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Dans cet Ă©pisode, je reçois Blandine Rinkel, autrice, musicienne et lectrice-exploratrice du vivant. NĂ©e en 1991 Ă Nantes, la lecture devient vite une Ă©chappĂ©e, une maniĂšre dâĂ©largir le rĂ©el sans le fuir. Puis vient lâĂ©criture, comme un pistage du trouble, une tentative de saisir ce qui Ă©chappe : les tensions entre amour et brutalitĂ©, les voix intĂ©rieures, les parts sauvages en nous que la sociĂ©tĂ© tente de lisser.Elle Ă©crit avec une sensibilitĂ© poreuse, en hybridant les registres pour mieux dire lâĂ©clat des Ă©motions, lâambivalence des liens, la complexitĂ© de lâhumain. Dans cet Ă©pisode, nous parlons de famille et de fantĂŽmes, de dĂ©sir, de spiritualitĂ©, d'amour et de la mort comme horizon "productif".Blandine Rinkel nâĂ©crit pas pour transmettre des messages : elle creuse des failles, Ă©coute ce qui ne se dit pas, donne forme Ă ce qui tremble. Avec elle, on comprend que la littĂ©rature nâest pas lĂ pour rĂ©pondre, mais pour tenir ensemble lâĂ©trange, le tendre et le contradictoire.đ° Chapitrage (durĂ©e : 1h58min)00:00 â Introduction & prĂ©sentation de Blandine Rinkel05:00 â Lectures fondatrices et territoires de lâenfance13:00 â Le pĂšre, la peur et la violence : Ă©crire sans rĂ©gler de compte21:55 â Croyance, fantĂŽmes et spiritualitĂ© laĂŻque36:50 â Ămotions, dĂ©sir, honte : dire lâinvisible44:56 â Consensus, normalitĂ© et Ă©trangetĂ© des Ă©vidences56:45 â Le processus dâĂ©criture : Ă©vitement, pistage, intuitions01:13:00 â Personnages, voix intĂ©rieures, hybriditĂ© narrative01:19:00 â Lâamour, la brutalitĂ© et la part sauvage01:27:50 â Prendre soin, protĂ©ger, accepter lâinconfort01:37:17 â Uniformisation numĂ©rique et vulnĂ©rabilitĂ© des corps01:46:00 â Intelligence artificielle, mĂ©decine et finitude01:55:42 â Ce qui reste quand tout sâarrĂȘte
Dans cet Ă©pisode, je reçois Simon Njami, Ă©crivain, curateur, penseur nomade et arpenteur des zones grises. Impossible de lâenfermer dans une biographie, et cela tombe bien : il refuse quâon le prĂ©sente comme un âintellectuel africainâ. Ce quâil cherche, ce nâest pas une identitĂ© Ă dĂ©fendre, mais une distance Ă maintenir. Une libertĂ© de circuler entre les mondes, les disciplines, les imaginaires.NĂ© Ă Lausanne, Ă©levĂ© entre Paris et YaoundĂ©, Simon Njami a grandi dans les plis de lâexil et du verbe. TrĂšs tĂŽt, il est fascinĂ© par les choses quâon ne voit pas : les non-dits, les traces, les silences pleins. Sa trajectoire est celle dâun homme qui cherche des formes pour lâinvisible, dans les expositions comme dans les livres, dans les conversations comme dans les actes."Jâai toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ© par les choses que lâon ne voit pas.""Je suis un artisan.""Je me sens Ă©tranger nulle part, en dĂ©calage partout."Dans cette conversation dâune rare intensitĂ©, nous parlons de ce que signifie rĂ©sister Ă lâĂ©vidence â ne pas se laisser enfermer dans ce quâon attend de vous, refuser les assignations, brouiller les frontiĂšres, prĂ©fĂ©rer la complexitĂ© Ă la simplification.Simon Njami convoque tour Ă tour W. E. B. Du Bois, AndrĂ© Malraux, Ernst Bloch, mais aussi les sages anonymes de sa mĂ©moire orale. Il parle du nous comme dâun chantier Ă rouvrir, dâun projet inachevĂ©. Et de lâhospitalitĂ© non comme un slogan, mais comme un art de vivre :"Le nous suppose lâaccueil. Lâinvisible suppose aussi lâaccueil."Un Ă©pisode profond, libre, qui agit comme une dĂ©construction Ă©lĂ©gante des Ă©vidences contemporaines. Une invitation Ă penser autrement, Ă rester en mouvement, Ă ne jamais se soumettre Ă l'Ă©vidence.
Dans cet Ă©pisode, je reçois Françoise VergĂšs, intellectuelle dĂ©coloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des dĂ©cennies, elle interroge inlassablement les rĂ©cits officiels, creuse les angles morts de lâhistoire, dĂ©construit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignitĂ© qui prend racine dans son enfance Ă La RĂ©union, terre de luttes et de rĂ©pressions, oĂč elle grandit entre un pĂšre militant communiste anticolonial, une mĂšre fĂ©ministe insoumise et des mĂ©moires imprĂ©gnĂ©es par le bruit des alizĂ©s et le goĂ»t du piment vert.NĂ©e Ă Paris en 1952 mais façonnĂ©e par La RĂ©union, Françoise VergĂšs a appris trĂšs tĂŽt Ă naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandiĂšres et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des rĂ©volutionnaires et celui de la rĂ©pression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuitĂ© ces annĂ©es dâenfance oĂč lâhospitalitĂ© populaire faisait office de refuge contre un Ătat rĂ©pressif qui harcelait son pĂšre et traquait sa famille :"Jâai grandi avec le sentiment que je pouvais ĂȘtre dans tous les milieux, quâaucun milieu ne mâĂ©tait interdit." De La RĂ©union Ă Alger, de San Diego Ă Paris, Françoise VergĂšs a traversĂ© les mondes et leurs luttes : fĂ©minismes dĂ©coloniaux, mouvements antiracistes, luttes Ă©cologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le dĂ©sespoir, et de ce qui, malgrĂ© tout, donne encore envie de se lever le matin.Un Ă©pisode oĂč il est question de violence systĂ©mique, dâĂtat-nation moderne fondĂ© sur lâoppression des minoritĂ©s et de la puissance des rĂ©cits invisibles qui rĂ©sistent, malgrĂ© tout :"LâĂtat-nation moderne se construit sur lâoppression de groupes : les femmes, les minoritĂ©s, les enfants. Câest une construction coloniale qui persiste aujourdâhui, sous dâautres formes, mais avec les mĂȘmes logiques." Avec une voix Ă la fois lucide et lumineuse, Françoise VergĂšs nous invite Ă regarder le monde autrement, Ă Ă©couter ce qui nâest pas dit, Ă se souvenir pour rĂ©inventer.Ressources complĂ©mentairesđ Le Ventre des femmes â Albin Michel, 2017đ Un fĂ©minisme dĂ©colonial â La Fabrique, 2019đ Une thĂ©orie fĂ©ministe de la violence â La Fabrique, 2020đ Programme de dĂ©sordre absolu : dĂ©coloniser les musĂ©es â La Fabrique, 2023đ Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism â Goldsmiths Press, 2024
Dans cet Ă©pisode, je reçois Françoise VergĂšs, intellectuelle dĂ©coloniale, essayiste, militante et agitatrice culturelle. Depuis des dĂ©cennies, elle interroge inlassablement les rĂ©cits officiels, creuse les angles morts de lâhistoire, dĂ©construit les dominations silencieuses. Un combat pour la justice et la dignitĂ© qui prend racine dans son enfance Ă La RĂ©union, terre de luttes et de rĂ©pressions, oĂč elle grandit entre un pĂšre militant communiste anticolonial, une mĂšre fĂ©ministe insoumise et des mĂ©moires imprĂ©gnĂ©es par le bruit des alizĂ©s et le goĂ»t du piment vert.NĂ©e Ă Paris en 1952 mais façonnĂ©e par La RĂ©union, Françoise VergĂšs a appris trĂšs tĂŽt Ă naviguer entre plusieurs mondes : celui des ouvriers agricoles, des lavandiĂšres et des dockers ; celui des intellectuels, des artistes et des rĂ©volutionnaires et celui de la rĂ©pression coloniale.Elle raconte avec pudeur et acuitĂ© ces annĂ©es dâenfance oĂč lâhospitalitĂ© populaire faisait office de refuge contre un Ătat rĂ©pressif qui harcelait son pĂšre et traquait sa famille :"Jâai grandi avec le sentiment que je pouvais ĂȘtre dans tous les milieux, quâaucun milieu ne mâĂ©tait interdit." De La RĂ©union Ă Alger, de San Diego Ă Paris, Françoise VergĂšs a traversĂ© les mondes et leurs luttes : fĂ©minismes dĂ©coloniaux, mouvements antiracistes, luttes Ă©cologiques. Elle parle de ce que signifie habiter un monde en ruine tout en refusant le dĂ©sespoir, et de ce qui, malgrĂ© tout, donne encore envie de se lever le matin.Un Ă©pisode oĂč il est question de violence systĂ©mique, dâĂtat-nation moderne fondĂ© sur lâoppression des minoritĂ©s et de la puissance des rĂ©cits invisibles qui rĂ©sistent, malgrĂ© tout :"LâĂtat-nation moderne se construit sur lâoppression de groupes : les femmes, les minoritĂ©s, les enfants. Câest une construction coloniale qui persiste aujourdâhui, sous dâautres formes, mais avec les mĂȘmes logiques." Avec une voix Ă la fois lucide et lumineuse, Françoise VergĂšs nous invite Ă regarder le monde autrement, Ă Ă©couter ce qui nâest pas dit, Ă se souvenir pour rĂ©inventer.đ° Chapitrage (durĂ©e : 1h25min)00:00 â Introduction & prĂ©sentation de Françoise VergĂšs03:55 â Souvenirs dâenfance : le bruit des alizĂ©s, le goĂ»t du piment, la cuisine des femmes12:00 â Laurence Derouin, une mĂšre fĂ©ministe insoumise20:20 â "Mon pĂšre a Ă©tĂ© trĂšs harcelĂ©, comme d'autres" : rĂ©pression, racisme et propagande coloniale30:40 â La censure coloniale : presse, arrestations, violences policiĂšres40:58 â "Des femmes en lutte dans tous les pays" : les luttes fĂ©ministes globales et la prĂ©carisation des corps50:25 â Ăcrire contre lâoubli : comment documenter lâinvisible ?55:15 â "LâĂtat-nation moderne se construit sur lâoppression de groupes" : femmes, enfants, minoritĂ©s01:09:35 â Repenser le musĂ©e au XXIe siĂšcle01:20:05 â "Contrairement au discours mĂ©diatique dĂ©pressif, je reste admirative de celles et ceux qui nâarrĂȘtent pas de se battre" : trouver la joie dans la rĂ©sistanceRessources complĂ©mentairesđ Le Ventre des femmes â Albin Michel, 2017đ Un fĂ©minisme dĂ©colonial â La Fabrique, 2019đ Une thĂ©orie fĂ©ministe de la violence â La Fabrique, 2020đ Programme de dĂ©sordre absolu : dĂ©coloniser les musĂ©es â La Fabrique, 2023đ Making the World Clean, Wasted Lives, Wasted Environment and Racial Capitalism â Goldsmiths Press, 2024
Dans cet Ă©pisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, Ă©crivain sĂ©nĂ©galais et laurĂ©at du prix Goncourt 2021 pour La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et prĂ©cieuse sur la langue, lâhospitalitĂ©, la mĂ©moire et lâidentitĂ© â autant de fils invisibles qui tissent les rĂ©cits les plus vrais.NĂ© Ă Dakar (SĂ©nĂ©gal) en 1990, Ă©levĂ© Ă Diourbel (SĂ©nĂ©gal), Mbougar grandit au rythme des voix fĂ©minines de la maison â sa mĂšre, sa grand-mĂšre, ses tantes â qui, entre deux rĂ©cits de vie, ouvrent Ă lâenfant lâimaginaire du conte et de la fiction. TrĂšs tĂŽt, il est traversĂ© par plusieurs langues : le sĂ©rĂšre dâabord, langue maternelle et mĂ©moire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de lâĂ©cole, et lâarabe du Coran. Cette multiplicitĂ© nâest pas un obstacle, mais une matiĂšre vivante : chaque langue est porteuse dâun monde, dâune vision, dâun rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chĆur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une Ćuvre Ă la fois enracinĂ©e et traversante â qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses hĂ©ritages.Nous parlons de lâhospitalitĂ© comme philosophie de vie, de lâaccueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants â mais aussi de la complexitĂ© dâĂ©crire en français, langue dâhĂ©ritage colonial, tout en y faisant rĂ©sonner dâautres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer dâune langue Ă lâautre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles dâun imaginaire Ă un autre, pour faire apparaĂźtre ce qui ne se dit pas dâun seul tenant. Il ne cherche pas Ă lisser ses hĂ©ritages, mais Ă les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fĂ©conditĂ©.Avec pudeur et luciditĂ©, il revient sur la polĂ©mique suscitĂ©e par De purs hommes, sur les rĂ©sistances Ă nommer la violence intĂ©rieure des sociĂ©tĂ©s, et sur le pari de rester fidĂšle Ă sa propre exigence littĂ©raire, mĂȘme quand elle dĂ©range.Un Ă©pisode manifeste, sur ce que cela signifie Ă©crire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent lâouverture sans renier leurs racines.
Dans cet Ă©pisode, je reçois Mohamed Mbougar Sarr, Ă©crivain sĂ©nĂ©galais et laurĂ©at du prix Goncourt 2021 pour La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes. Ensemble, nous plongeons dans une conversation dense et prĂ©cieuse sur la langue, lâhospitalitĂ©, la mĂ©moire et lâidentitĂ© â autant de fils invisibles qui tissent les rĂ©cits les plus vrais.NĂ© Ă Dakar (SĂ©nĂ©gal) en 1990, Ă©levĂ© Ă Diourbel (SĂ©nĂ©gal), Mbougar grandit au rythme des voix fĂ©minines de la maison â sa mĂšre, sa grand-mĂšre, ses tantes â qui, entre deux rĂ©cits de vie, ouvrent Ă lâenfant lâimaginaire du conte et de la fiction. TrĂšs tĂŽt, il est traversĂ© par plusieurs langues : le sĂ©rĂšre dâabord, langue maternelle et mĂ©moire affective, puis le wolof, langue de la rue, le français de lâĂ©cole, et lâarabe du Coran. Cette multiplicitĂ© nâest pas un obstacle, mais une matiĂšre vivante : chaque langue est porteuse dâun monde, dâune vision, dâun rythme.Auteur de Terre ceinte (2015), Silence du chĆur (2017), De purs hommes (2018) et La plus secrĂšte mĂ©moire des hommes (2021), Mohamed Mbougar Sarr construit une Ćuvre Ă la fois enracinĂ©e et traversante â qui refuse les assignations identitaires sans jamais renier ses hĂ©ritages.Nous parlons de lâhospitalitĂ© comme philosophie de vie, de lâaccueil des humains comme des non-humains, des morts comme des vivants â mais aussi de la complexitĂ© dâĂ©crire en français, langue dâhĂ©ritage colonial, tout en y faisant rĂ©sonner dâautres imaginaires.Mbougar ne se contente pas de passer dâune langue Ă lâautre : il fait dialoguer des univers symboliques et sensibles, il tisse des passerelles dâun imaginaire Ă un autre, pour faire apparaĂźtre ce qui ne se dit pas dâun seul tenant. Il ne cherche pas Ă lisser ses hĂ©ritages, mais Ă les accueillir dans leur tension, leur richesse, leur fĂ©conditĂ©.Avec pudeur et luciditĂ©, il revient sur la polĂ©mique suscitĂ©e par De purs hommes, sur les rĂ©sistances Ă nommer la violence intĂ©rieure des sociĂ©tĂ©s, et sur le pari de rester fidĂšle Ă sa propre exigence littĂ©raire, mĂȘme quand elle dĂ©range.Un Ă©pisode manifeste, sur ce que cela signifie Ă©crire entre les mondes sans se trahir, et sur la puissance douce de ceux qui choisissent lâouverture sans renier leurs racines.00:00 â Introduction & prĂ©sentation de Mbougar03:48 â Ăcrivain, romancier, ou autre chose ?09:10 â Les bruits et odeurs de lâenfance Ă Diourbel17:05 â Langues premiĂšres : sĂ©rĂšre, wolof, français, arabe20:50 â LâhospitalitĂ© au SĂ©nĂ©gal : accueillir lâĂ©tranger comme pari humain25:40 â Une hospitalitĂ© Ă©tendue aux non-humains, visibles et invisibles28:57 â Les animaux de la maison, et la mort dâun mouton comme premier deuil36:10 â Traduire un imaginaire plus quâune langue : entre fidĂ©litĂ© et recrĂ©ation41:50 â La langue du rĂȘve et la multiplicitĂ© intĂ©rieure44:10 â Vers une Ă©criture multilingue : intrusion du sĂ©rĂšre et du wolof dans ses romans49:50 â HybriditĂ© et enracinement : ĂȘtre soi dans la relation, pas dans la tension54:40 â LâAventure ambiguĂ« et lâinitiation Ă lâidentitĂ© plurielle59:40 â Ătre enracinĂ© pour mieux sâouvrir : une racine mobile01:07:30 â PolĂ©mique autour de De purs hommes : sociĂ©tĂ©, violence et responsabilitĂ©01:14:30 â FraternitĂ© dans lâamour et dans la violence : la nĂ©gativitĂ© comme enjeu littĂ©raire et politique
Dans cet Ă©pisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des Ă©ditions Tasnim, pour une conversation rare et prĂ©cieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutĂŽt quâun simple message.NĂ© Ă Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversĂ©e par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mĂ©moire des "absents". TrĂšs tĂŽt, il est touchĂ© par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur lâuniversalitĂ© du sacrĂ©.Docteur en islamologie, spĂ©cialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, Ă©crit, publie, Ă©dite â mais toujours avec une intention claire : crĂ©er un espace dâhospitalitĂ© pour les textes spirituels, afin quâils puissent rĂ©sonner dans dâautres langues, dâautres cultures, dâautres cĆurs.Ensemble, nous parlons de lâĂ©go comme enfant intĂ©rieur, de la lenteur nĂ©cessaire Ă toute traduction la plus fidĂšle possible, du rĂŽle des librairies comme lieux dâinitiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongĂ©e subtile dans lâart de traduire, non comme une technique, mais comme une Ă©thique, une Ă©coute, un accueil.đ Liens utilesđ Ăditions Tasnim đ Site personnel de Tayeb Chouiref
đ Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du ProphĂšte- Travail et spiritualitĂ© en islam- Revivifier la spiritualitĂ© de lâislam- MoĂŻse et le cheminement spirituel- La mĂ©decine prophĂ©tique
Dans cet Ă©pisode, je reçois Tayeb Chouiref, islamologue, traducteur et cofondateur des Ă©ditions Tasnim, pour une conversation rare et prĂ©cieuse sur ce que signifie transmettre un monde plutĂŽt quâun simple message.NĂ© Ă Lille en 1972 dans une grande fratrie, Tayeb Chouiref grandit dans une maison traversĂ©e par les chants traditionnels, les plats du dimanche et la mĂ©moire des "absents". TrĂšs tĂŽt, il est touchĂ© par des textes qui bouleversent ses certitudes et ouvrent son regard sur lâuniversalitĂ© du sacrĂ©.Docteur en islamologie, spĂ©cialiste du soufisme et des sciences du hadith, il traduit, Ă©crit, publie, Ă©dite â mais toujours avec une intention claire : crĂ©er un espace dâhospitalitĂ© pour les textes spirituels, afin quâils puissent rĂ©sonner dans dâautres langues, dâautres cultures, dâautres cĆurs.Ensemble, nous parlons de lâĂ©go comme enfant intĂ©rieur, de la lenteur nĂ©cessaire Ă toute traduction la plus fidĂšle possible, du rĂŽle des librairies comme lieux dâinitiation, et de la langue coranique comme un appel au voyage.Une plongĂ©e subtile dans lâart de traduire, non comme une technique, mais comme une Ă©thique, une Ă©coute, un accueil.đ° Chapitrage (durĂ©e : 1:27:42)00:00 â Introduction & prĂ©sentation04:20 â Enfance, bruits et odeurs, hospitalitĂ© vĂ©cue09:45 â Une maison ouverte aux humains, aux non-humains, et aux absents13:30 â Lâenfance dans un imaginaire spirituel : rĂ©cits, priĂšres, intuitions18:40 â Les lectures qui bouleversent : Bible, soufisme, mystiques23:15 â Lâapprentissage de lâarabe comme retour aux sources25:33 â LâunitĂ© transcendante des religions de Fritjof Schuon : un livre fondateur30:50 â Le rĂŽle des librairies dans la quĂȘte de sens34:20 â La naissance des Ă©ditions Tasnim38:15 â LâhospitalitĂ© dans la tradition prophĂ©tique40:58 â Lâego selon Cheikh Al-âAlawi : lâenfant intĂ©rieur et le cheminement spirituel45:00 â Traduire comme un geste dâhospitalitĂ© : entre fidĂ©litĂ© et recrĂ©ation52:35 â Maurice Gloton, priĂšre et prĂ©sence dans la traduction57:05 â Traduire le Coran ? Intuitions, hĂ©sitations, espĂ©rances1:02:30 â La langue du Coran et lâimaginaire du nomadisme1:06:55 â Explorer les textes : un travail dâarchĂ©ologie spirituelle1:13:00 â Dans la fabrique de la traduction : gestes, lenteur, lumiĂšre1:21:20 â Lâintention, la sincĂ©ritĂ©, et la nĂ©cessitĂ© du silenceđ Liens utilesđ Ăditions Tasnim : https://www.tasnim.fr/đ Site personnel de Tayeb Chouiref : https://www.tayeb-chouiref.netđ Quelques ouvrages de Tayeb Chouiref :- Les enseignements spirituels du ProphĂšte- Travail et spiritualitĂ© en islam- Revivifier la spiritualitĂ© de lâislam- MoĂŻse et le cheminement spirituel- La mĂ©decine prophĂ©tique
Dans cet Ă©pisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les hĂ©ritages, ce que l'on choisit de transmettre Ă notre tour â et la maniĂšre dont la crĂ©ation peut devenir un acte de rĂ©ciprocitĂ©.
Au programme :
De lâaudiovisuel Ă la direction artistique : parcours dâun crĂ©atif discret mais dĂ©terminĂ© - souvent au bon moment, au bon endroit - entre Because Music, We Are Blind et les premiĂšres collaborations avec Nike
CrĂ©er de lâintĂ©rieur : son expĂ©rience chez Nike France, les dilemmes liĂ©s Ă la reprĂ©sentation, et les moyens subtils de faire passer des messages forts
Naissance de Dola : rencontre avec Fayçal Lazraq à Abidjan, envie commune de construire une marque sincÚre, enracinée, connectée à des récits pluriels
Le Giving Back comme boussole : faire Ă©merger de nouveaux talents, redonner ce quâon a reçu, crĂ©er des ponts entre scĂšnes, territoires et gĂ©nĂ©rations
La fĂȘte comme espace politique : retour sur les soirĂ©es â97% Africaâ et sur le rĂŽle des DJs dans la circulation des identitĂ©s diasporiques
CrĂ©er sans bruit : penser une marque comme un geste profond plutĂŽt quâun produit, et cultiver lâintention plutĂŽt que la dĂ©monstration
Un Ă©change tout en nuance sur lâhumilitĂ©, la transmission, et la responsabilitĂ© de celles et ceux qui ont eu la chance dâentrer dans le game â et choisissent de tenir la porte ouverte derriĂšre eux.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans cet Ă©pisode, je reçois Yannick Do, directeur artistique, DJ et cofondateur de la marque Dola, pour une conversation sur les hĂ©ritages, ce que l'on choisit de transmettre Ă notre tour â et la maniĂšre dont la crĂ©ation peut devenir un acte de rĂ©ciprocitĂ©.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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