisode manifeste, sur ce que cela signifie Ă©crire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent l’ouverture sans renier leurs racines.00:00 – Introduction & prĂ©sentation de Mbougar03:48 – Écrivain, romancier, ou autre chose ?09:10 – Les bruits et odeurs de l’enfance Ă  Diourbel17:05 – Langues premiĂšres : sĂ©rĂšre, wolof, français, arabe20:50 – L’hospitalitĂ© au SĂ©nĂ©gal : accueillir l’étranger comme pari humain25:40 – Une hospitalitĂ© Ă©tendue aux non-humains, visibles et invisibles28:57 – Les animaux de la maison, et la mort d’un mouton comme premier deuil36:10 – Traduire un imaginaire plus qu’une langue : entre fidĂ©litĂ© et recrĂ©ation41:50 – La langue du rĂȘve et la multiplicitĂ© intĂ©rieure44:10 – Vers une Ă©criture multilingue : intrusion du sĂ©rĂšre et du wolof dans ses romans49:50 – HybriditĂ© et enracinement : ĂȘtre soi dans la relation, pas dans la tension54:40 – L’Aventure ambiguĂ« et l’initiation Ă  l’identitĂ© plurielle59:40 – Être enracinĂ© pour mieux s’ouvrir : une racine mobile01:07:30 – PolĂ©mique autour de De purs hommes : sociĂ©tĂ©, violence et responsabilitĂ©01:14:30 – FraternitĂ© dans l’amour et dans la violence : la nĂ©gativitĂ© comme enjeu littĂ©raire et politique

    1 hr 45 min
  • (EXTRAIT) Les dĂ©buts de Tayeb Chouiref dans l'art de la traduction

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des Ă©ditions Tasnim, pour une conversation rare et prĂ©cieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutĂŽt qu’un simple message.NĂ© Ă  Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversĂ©e par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mĂ©moire des "absents". TrĂšs tĂŽt, il est touchĂ© par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur l’universalitĂ© du sacrĂ©.Docteur en islamologie, spĂ©cialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, Ă©crit, publie, Ă©dite – mais toujours avec une intention claire : crĂ©er un espace d’hospitalitĂ© pour les textes spirituels, afin qu’ils puissent rĂ©sonner dans d’autres langues, d’autres cultures, d’autres cƓurs.Ensemble, nous parlons de l’égo comme enfant intĂ©rieur, de la lenteur nĂ©cessaire Ă  toute traduction la plus fidĂšle possible, du rĂŽle des librairies comme lieux d’initiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongĂ©e subtile dans l’art de traduire, non comme une technique, mais comme une Ă©thique, une Ă©coute, un accueil.🔗 Liens utiles📚 Éditions Tasnim 🌐 Site personnel de Tayeb Chouiref

    📘 Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du ProphĂšte- Travail et spiritualitĂ© en islam- Revivifier la spiritualitĂ© de l’islam- MoĂŻse et le cheminement spirituel- La mĂ©decine prophĂ©tique

    8 min
  • #6 Tayeb Chouiref | L'HospitalitĂ© de la Traduction

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des Ă©ditions Tasnim, pour une conversation rare et prĂ©cieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutĂŽt qu’un simple message.NĂ© Ă  Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversĂ©e par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mĂ©moire des "absents". TrĂšs tĂŽt, il est touchĂ© par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur l’universalitĂ© du sacrĂ©.Docteur en islamologie, spĂ©cialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, Ă©crit, publie, Ă©dite – mais toujours avec une intention claire : crĂ©er un espace d’hospitalitĂ© pour les textes spirituels, afin qu’ils puissent rĂ©sonner dans d’autres langues, d’autres cultures, d’autres cƓurs.Ensemble, nous parlons de l’égo comme enfant intĂ©rieur, de la lenteur nĂ©cessaire Ă  toute traduction la plus fidĂšle possible, du rĂŽle des librairies comme lieux d’initiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongĂ©e subtile dans l’art de traduire, non comme une technique, mais comme une Ă©thique, une Ă©coute, un accueil.🕰 Chapitrage (durĂ©e : 1:27:42)00:00 – Introduction & prĂ©sentation04:20 – Enfance, bruits et odeurs, hospitalitĂ© vĂ©cue09:45 – Une maison ouverte aux humains, aux non-humains, et aux absents13:30 – L’enfance dans un imaginaire spirituel : rĂ©cits, priĂšres, intuitions18:40 – Les lectures qui bouleversent : Bible, soufisme, mystiques23:15 – L’apprentissage de l’arabe comme retour aux sources25:33 – L’unitĂ© transcendante des religions de Fritjof Schuon : un livre fondateur30:50 – Le rĂŽle des librairies dans la quĂȘte de sens34:20 – La naissance des Ă©ditions Tasnim38:15 – L’hospitalitĂ© dans la tradition prophĂ©tique40:58 – L’ego selon Cheikh Al-‘Alawi : l’enfant intĂ©rieur et le cheminement spirituel45:00 – Traduire comme un geste d’hospitalitĂ© : entre fidĂ©litĂ© et recrĂ©ation52:35 – Maurice Gloton, priĂšre et prĂ©sence dans la traduction57:05 – Traduire le Coran ? Intuitions, hĂ©sitations, espĂ©rances1:02:30 – La langue du Coran et l’imaginaire du nomadisme1:06:55 – Explorer les textes : un travail d’archĂ©ologie spirituelle1:13:00 – Dans la fabrique de la traduction : gestes, lenteur, lumiĂšre1:21:20 – L’intention, la sincĂ©ritĂ©, et la nĂ©cessitĂ© du silence🔗 Liens utiles📚 Éditions Tasnim : https://www.tasnim.fr/🌐 Site personnel de Tayeb Chouiref : https://www.tayeb-chouiref.net📘 Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du ProphĂšte- Travail et spiritualitĂ© en islam- Revivifier la spiritualitĂ© de l’islam- MoĂŻse et le cheminement spirituel- La mĂ©decine prophĂ©tique

    1 hr 31 min
  • #5 Yannick Do | Giving Back Spirit

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les hĂ©ritages, ce que l'on choisit de transmettre Ă  notre tour — et la maniĂšre dont la crĂ©ation peut devenir un acte de rĂ©ciprocitĂ©.


    Au programme :

    • De l’audiovisuel Ă  la direction artistique : parcours d’un crĂ©atif discret mais dĂ©terminĂ© - souvent au bon moment, au bon endroit - entre Because Music, We Are Blind et les premiĂšres collaborations avec Nike

    • CrĂ©er de l’intĂ©rieur : son expĂ©rience chez Nike France, les dilemmes liĂ©s Ă  la reprĂ©sentation, et les moyens subtils de faire passer des messages forts

    • Naissance de Dola : rencontre avec Fayçal Lazraq Ă  Abidjan, envie commune de construire une marque sincĂšre, enracinĂ©e, connectĂ©e Ă  des rĂ©cits pluriels

    • Le Giving Back comme boussole : faire Ă©merger de nouveaux talents, redonner ce qu’on a reçu, crĂ©er des ponts entre scĂšnes, territoires et gĂ©nĂ©rations

    • La fĂȘte comme espace politique : retour sur les soirĂ©es ‘97% Africa’ et sur le rĂŽle des DJs dans la circulation des identitĂ©s diasporiques

    • CrĂ©er sans bruit : penser une marque comme un geste profond plutĂŽt qu’un produit, et cultiver l’intention plutĂŽt que la dĂ©monstration


    Un Ă©change tout en nuance sur l’humilitĂ©, la transmission, et la responsabilitĂ© de celles et ceux qui ont eu la chance d’entrer dans le game — et choisissent de tenir la porte ouverte derriĂšre eux.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2 hr 13 min
  • (EXTRAIT) Yannick Do sur la transmission de l'hĂ©ritage

    Dans cet Ă©pisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les hĂ©ritages, ce que l'on choisit de transmettre Ă  notre tour — et la maniĂšre dont la crĂ©ation peut devenir un acte de rĂ©ciprocitĂ©.


    Au programme :


    • De l’audiovisuel Ă  la direction artistique : parcours d’un crĂ©atif discret mais dĂ©terminĂ© - souvent au bon moment, au bon endroit - entre Because Music, We Are Blind et les premiĂšres collaborations avec Nike

    • CrĂ©er de l’intĂ©rieur : son expĂ©rience chez Nike France, les dilemmes liĂ©s Ă  la reprĂ©sentation, et les moyens subtils de faire passer des messages forts

    • Naissance de Dola : rencontre avec Fayçal Lazraq Ă  Abidjan, envie commune de construire une marque sincĂšre, enracinĂ©e, connectĂ©e Ă  des rĂ©cits pluriels

    • Le Giving Back comme boussole : faire Ă©merger de nouveaux talents, redonner ce qu’on a reçu, crĂ©er des ponts entre scĂšnes, territoires et gĂ©nĂ©rations

    • La fĂȘte comme espace politique : retour sur les soirĂ©es ‘97% Africa’ et sur le rĂŽle des DJs dans la circulation des identitĂ©s diasporiques

    • CrĂ©er sans bruit : penser une marque comme un geste profond plutĂŽt qu’un produit, et cultiver l’intention plutĂŽt que la dĂ©monstration


    Un Ă©change tout en nuance sur l’humilitĂ©, la transmission, et la responsabilitĂ© de celles et ceux qui ont eu la chance d’entrer dans le game — et choisissent de tenir la porte ouverte derriĂšre eux.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min

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